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L'avocat d'Abdeslam réclame l'impartialité, jugement d'ici fin avril

| AFP | 621 | Aucun vote sur cette news
L'avocat belge de Salah Abdeslam, Sven Mary, parle à la presse à la sortie du tribunal à Bruxelles lors d'une suspension de séance le 8 février 2018
L'avocat belge de Salah Abdeslam, Sven Mary, parle à la presse à la sortie du tribunal à Bruxelles lors d'une suspension de séance le 8 février 2018 ( JOHN THYS / AFP )

"Jugez-le comme vous jugeriez Dupont!" L'avocat de Salah Abdeslam a demandé jeudi à la justice belge de rester impartiale et de se concentrer uniquement sur le dossier de la fusillade avec des policiers en mars 2016 pour lequel a comparu son client cette semaine à Bruxelles.

Le jugement sera rendu le 29 avril "au plus tard", mais sans doute avant, a affirmé Luc Hennart, président du tribunal de première instance francophone de Bruxelles, à l'issue de débats organisés sous haute sécurité.

Présent le premier jour lundi, le seul membre encore en vie des commandos jihadistes ayant frappé Paris le 13 novembre 2015 a ensuite refusé de comparaître jeudi, deuxième et dernier jour de l'audience. Malgré son absence, son avocat Sven Mary a maintenu sa plaidoirie jeudi par "respect" pour la justice et pour tenter de démonter l'accusation qui a réclamé 20 ans de prison.

"Ce dossier est pollué par tout ce que vous avez lu, vu, entendu (...) Je vous demande de juger Salah Abdeslam comme vous jugeriez Dupont", a-t-il lancé à la présidente du tribunal Marie-France Keutgen.

Peu avant 17H30 (16H30 GMT), cette dernière a clos les débats sans annoncer de date de prononcé du jugement. Avant la mise en délibéré, une nouvelle audience se tiendra le 29 mars, sans Abdeslam ni son coprévenu Sofiane Ayari, pour débattre de la recevabilité d'une association de victimes du terrorisme comme partie civile, a précisé Mme Keutgen.

- 'Un stoïcien'-

Alors que Salah Abdeslam avait défié ses juges lundi, disant placer sa confiance seulement en "Allah", Sven Mary l'a dépeint en "stoïcien qui accepte le sort qui est le sien". "Mais moi, ce sort, je peux l'impacter", a affirmé le pénaliste réputé pugnace.

Pour lui, son client n'est ni auteur ni "coauteur" --la thèse de l'accusation-- des tirs d'armes automatiques essuyés par des policiers lors d'une perquisition le 15 mars 2016 dans la commune bruxelloise de Forest.

Une même peine de vingt ans de prison, avec 13 ans de sûreté, soit le maximum pour les faits jugés, a été requise lundi par le parquet fédéral les deux prévenus.

Abdeslam, Français d'origine marocaine âgé de 28 ans, et Ayari, un Tunisien de 24 ans, doivent répondre de "tentative d'assassinat sur plusieurs policiers" et "port d'armes prohibées" dans "un contexte terroriste", une qualification vivement contestée par leurs avocats jeudi.

S'ils s'étaient comportés comme des terroristes, a soutenu un conseil d'Ayari, Me Isa Gultaslar, ils seraient morts en martyrs, "ce statut privilégié recherché par tous". "Eux, ce qu'ils voulaient ce n'est justement pas mourir, mais fuir", a-t-il affirmé.

Tandis que Sofiane Ayari se retrouvait seul face au tribunal, les yeux froncés, concentré à l'écoute de son interprète, Salah Abdeslam a été raillé pour son absence par les parties civiles jeudi matin.

-'Une histoire belgo-belge'-

"Son comportement et son opportunisme me fatiguent", a affirmé à l'audience Me Tom Bauwens, l'avocat de deux policiers des unités spéciales belges. "Ils sont musulmans quand ça les arrange, jihadistes quand ça les arrange", a-t-il ajouté.

Il a aussi évoqué les "lésions cérébrales" dont souffre un de ses clients, touché à l'oreille lors de la fusillade et qui a dû arrêter de travailler: "Il ne peut plus se promener sans le risque de tomber, c'est ça la réalité."

Le procès de Bruxelles n'est qu'un préambule à celui qui aura lieu à Paris pour les attentats du 13 novembre 2015 (130 morts). Mais il était très attendu car les deux prévenus sont tous deux impliqués dans ces attaques parisiennes ou leurs préparatifs.

Le 15 mars 2016, c'est lors d'une perquisition de routine dans un logement supposé vide --dans le cadre de l'enquête sur le 13 novembre-- que des policiers belges et français avaient été pris pour cibles rue du Dries, à Forest. Trois d'entre eux avaient été blessés, et un jihadiste algérien de 35 ans tué en couvrant la fuite d'Abdeslam et d'Ayari.

Les deux fuyards avaient été interpellés le 18 mars, à Molenbeek, une autre commune de Bruxelles, une arrestation considérée par les enquêteurs comme l'élément déclencheur des attentats dans la capitale belge (32 morts le 22 mars 2016).

Outre un jugement sur le fond, le tribunal devra se prononcer sur une requête en annulation de la procédure présentée jeudi par Me Mary, en raison d'un problème d'emploi du français à la place du néerlandais pour rédiger certains documents. "Une histoire belgo-belge", a reconnu l'avocat.

A la mi-journée, son client Salah Abdeslam a été reconduit à la prison de Fleury-Mérogis en région parisienne, après trois nuits dans celle de Vendin-le-Viel (nord de la France) où il a séjourné durant le procès.

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