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Trump furieux contre l'enquête russe qui s'accélère avec un grand jury

| AFP | 484 | 3 par 1 internautes
Donald Trump à Huntington, en Virginie occidentale, le 3 août 2017
Donald Trump à Huntington, en Virginie occidentale, le 3 août 2017 ( SAUL LOEB / AFP )

Donald Trump s'est déchaîné jeudi soir contre l'enquête sur l'ingérence présumée russe dans la présidentielle américaine de 2016, qui a franchi une étape vers de possibles poursuites pénales avec avec la constitution d'un grand jury, rapportée par les médias américains.

"L'histoire russe est une fabrication totale", a lancé Donald Trump lors d'un meeting devant une foule de ses partisans en Virginie Occidentale. "La raison pour laquelle les démocrates ne parlent que de cette histoire russe totalement inventée est qu'ils n'ont pas de message, pas d'agenda et pas de vision".

Selon le Wall Street Journal, ainsi que le Washington Post et le New York Times, le procureur spécial Robert Mueller, qui enquête sur les accusations d'ingérence russe durant la campagne présidentielle de 2016 et des soupçons de collusion entre l'équipe du candidat Trump et Moscou, a constitué un grand jury, ce qui pourrait déboucher sur des poursuites pénales à Washington.

Selon le WSJ, ce grand jury --une sorte de chambre d'instruction composée de citoyens qui délibèrent dans le secret du huis clos pour déterminer si les éléments présentés par le procureur peuvent donner lieu à une inculpation-- a été formé dans les "récentes semaines".

"Vous ne constituez pas un grand jury à moins que votre enquête ait mis en évidence assez d'éléments qui pour vous reflètent une violation d'au moins une disposition criminelle, sinon davantage", a commenté pour l'AFP Bradley Moss, avocat américain spécialisé dans les affaires de sécurité nationale.

- "Escalade significative" -

Pour lui, il s'agit d'une "escalade significative du processus" judiciaire dans l'affaire russe.

L'avocat du président Trump, Ty Cobb, a déclaré n'avoir pas connaissance de la constitution d'un grand jury, assurant que "la Maison Blanche est en faveur de tout ce qui peut accélérer la conclusion" de ce dossier et que l'exécutif "coopère pleinement" avec les services du procureur Mueller.

"L'ancien directeur du FBI James Comey a dit trois fois que le président n'est pas visé par l'enquête et nous n'avons aucune raison de croire que cela a changé", a pour sa part affirmé la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

James Comey avait été limogé en mai par M. Trump en raison de cette affaire russe dont il chapeautait le volet de l'enquête désormais dirigé par M. Mueller.

Le dollar reculait vendredi à Tokyo après ces informations, à 110,10 yens contre 110,70 la veille.

Le président américain a toujours catégoriquement nié toute collusion avec la Russie dans le cadre de la campagne présidentielle de 2016 et a qualifié l'affaire, qui empoisonne sa présidence, de "chasse aux sorcières". Mais il a été forcé de reconnaître que son fils aîné Donald Jr, son beau-fils Jared Kushner et le directeur de sa campagne Paul Manafort avaient rencontré une avocate russe liée au Kremlin pour obtenir des informations potentiellement compromettantes sur la démocrate Hillary Clinton.

Parallèlement, M. Mueller enquêterait sur les finances de M. Trump et ses associés, selon la chaîne CNN. Le président a publiquement prévenu le procureur spécial que cela constituerait le franchissement d'une ligne rouge, faisant craindre à nombre d'observateurs qu'il ne tente d'écarter Robert Mueller de cette enquête tentaculaire.

Deux sénateurs, le démocrate Chris Coons et le républicain Thom Tillis, ont présenté jeudi une proposition bi-partisane pour protéger M. Mueller en conditionnant son renvoi éventuel à un examen par la justice.

S'il était appelé à témoigner devant un grand jury, M. Trump ne serait pas le premier président à l'être. Bill Clinton avait ainsi dû fournir des détails de sa relation avec Monica Lewinsky.

Les accusations d'ingérence russe dans l'élection présidentielle ont figuré parmi les principales motivations des nouvelles sanctions contre Moscou adoptées à une majorité écrasante par les parlementaires américains.

Promulguées mercredi par M. Trump, elles ont suscité la colère de Moscou. "Nos relations avec la Russie sont à un plus bas historique et très dangereux", a tweeté jeudi Donald Trump qui se targuait pourtant lors de sa prise de fonctions en janvier de pouvoir réchauffer les relations avec le Kremlin.

Il a blâmé les parlementaires, lançant: "vous pouvez dire merci au Congrès, ces mêmes gens qui s'avèrent incapables de nous donner une couverture santé", a-t-il lancé.

Washington a toutefois estimé qu'une embellie restait possible alors que le secrétaire d'Etat Rex Tillerson doit rencontrer ce week-end aux Philippines son homologue russe Sergueï Lavrov, avec lequel il s'est entretenu au téléphone jeudi.

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