En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 425.90 PTS
+0.24 %
5 400.00
+0.12 %
SBF 120 PTS
4 298.74
+0.30 %
DAX PTS
11 788.41
+1.13 %
Dowjones PTS
25 931.80
+0.07 %
7 349.70
+0.32 %
1.135
+0.13 %

Les pollutions responsables d'un quart des morts et maladies dans le monde

| AFP | 158 | Aucun vote sur cette news
Une femme se protège de la pollution avec un masque à Pékin, en novembre 2018
Une femme se protège de la pollution avec un masque à Pékin, en novembre 2018 ( Nicolas ASFOURI / AFP/Archives )

Un quart des morts prématurées et des maladies à travers le monde sont liées aux pollutions et aux atteintes à l'environnement causées par l'Homme, a mis en garde l'ONU mercredi dans un rapport sur l'état de la planète.

Les émissions responsables de la pollution de l'air, les produits chimiques contaminant l'eau potable et la destruction accélérée des écosystèmes nécessaires à la survie de milliards de personnes causent une sorte d'épidémie mondiale qui entrave aussi l'économie, selon le texte.

Ce rapport sur l'environnement mondial (Global Environment Outlook, GEO), sur lequel ont travaillé 250 scientifiques de 70 pays pendant six ans, souligne également un fossé grandissant entre pays riches et pays pauvres: surconsommation, pollutions et gaspillage alimentaire au Nord précipitent famine, pauvreté et maladies au Sud.

Et alors que les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter, les dérèglements climatiques, comme les sécheresses ou les tempêtes, risquent de s'ajouter au fardeau de milliards de personnes.

Dans ce domaine, l'Accord de Paris de 2015 vise à limiter le réchauffement à +2°C, voire 1,5°C, par rapport à l'ère pré-industrielle.

Mais les impacts sanitaires des pollutions, de la déforestation et d'une chaine alimentaire industrialisée sont moins bien connus, et il n'existe aucun accord international sur l'environnement équivalent à celui de Paris sur le climat.

( Yasuyoshi CHIBA / AFP )

Le rapport GEO publié mercredi, qui utilise des centaines de sources de données pour calculer l'impact de l'environnement sur une centaine de maladies, compile une série d'urgences sanitaires liées aux pollutions de toutes sortes.

Des conditions environnementales "médiocres" sont responsables "d'environ 25% des morts et maladies mondiales", selon le texte, qui parle d'environ 9 millions de morts liées aux pollutions environnementales en 2015.

Faute d'accès à l'eau potable, 1,4 million de personnes meurent chaque année de maladies évitables comme des diarrhées ou des parasites liés à des eaux contaminées.

Les produits chimiques évacués en mer provoquent des effets négatifs sur la santé "potentiellement sur plusieurs générations", et 3,2 milliards de personnes vivent sur des terres dégradées par l'agriculture intensive ou la déforestation.

Le rapport estime aussi que la pollution de l'air cause 6 à 7 millions de morts prématurées chaque année.

Quant à l'utilisation débridée d'antibiotiques dans la production alimentaire, elle risque d'entraîner la naissance de bactéries super-résistantes qui pourraient devenir la première cause de morts prématurées d'ici le milieu du siècle.

9 millions de morts

"Des actions urgentes et d'une ampleur sans précédent sont nécessaires pour arrêter et inverser la situation", indique le résumé à l'attention des décideurs qui accompagne le rapport.

De la fumée s'échappe d'une centrale à Moscou
De la fumée s'échappe d'une centrale à Moscou ( Yuri KADOBNOV / AFP/Archives )

Sans une réorganisation de l'économie mondiale vers une production plus durable, le concept de croissance pourrait devenir vide de sens face aux morts et aux coûts des traitements, estiment les auteurs.

"Le message central est que si vous avez une planète en bonne santé, elle soutient non seulement la croissance mondiale mais aussi la vie des plus pauvres qui dépendent d'un air pur et d'une eau propre", indique à l'AFP Joyeeta Gupta, co-présidente du GEO.

"A l'inverse, un système en mauvaise santé cause des dégâts immenses aux vies humaines".

Le rapport note toutefois que la situation n'est pas irrémédiable, appelant notamment à la baisse des émissions de CO2 et de l'utilisation des pesticides.

Le gaspillage alimentaire pourrait également être réduit, alors que le monde jette aux ordures un tiers de la nourriture produite (56% dans les pays les plus riches).

"Tout le monde dit que d'ici 2050 nous devrons nourrir 10 milliards de personnes, mais cela ne veut pas dire que nous devons doubler la production", insiste Joyeeta Gupta, plaidant notamment pour une baisse de l'élevage.

Mais cela "entraînerait un changement des modes de vie", reconnaît-elle.

La publication de ce rapport pendant l'Assemblée générale du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) à Nairobi devrait alimenter le débat sur la question de la responsabilité des dommages causés à la Terre.

Selon des sources proches des négociations, certains pays riches, Etats-Unis en tête, menacent de ne pas "accueillir favorablement" le rapport, un mauvais signe dans l'espoir d'un éventuel futur accord sur la réduction des gaspillages, de la surconsommation et des pollutions.

Mais petits ou grands, les pays auront à s'adapter à la réalité de leur environnement, souligne Gupta. "Si on regarde l'eau douce, c'est plus ou moins (un volume) fixe", note-t-elle par exemple. "Vous devrez finir par partager. C'est un discours que beaucoup de pays développés n'aiment pas".

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 15 avril 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/03/2019

Le chiffre d'affaires 2018 d'Akka s'élève à 1...

Publié le 19/03/2019

Air Liquide a annoncé la finalisation par Airgas de l’acquisition de TA Corporate Holdings, Inc. (Tech Air), un important distributeur indépendant de gaz industriels et de fournitures de soudage…

Publié le 19/03/2019

Pour ses collaborateurs en France et à l'international

Publié le 19/03/2019

JCDecaux a entamé le déploiement de son mobilier urbain intelligent et digital dans 34 villes des Hauts-de-Seine (population de près d'1,6 million...

Publié le 19/03/2019

HERMESLe groupe de luxe publiera (avant Bourse) ses résultats annuels.TRANSGENELa biotech française publiera ses résultats annuelssource : AOF