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Les Palestiniens outrés par les menaces de Trump de couper l'aide américaine

| AFP | 582 | 5 par 1 internautes
Le président américain Donald Trump lors d'une rencontre avec son cabinet à la Maison Blanche à Washington, DC le 20 décembre 2017
Le président américain Donald Trump lors d'une rencontre avec son cabinet à la Maison Blanche à Washington, DC le 20 décembre 2017 ( SAUL LOEB / AFP )

Les Palestiniens étaient outrés mercredi par la menace du président américain Donald Trump de leur couper les vivres pour sanctionner leur refus de négocier avec Israël après la décision de Washington sur Jérusalem.

En 2016, les Etats-Unis ont versé 319 millions de dollars (264 millions d'euros) d'aide aux Palestiniens via leur agence de développement (USAID), selon des chiffres disponibles sur le site de l'agence. Ces subsides sont vitaux pour l'Autorité palestinienne, dont le budget est lourdement dépendant de l'aide internationale.

Malgré cette situation, le porte-parole de la présidence palestinienne a assuré mercredi que Jérusalem n'était "pas à vendre".

"Jérusalem est la capitale éternelle de l'Etat de Palestine et n'est pas à vendre pour de l'or ou des milliards", a affirmé à l'AFP Nabil Abou Roudeina.

La décision le 6 décembre du président Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël avait provoqué la colère des Palestiniens, qui veulent faire de Jérusalem-est annexée par Israël la capitale de l'Etat auxquels ils aspirent.

"Nous ne sommes pas opposés à reprendre des négociations, mais elles doivent être fondées sur le droit international et les résolutions (de l'ONU) qui ont reconnu un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-est comme capitale", a insisté le porte-parole.

"Nous ne céderons pas au chantage", a également affirmé Hanan Ashrawi, une responsable de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP).

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a lui aussi dénoncé "un chantage politique minable qui reflète la conduite barbare et immorale américaine".

- Israël satisfait -

Mardi, dans l'un de ses nombreux tweets, Donald Trump avait affirmé: "Nous payons les Palestiniens DES CENTAINES DE MILLIONS DE DOLLARS par an sans reconnaissance ou respect" de leur part. "Puisque les Palestiniens ne sont plus disposés à parler de paix, pourquoi devrions-nous leur verser des paiements massifs à l'avenir?"

Aux 319 millions de dollars d'aide aux Palestiniens via USAID s'ajoutent 304 millions de dollars d'assistance versés par Washington aux programmes de l'ONU dans les Territoires palestiniens. Donald Trump n'a pas précisé à quelles aides il faisait spécifiquement référence dans son tweet.

De leur côté, deux ministres israéliens se sont félicités des propos du président américain.

"Nous avons affaire à un président qui dit ce qu'il pense de façon claire et nette", a affirmé à la radio militaire Miri Regev, ministre de la Culture et des Sports.

"On ne peut pas d'un côté obtenir 300 millions de dollars d'aide américaine et en même temps fermer la porte à des négociations", a poursuivi cette proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le ministre de l'Education Naftali Bennett, du parti nationaliste Foyer juif, a lui félicité M. Trump "qui ne craint pas de dire la vérité même quand elle n'est pas populaire".

"La vérité est que les Etats-Unis n'ont pas de raisons de financer ceux qui agissent contre leurs intérêts", a déclaré M. Bennett dans un communiqué.

- Espoirs douchés -

Les Etats-Unis avaient menacé de prendre des mesures de rétorsion après un vote à l'Assemblée générale de l'ONU, le mois dernier, condamnant la reconnaissance par Washington de Jérusalem comme capitale d'Israël.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump s'est targué de pouvoir obtenir un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens, un dossier sur lequel tous ses prédécesseurs ont échoué.

Une photographie fournie par la présidence palestinienne montre Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien, à son bureau à Ramallah en Cisjordanie le 24 octobre 2010
Une photographie fournie par la présidence palestinienne montre Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien, à son bureau à Ramallah en Cisjordanie le 24 octobre 2010 ( Thaer Ghanem / PPO/AFP/Archives )

Les espoirs d'une solution à deux Etats ont encore été douchés mardi lorsque le Parlement israélien a adopté un projet de loi visant à compliquer le passage sous souveraineté palestinienne de certaines zones de Jérusalem dans le cadre d'un futur accord de paix. "Une déclaration de guerre" pour le président palestinien Mahmoud Abbas.

Jérusalem, avec ses lieux saints juifs, chrétiens et musulmans, est un sujet passionnel. Depuis la création d'Israël en 1948, la communauté internationale considère que son "statut" doit être négocié entre Israéliens et Palestiniens.

Après l'annexion de Jérusalem-Est, partie palestinienne de la cité, Israël a proclamé toute la ville comme sa capitale "éternelle et indivisible". L'ONU n'a jamais reconnu cette annexion.

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