En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ browserName + ' ' + browserVersion }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 339.76 PTS
-0.88 %
5 335.50
-0.93 %
SBF 120 PTS
4 282.04
-0.83 %
DAX PTS
12 396.74
-1.45 %
Dowjones PTS
24 580.89
+0.49 %
7 197.51
+0.00 %
Nikkei PTS
22 338.15
-0.79 %

Les "kei cars", ces cocasses mini-voitures japonaises

| AFP | 314 | 3 par 1 internautes
Les
Les "kei cars" sont nées dans le Japon d'après-guerre, sous l'impulsion d'un gouvernement désireux de promouvoir la motorisation d'un pays laissé exsangue par le second conflit mondial. ( Toshifumi KITAMURA / AFP )

"Daisuki desu!": Yoko Kojima, 75 ans, conduit une mini-voiture depuis plus de 30 ans et elle "l'adore". Tous les matins, elle prend place au volant de son véhicule de forme quasi cubique, facile à garer et à manier dans le trafic tokyoïte.

Dépourvue de séparation entre les portières avant et arrière, ce qui offre la sensation d'un large habitacle très accessible, sa Tanto, modèle vedette du constructeur japonais Daihatsu, est idéale pour transporter les fleurs qu'elle achète au marché et les livrer à ses clients.

Les "kei cars" répondent à des critères bien spécifiques, fixés par la loi, qui leur donnent souvent une allure cocasse: un moteur de cylindrée inférieure ou égale à 660 cm3, une largeur maximale de 1,48 m pour 2 m de haut et 3,4 m de long.

Elles sont nées dans le Japon d'après-guerre, sous l'impulsion d'un gouvernement désireux de promouvoir la motorisation d'un pays laissé exsangue par le second conflit mondial.

La législation a évolué au fil des ans, mais le succès, lui, s'est conforté grâce à un coût de revient bien moins élevé que celui des automobiles classiques. Outre un prix inférieur (environ 1,3 million de yens ou 10.000 euros, contre au moins 2 millions de yens pour les modèles traditionnels), l'utilisateur y gagne sur la consommation de carburant, l'assurance et un régime fiscal plus attractif.

- Ventes fluctuantes -

Reconnaissables à leur plaque d'immatriculation jaune, les "kei jidosha" (véhicules légers) représentent 35 à 40% du marché japonais, avec 1,72 million d'unités écoulées en 2016.

En général deuxième ou même troisième voiture de la famille, ces mini automobiles sont particulièrement prisées des femmes, et on en voit beaucoup dans les zones rurales. "Au Japon, 80% des routes sont très étroites (3,8 mètres de large seulement), donc conduire une mini-voiture fait vraiment sens", soulignent Osamu Matsuki et Kota Nakaoji, porte-parole de Daihatsu, groupe qui domine le marché avec Suzuki.

Honda est lui aussi présent sur ce créneau avec sa N-Box, au look de mini-fourgonnette se déclinant en multiples couleurs, modèle qui se vend le mieux actuellement dans l'archipel et dont une nouvelle version est sortie vendredi.

Tous les styles existent, de l'emblématique Subaru 360 (ressemblant à la Coccinelle de Volkswagen), qui a fait figure de pionnière en 1958, à la classique Suzuki Alto qui a fait décoller le marché en 1979, sans oublier les séduisants roadsters Suzuki Cappucino et Honda Beat des années 1990.

Bien que difficilement exportables du fait de leur faible puissance, de leur taille miniature et d'un équilibre précaire en cas de collision, la popularité des
Bien que difficilement exportables du fait de leur faible puissance, de leur taille miniature et d'un équilibre précaire en cas de collision, la popularité des "kei cars" ne s'est pas démentie au Japon ( Toshifumi KITAMURA / AFP )

Bien que difficilement exportables du fait de leur faible puissance, de leur taille miniature et d'un équilibre précaire en cas de collision, leur popularité ne s'est pas démentie au Japon, même si les derniers temps ont été plus durs.

Après l'année record de 2014 (2,27 millions d'unités), les ventes ont fortement chuté depuis, conséquence d'une hausse de la taxe annuelle à payer. Un scandale chez Mitsubishi Motors a aussi affecté la production.

- De ringarde à tendance -

Un redressement se profile en 2017, mais ensuite les perspectives sont très mitigées "dans un Japon vieillissant, où les campagnes se dépeuplent", pronostique Yoshiaki Kawano, analyste au sein du cabinet d'études IHS Markit.

Pour autant, les mini-voitures "ne vont pas disparaître du paysage", juge Asako Hoshino, chargée du marché japonais chez Nissan qui propose la Dayz dans cette gamme.

Les grands constructeurs regardent plus loin: le partenaire du français Renault a ainsi pris l'an dernier le contrôle du spécialiste Mitsubishi Motors, tandis que Toyota s'est emparé de l'intégralité de Daihatsu, avec la volonté d'utiliser son savoir-faire technologique dans les pays émergents d'Asie.

"Il y a 20 ans, la voiture était un symbole de réussite, mais aujourd'hui ce n'est pas nécessairement vrai. La tendance est à la réduction de la taille", observe Mme Hoshino.

Une voiture Tanto chez un concessionnaire Daihatsu à Tokyo, le 20 juin 2017
Une voiture Tanto chez un concessionnaire Daihatsu à Tokyo, le 20 juin 2017 ( Toshifumi KITAMURA / AFP )

D'autant que les petites automobiles ont su se faire plus fantaisistes et sophistiquées pour attirer le chaland. "Il y a 10 ans, les fonctions étaient très limitées, elles avaient une image ringarde. Les gens les achetaient pour leur prix, sans conviction, mais désormais ils les achètent plus par choix", estime Abe Shuhei, qui travaille au département de planification des ventes chez Daihatsu. "Parce qu'elles sont aujourd'hui à la fois économes en énergie, sûres et stylées".

La charmante Mme Kojima a d'ailleurs pris soin de sélectionner un modèle doté de technologies de sécurité avancées. "Il y a tellement d'accidents de voitures impliquant des personnes âgées", souffle-t-elle.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 3
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 25/06/2018

Après le gros mouvement spéculatif de vendredi dernier...

Publié le 25/06/2018

Michelin a annoncé une réduction de capital par annulation de 648...

Publié le 25/06/2018

General Electric serait sur le point de conclure la cession de ses activités de moteurs industriels au groupe de capital-investissement Advent International, a révélé hier le Wall Street Journal.…

Publié le 25/06/2018

INFORMATION PRESSE Clermont-Ferrand, le 25 juin 2018       COMPAGNIE GENERALE DES ETABLISSEMENTS MICHELIN         REDUCTION DU CAPITAL Annulation de 648 231 actions en…

Publié le 25/06/2018

Le titre a enfoncé la zone de support des 66.6 euros qui soutenait les cours depuis avril dernier. Du côté des indicateurs techniques, les moyennes mobiles à 20 et 50 séances sont sur le point…