5 379.54 PTS
+0.50 %
5 377.00
+0.56 %
SBF 120 PTS
4 281.93
+0.49 %
DAX PTS
13 008.55
-0.05 %
Dowjones PTS
23 526.18
-0.27 %
6 386.12
+0.12 %
Nikkei PTS
22 523.15
-
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Législatives au Japon: vers une large victoire du Premier ministre

| AFP | 154 | Aucun vote sur cette news
Combo du Premier ministre japonnais  Shinzo Abe et la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike réalisé le 19 octobre 2017
Combo du Premier ministre japonnais Shinzo Abe et la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike réalisé le 19 octobre 2017 ( JOHN THYS, BEHROUZ MEHRI / AFP )

Le chef du gouvernement japonais Shinzo Abe semble en passe de gagner haut la main dimanche son pari, en s'assurant un nouveau mandat à la tête de la troisième économie du monde lors de législatives anticipées qu'il a lui-même provoquées.

Les derniers sondages donnent une large victoire au Parti libéral démocrate (PLD) du Premier ministre nationaliste, à l'issue d'une brève campagne dominée par les questions économiques et par la menace de la Corée du Nord, qui parle de faire "couler" dans l'océan l'archipel au-dessus duquel elle a déjà fait voler des missiles.

La victoire permettrait à M. Abe de rester Premier ministre jusqu'en 2021, s'il emporte la présidence du PLD l'été prochain.

Pris dans des scandales de favoritisme qui ont pesé sur sa cote de popularité, affaibli par une défaite historique de son parti à l'assemblée de la ville de Tokyo en juillet face à une formation de la charismatique gouverneure de la mégapole, Yuriko Koike, M. Abe, 63 ans, a joué fin septembre la carte de la dissolution de la chambre basse plus d'un an avant le scrutin prévu.

Il prenait ainsi de court une opposition morcelée et faible pour tenter de faire peau neuve, et offrir un frais soutien à sa fermeté affichée vis-à-vis de la Corée du Nord et à sa politique de relance économique ("abenomics").

- 'Navire sans capitaine' -

Mais le coup de théâtre est venu de Mme Koike qui, quelques heures avant l'annonce officielle des législatives anticipées, a déclaré qu'elle prenait la tête d'un nouveau mouvement politique, le Parti de l'espoir.

Le parlement japonais
Le parlement japonais ( Laurence CHU / AFP )

Cette femme de droite de 65 ans, ex-vedette de la télévision au sens aigu de la communication, ancienne ministre de M. Abe et elle aussi nationaliste, a ainsi, l'espace de quelques semaines, réveillé une scène politique japonaise léthargique et précipité une recomposition du paysage politique.

Le principal parti d'opposition, le Parti démocrate, s'est défait. Un grand nombre de ses membres s'est dirigé vers le Parti de l'espoir, tandis qu'un ex-ténor, Yukio Edano, défenseur de son aile gauche, créait le Parti démocrate constitutionnel du Japon.

Des partisans du Premier ministre japonais Shinzo Abe à Saitama au Japon, le 18 octobre 2017
Des partisans du Premier ministre japonais Shinzo Abe à Saitama au Japon, le 18 octobre 2017 ( Behrouz MEHRI / AFP )

Mais, après des sondages favorables, Mme Koike a perdu de son élan, les électeurs se sentant déroutés par sa décision de ne pas se présenter, ce qui lui enlève toute chance de devenir cheffe du gouvernement. La Constitution japonaise impose en effet que le Premier ministre soit choisi parmi les députés ou sénateurs.

"Tout parti, pour être crédible, doit avoir un candidat au poste de Premier ministre. Ce devait être elle. Or elle a reculé et l'on a un navire soudain sans capitaine", a commenté Michael Cucek, professeur à l'Université Temple de Tokyo, spécialiste de la politique japonaise.

Il lui est reproché aussi de ne pas présenter de programme très concret différent de celui du PLD, au pouvoir de façon quasi ininterrompue depuis 1955.

- Réviser la Constitution pacifiste? -

Face au vieillissement de la population, à la déflation qui mine l'économie depuis deux décennies et à une croissance poussive, M. Abe vante ses abenomics faits de largesses budgétaires et d'une politique monétaire consistant à alimenter le marché en liquidités.

Des partisans de la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike à Saitama au Japon, le 18 octobre 2017
Des partisans de la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike à Saitama au Japon, le 18 octobre 2017 ( Behrouz MEHRI / AFP )

Ces mesures visent à juguler la tendance au recul des prix qui ralentit l'activité des entreprises et des consommateurs, tentés de reporter investissements et dépenses dans l'attente de nouvelles baisses de prix.

Le pays connaît actuellement sa plus longue période de croissance consécutive en dix ans. Cependant, le taux de chômage très bas masque une précarisation grandissante.

Mme Koike a opposé au chef du gouvernement ce qu'elle a appelé en clin d’œil les "yurinomics", lui reprochant de ne pas mener de front des réformes structurelles et promettant de geler un projet de hausse de deux points de la TVA, à 10%. Elle se distingue aussi par sa volonté de mettre fin au nucléaire après le traumatisme de l'accident de la centrale de Fukushima en 2011.

Elle est comme M. Abe favorable à un amendement de la Constitution pacifiste, dictée en 1947 par les États-Unis après la reddition du Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale et dont l'article 9 consacre la renonciation "à jamais" à la guerre.

Selon les derniers sondages, le PLD n'obtiendrait pas moins de 300 sièges à lui seul et la coalition avec son allié Komeito garderait une majorité des deux tiers, nécessaire pour convoquer un référendum proposant des changements dans la loi fondamentale.

Une centaine de millions d'électeurs doivent renouveler les 465 sièges de l'assemblée (10 de moins que la précédente). Les bureaux de vote ouvriront à 07H00 (22H00 GMT samedi) et fermeront à 20H00 (11H00 GMT dimanche). Une partie aura déjà voté avant dimanche.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 30 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/11/2017

ABC arbitrage Distribution novembre 2017       Le groupe ABC arbitrage procède à la distribution d'un montant de 0,20EUR par action ordinaire conformément aux décisions…

Publié le 23/11/2017

Information mensuelle relative au nombre total de droits de vote et d'actions composant le capital social Article 223-16 du Règlement Généralde l'Autorité des Marchés…

Publié le 23/11/2017

Par arrêté du ministre de l'économie et des finances en date du 13 novembre 2017, Auplata, 1er producteur d'or français coté en Bourse, s'est vu octroyer, par l'intermédiaire de sa filiale…

Publié le 23/11/2017

Ce succès confirme la forte capacité d'innovation et d'industrialisation des deux groupes Keopsys et Quantel réunis

Publié le 23/11/2017

Keopsys, un spécialiste de la technologie laser, a annoncé la signature d'un contrat de 6 millions d'euros sur une durée de 12 ans avec un acteur majeur de la Défense Française, pour un système…

CONTENUS SPONSORISÉS