En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 806.20 PTS
+1.35 %
4 793.0
+1.24 %
SBF 120 PTS
3 820.27
+1.34 %
DAX PTS
10 780.51
+1.49 %
Dowjones PTS
24 356.55
-0.27 %
6 706.81
+0.36 %
1.131
-0.32 %

Le vote à l'ONU pour un cessez-le-feu en Syrie repoussé à samedi

| AFP | 222 | Aucun vote sur cette news
Un enfant syrien au milieu des destructions dans la localité de Hammouriyé dans la Gouta orientale, le 22 février 2018
Un enfant syrien au milieu des destructions dans la localité de Hammouriyé dans la Gouta orientale, le 22 février 2018 ( ABDULMONAM EASSA / AFP )

Les avions du régime syrien ont déversé vendredi, pour le sixième jour consécutif, leurs bombes sur le fief rebelle de la Ghouta orientale, alors qu'au Conseil de sécurité de l'ONU le vote tant attendu sur une trêve d'un mois a été repoussé à samedi.

Depuis dimanche, 468 civils, dont 108 enfants, ont péri selon une ONG dans de violents raids aériens et tirs d'artillerie incessants menés par l'armée du président Bachar al-Assad contre cette enclave assiégée près de Damas.

Prévu ce vendredi, le vote au Conseil de sécurité a été repoussé à plusieurs reprises, avant d'être finalement décalé à samedi, à 17H00 GMT. Les négociations se poursuivent pour éviter un veto de la Russie, allié indéfectible du régime syrien, et un nouveau texte de résolution prévoyant un cessez-le-feu immédiat, sans les 72 heures de délai initialement envisagées, a été finalement mis au point. Mais il ne pourra pas être soumis au vote avant samedi.

Faisant fi des appels internationaux, le régime de Damas a de nouveau bombardé la Ghouta orientale, à coups de bombes, de barils d'explosifs et d'obus, faisant vendredi 38 morts dont 11 enfants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Cette campagne aérienne est d'une rare intensité, même pour un pays ravagé depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 340.000 morts. Elle est le prélude à une offensive terrestre de l'armée pour reprendre la Ghouta selon un média proche du pouvoir et l'OSDH.

A Douma, principale ville du fief rebelle, des habitants se sont aventurés dans les rues pour acheter à manger pour leurs familles terrées dans les sous-sols, ou s'enquérir de la santé de proches, selon un correspondant de l'AFP. Mais ils ont dû courir à la recherche d'un abri après de nouveaux tirs de roquettes.

Dans un hôpital de la ville, les secouristes ont transporté un jeune garçon, blessé à l'oeil, le visage couvert de sang. "Est-ce que je vais voir à nouveau?" demande-t-il au médecin.

- 'Cesser le massacre' -

Soumis à un siège asphyxiant depuis 2013 par les forces du régime, les quelque 400.000 habitants de la Ghouta subissent au quotidien pénuries de nourriture et de médicaments.

Des secourites aident un homme sur le site d'un bombardement du régime à Douma, ville du fief rebelle de la Ghouta orientale près de Damas, le 22 février 2018
Des secourites aident un homme sur le site d'un bombardement du régime à Douma, ville du fief rebelle de la Ghouta orientale près de Damas, le 22 février 2018 ( Hamza AL-AJWEH / AFP )

Le projet de résolution en discussion au Conseil de sécurité réclame un cessez-le-feu de 30 jours dans toute la Syrie, destiné notamment à distribuer de l'aide humanitaire et permettre des évacuations médicales dans la Ghouta orientale.

Désormais, les discussions porteraient notamment sur les "garanties" réclamées par Moscou sur le respect d'un cessez-le-feu par les groupes rebelles, dont ceux de la Ghouta orientale.

L'exclusion des groupes jihadistes Etat islamique (EI) et Al-Qaïda d'un cessez-le-feu est maintenue. A la demande de Moscou, cette exclusion concerne aussi désormais "d'autres individus, groupes, entités associées avec Al-Qaïda et l'EI, ainsi que d'autres groupes terroristes désignés par le Conseil de sécurité".

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont demandé au président russe Vladimir Poutine d'approuver le projet de résolution.

"Ce que la Russie, l'Iran et la Syrie ont fait récemment est une honte humanitaire", a pour sa part martelé le président américain Donald Trump.

Mais cette effervescence diplomatique est loin de convaincre sur place.

"L'ONU se dit préoccupée et demande un cessez-le-feu mais au final ils ne nous ont rien apportés", lâche Abou Moustafa, un habitant de Douma. "Au quotidien, il y a des frappes, des destructions, c'est à faire pleurer les pierres, chaque jour quelqu'un perd un proche".

Selon l'OSDH, l'aviation de la Russie, qui aide militairement le régime dans le conflit, participe aux frappes sur la Ghouta, ce que Moscou dément.

La Ghouta est le dernier bastion des rebelles aux portes de Damas, d'où les combattants tirent régulièrement des obus sur la capitale, fief du régime. Ces bombardements ont fait près d'une vingtaine de morts depuis dimanche.

Vendredi, un hôpital de Damas a été touché par des bombardements rebelles, causant des dommages, selon l'agence officielle Sana.

- 'Nouvel Alep' -

Le scénario qui se déroule dans la Ghouta n'est pas sans rappeler ce qui s'est passé dans plusieurs fiefs rebelles, dont la ville d'Alep en 2016, écrasée par des bombardements et un siège asphyxiant pour forcer les combattants antirégime à déposer les armes.

Les principaux groupes rebelles contrôlant la Ghouta orientale, Jaich al-Islam et Faylaq al-Rahmane ont rejeté toute évacuation de civils et de combattants.

Jeudi, le représentant syrien à l'ONU, Bachar Jaafari, a réitéré la détermination du régime à reconquérir l'ensemble du territoire, y compris la Ghouta. "Oui la Ghouta orientale deviendra un nouvel Alep".

Dans la veine du film
Dans la veine du film "Three Billboards Outside Ebbing, Missouri" des panneaux s'affichent autour du siège des Nations Unies à New York avant un vote du Conseil de sécurité sur la Syrie, le 22 février 2018 ( TIMOTHY A. CLARY / AFP )

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques pro-démocratie, le conflit en Syrie qui a opposé d'abord les rebelles au régime, s'est complexifié avec l'implication de groupes jihadistes et de puissances étrangères.

Grâce à l'appui militaire de Moscou, le régime qui était en mauvaise posture a renversé la donne en multipliant les victoires face aux rebelles et aux jihadistes, jusqu'à reprendre le contrôle de plus de la moitié du territoire.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 11/12/2018

Marine Le Pen et Louis Alliot à l'hôtel Matignon, le 3 décembre 2018 à Paris ( JACQUES DEMARTHON / AFP/Archives )Marine Le Pen n'a pas donné de consigne pour samedi aux "gilets jaunes", dont…

Publié le 11/12/2018

Le secrétaire américain à l'Energie, Rick Perry, lors d'une conférence de presse tenue en marge d'un sommet organisé à Bagdad par la chambre de Commerce américaine, le 11 décembre 2018 (…

Publié le 11/12/2018

La chancelière allemande Angela Merkel et la Première ministre britannique Theresa May, le 11 décembre 2018 à Berlin ( Odd ANDERSEN / AFP )Partie chercher mardi des concessions sur l'accord…

Publié le 11/12/2018

Une installation artistique, avec des silhouettes de migrants, à la Conférence de Marrakech ayant mené à l'adoption du Pacte sur les Migrations, le 11 décembre 2018 ( FADEL SENNA / AFP )Le…

Publié le 11/12/2018

GL Events a obtenu la gestion de l'activité événementielle de Saint-Etienne et Caen. Ainsi, dans l'agglomération de Saint-Etienne, le groupe devra gérer 3 sites événementiels à compter du 1er…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 11/12/2018

Conformément à la réglementation applicable, DERICHEBOURG déclare avoir effectué les opérations d'achat d'actions suivantes dans les conditions de l'article 5 §2 du…

Publié le 11/12/2018

DÉCLARATION DE TRANSACTIONS SUR ACTIONS PROPRES RÉALISÉES LES 4 ET 5 DECEMBRE 2018   Présentation agrégée par jour et par marché   Nom…

Publié le 11/12/2018

    Communiqué de presse Villepinte, le 11 décembre2018       DECLARATION RELATIVE AU NOMBRE DE DROITS DE VOTE ET D'ACTIONS COMPOSANT LE CAPITAL DE LA…

Publié le 11/12/2018

Les ambitions du plan de transformation et de croissance durable du Groupe Bel, engagé depuis 2015, et visant à soutenir la croissance de ses marques à l'international et son développement sur le…

Publié le 11/12/2018

A périmètre comparable, la hausse du chiffre d'affaires 2017-2018 est de 5,1%