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Le Premier ministre libanais démissionnaire va venir en France selon un ministre

| AFP | 446 | Aucun vote sur cette news
Le président français Emmanuel Macron (D) serre la main de Saad Hariri, le Premier ministre aujourd'hui démissionnaire, lors d'une visite à Paris le 1er septembre 2017
Le président français Emmanuel Macron (D) serre la main de Saad Hariri, le Premier ministre aujourd'hui démissionnaire, lors d'une visite à Paris le 1er septembre 2017 ( ludovic MARIN / AFP/Archives )

Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri va venir en France, a déclaré jeudi à Ryad le chef de la diplomatie française, après que Beyrouth a accusé le royaume saoudien de le détenir.

Le 4 novembre et à la surprise générale, M. Hariri a annoncé depuis la capitale saoudienne sa démission en accusant l'Iran et son allié libanais, le Hezbollah, de "mainmise" sur le Liban, et en disant craindre pour sa vie.

Après près de deux semaines d'informations contradictoires notamment sur la liberté de mouvement de ce "protégé" de l'Arabie saoudite, le président libanais Michel Aoun a affirmé mercredi que le Liban le considérait "en captivité et détenu" à Ryad.

La France, qui cherche à trouver une issue à la crise, a créé la surprise mercredi en annonçant que M. Hariri "devrait arriver en France dans les prochains jours", à l'invitation du président Emmanuel Macron.

"M. Hariri a accepté l'invitation du président de la République à se rendre en France", a dit le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à des journalistes, dont l'AFP, après des entretiens dans la capitale saoudienne.

"Il va venir en France" et le prince héritier Mohammed ben Salmane, l'homme fort d'Arabie saoudite, "en a été informé", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la date de sa venue, le ministre français a dit sans autre précision: "l'agenda de M. Hariri appartient à M. Hariri".

Après des entretiens mercredi soir après son arrivée à Ryad avec le prince ben Salmane, fils du roi, M. Le Drian a été reçu jeudi par le roi Salmane.

Il devrait s'entretenir jeudi après-midi avec M. Hariri dans la villa où celui-ci réside avec sa famille à Ryad.

Confirmant l'intention de M. Hariri de se rendre en France, M. Aoun a affirmé sur Twitter qu'il "attendra" le "retour" de Hariri de Paris pour dire s'il acceptait ou pas sa démission.

- 'En captivité' -

M. Hariri a annoncé sa démission un an après être parvenu à former un gouvernement avec le Hezbollah proiranien dans un pays aux fragiles équilibres.

Son annonce a pris de court la classe politique libanaise et fait craindre une escalade des tensions entre les rivaux saoudien et iranien dans la région.

Une photo obtenue du palais royal montre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (D) recevant le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à Ryad le 15 novembre 2017
Une photo obtenue du palais royal montre le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (D) recevant le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à Ryad le 15 novembre 2017 ( BANDAR AL-JALOUD / Saudi Royal Palace/AFP )

Même si M. Hariri a assuré être "libre" et prêt à rentrer dans son pays "dans les prochains jours", M. Aoun a indiqué mercredi que "Rien ne justifie que M. Hariri ne revienne pas après 12 jours".

"Nous le considérons donc comme en captivité et détenu, ce qui est contraire à la convention de Vienne" régissant les rapports diplomatiques entre pays, a-t-il dit selon la présidence libanaise.

"Il ne s'agit pas d'une démission mais d'une agression contre le Liban, son indépendance et sa dignité" a-t-il renchéri, estimant que "le Premier ministre bénéficie d'une immunité diplomatique" conformément à cette convention.

Le président libanais avait été élu en 2016 grâce au soutien massif du puissant Hezbollah, allié de l'Iran chiite, grand rival régional de l'Arabie saoudite sunnite.

M. Hariri, un protégé de Ryad, avait ensuite formé son gouvernement avec le Hezbollah à la suite d'un compromis.

- Bras de fer -

Face à l'émotion dans son pays à la suite de sa démission annoncée depuis l'étranger, il a affirmé dans une interview dimanche qu'il était "libre".

"Je veux répéter et assurer que je vais très très bien", a encore tweeté mercredi M. Hariri, dans une réponse apparente aux déclarations de M. Aoun. "Je vais revenir si Dieu veut à mon cher Liban comme je vous ai promis. Vous verrez".

Des Libanais regardent une interview télévisée du Premier ministre démissionnaire Saad Hariri à un café de Beyrouth, le 12 novembre 2017
Des Libanais regardent une interview télévisée du Premier ministre démissionnaire Saad Hariri à un café de Beyrouth, le 12 novembre 2017 ( ANWAR AMRO / AFP/Archives )

La démission de M. Hariri a été immédiatement perçue comme un nouveau bras de fer entre l'Arabie saoudite et l'Iran, les deux poids lourds de la région.

Mais son annonce a aussi coïncidé avec une purge sans précédent contre la "corruption" en Arabie saoudite, qui a visé des princes, des ministres et des hommes d'affaires.

Outre sa nationalité libanaise, M. Hariri, 47 ans, possède également un passeport saoudien et il a des intérêts d'affaires en Arabie saoudite où il est né.

En septembre, M. Hariri s'était engagé auprès de M. Macron à régler les arriérés de salaires des ex-employés français de Saudi Oger, le groupe de BTP saoudien dont il est l'actionnaire principal et qui a connu de graves difficultés depuis 2016, selon les avocats de ces employés.

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