En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 892.43 PTS
+1.79 %
4 876.5
+1.64 %
SBF 120 PTS
3 880.56
+1.58 %
DAX PTS
10 891.79
+1.03 %
Dowjones PTS
24 370.24
-0.22 %
6 704.24
+0.00 %
1.133
+0.14 %

L'Ukraine évoque la "menace d'une guerre totale" avec la Russie

| AFP | 396 | 1 par 1 internautes
Un soldat ukrainien patrouille à bord du navire militaire
Un soldat ukrainien patrouille à bord du navire militaire "Dondass", dans le port de Marioupol, le 27 novembre 2018 ( Sega VOLSKII / AFP )

Le président ukrainien Petro Porochenko a évoqué la "menace d'une guerre totale" avec la Russie qui a selon lui "augmenté drastiquement" sa présence militaire à la frontière, dramatisant encore la situation déjà tendue depuis la capture de navires ukrainiens en mer Noire.

Haussant le ton face à Vladimir Poutine, Donald Trump a, lui, menacé d'annuler sa rencontre prévue en fin de semaine avec son homologue russe au sommet du G20 en Argentine.

Le rapport sur la situation que ses conseillers à la sécurité nationale doivent lui remettre prochainement "sera déterminant", a dit le président des Etats-Unis dans un entretien au Washington Post. "Peut-être que je ne ferai pas cette entrevue" avec le maître du Kremlin, a-t-il prévenu, alors que la Maison Blanche venait de confirmer la tenue de la rencontre.

"Je n'aime pas cette agression. Je ne veux pas d'agressions", a insisté Donald Trump, souvent accusé d'être trop conciliant avec Moscou.

L'Ukraine et la Russie sont engagées dans leur pire bras de fer depuis plusieurs années, après la capture dimanche par les gardes-côtes russes au large de la Crimée de trois bateaux militaires ukrainiens, un incident inédit.

Le président ukrainien Petro Porochenko devant le Parlement lors d'une session d'urgence, le 26 novembre 2018 à Kiev
Le président ukrainien Petro Porochenko devant le Parlement lors d'une session d'urgence, le 26 novembre 2018 à Kiev ( Genya SAVILOV / AFP )

"Je ne veux pas que quelqu'un pense que ce sont des jeux d'enfant. L'Ukraine fait face à la menace d'une guerre totale avec la Fédération russe", a lancé mardi le président Porochenko sur trois chaînes de télévision ukrainiennes.

Selon lui, le nombre de chars dans des bases militaires russes le long de la frontière "a triplé" et le nombre d'unités militaires "a augmenté drastiquement".

Le président ukrainien a également fait état d'une forte augmentation du nombre de bateaux militaires russes dans la mer d'Azov et d'une présence militaire russe renforcée en Crimée, péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014.

Il s'agit de la première confrontation militaire ouverte entre Moscou et Kiev depuis cette annexion et le début la même année d'un conflit armé dans l'est de l'Ukraine entre forces ukrainiennes et séparatistes prorusses qui a fait plus de 10.000 morts.

"Provocation" ou "agression"

Accusés d'avoir franchi illégalement la frontière russe, douze marins ukrainiens, sur les 24 faits prisonniers dimanche, ont été placés mardi en détention provisoire jusqu'au 25 janvier, conformément à la décision d'un tribunal de Simféropol, chef-lieu de la Crimée, a constaté un journaliste de l'AFP. Les autres marins doivent comparaître mercredi.

Tension entre la Russie et l'Ukraine
Tension entre la Russie et l'Ukraine ( Sébastien CASTERAN / AFP )

L'accrochage en mer Noire s'est produit lorsque les bâtiments de la Marine ukrainienne ont tenté de traverser le détroit de Kertch pour entrer dans la mer d'Azov, d'une importance cruciale pour les exportations de céréales ou d'acier produits dans l'est de l'Ukraine.

Les gardes-côtes russes, qui dépendent des services de sécurité (FSB), ont arraisonné par la force deux vedettes et un remorqueur ukrainiens, les accusant d'être entrés illégalement dans les eaux russes.

L'incident a été qualifié de "provocation" par la Russie, tandis que l'Ukraine a dénoncé un "acte d'agression" de Moscou, réclamant la libération des marins et le retour des navires.

Petro Porochenko a assuré avoir tenté, en vain, de joindre Vladimir Poutine. "J'ai été contraint" à demander à la chancelière allemande Angela Merkel "de discuter avec Poutine" de cet incident, a-t-il soutenu.

Un marin ukrainien emmené par un agent des services de sécurité russes dans un tribunal en Crimée, le 27 novembre 2018
Un marin ukrainien emmené par un agent des services de sécurité russes dans un tribunal en Crimée, le 27 novembre 2018 ( STR / AFP )

En réponse à l'incident, le Parlement ukrainien a voté lundi l'introduction de la loi martiale dans les régions frontalières, le président Porochenko justifiant cette initiative, sans précédent depuis l'indépendance de cette ex-république soviétique en 1991, par "la menace extrêmement élevée" d'une offensive terrestre russe.

Vladimir Poutine a mis en garde mardi l'Ukraine contre tout acte "irréfléchi" et fait part de sa "sérieuse préoccupation" à Angela Merkel, lui demandant de faire pression sur Kiev.

"Presque seuls"

La loi martiale, qui entre en vigueur mercredi dans une dizaine de régions, va permettre pendant un mois aux autorités ukrainiennes de mobiliser ses citoyens, de réguler l'activité des médias et de limiter les rassemblements publics.

Le président russe Vladimir Poutine, le 4 novembre 2018 à Moscou
Le président russe Vladimir Poutine, le 4 novembre 2018 à Moscou ( Alexander NEMENOV / POOL/AFP/Archives )

Aux yeux de Vladimir Poutine, "il est évident que tout cela a été fait en lien avec la campagne électorale en Ukraine" pour l'élection présidentielle du printemps.

Moscou assure avoir agi "en stricte conformité avec le droit international" et accuse Kiev de chercher "un prétexte pour renforcer les sanctions" de l'UE et de Washington contre la Russie, déjà en place depuis 2014.

La question de nouvelles sanctions européennes sera à l'étude à l'occasion d'une réunion en décembre.

Washington, qui avait dénoncé la veille une action "illégale" de Moscou, a appelé mardi les Européens à faire "davantage pour assister l'Ukraine", notamment au sujet des sanctions contre la Russie qui "ne sont pas toujours totalement mises en oeuvre".

"Le gouvernement américain a pris une position très forte pour soutenir l'Ukraine, nous voudrions que d'autres pays en fassent également plus", "pour que les Etats-Unis ne gèrent pas ces questions presque seuls", a insisté mardi la porte-parole du département d'Etat, Heather Nauert.

"La France en appelle aux parties pour qu'elles favorisent un apaisement de la situation et que chacun fasse preuve de retenue", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian après s'être entretenu avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

Ces incidents surviennent dans le contexte d'une montée des tensions autour du détroit de Kertch qui sépare la péninsule de Crimée du territoire russe. La Russie revendique le contrôle de ce détroit, unique passage maritime entre la mer Noire et celle d'Azov.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 1
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 12/12/2018

Le fonds d'investissement Newfund et Nexity annoncent la cession de leur participation dans Luckey Homes, startup de conciergerie premium pour la...

Publié le 12/12/2018

      Information mensuelle relative au nombre total d'actions et de droits de vote de Neopost SA   Etabli en application de l'article 223.11 du Règlement…

Publié le 12/12/2018

Newfund, fonds d’investissement early stage, et Nexity, plateforme de services à l’immobilier, annoncent la cession de leur participation dans Luckey Homes, startup de conciergerie premium pour…

Publié le 12/12/2018

Reezocar, start-up française spécialisée dans la vente de voitures d'occasion...

Publié le 12/12/2018

Anne Rigail, jusqu'alors chargée de l’expérience client chez Air France, pourrait prendre la tête de la compagnie française. C’est ce qu’affirme Europe 1. L’annonce en a été faite mardi…