5 379.54 PTS
+0.50 %
5 372.50
+0.48 %
SBF 120 PTS
4 281.93
+0.49 %
DAX PTS
13 008.55
-0.05 %
Dowjones PTS
23 526.18
-0.27 %
6 386.12
+0.12 %
Nikkei PTS
22 523.15
-
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Le président libanais accuse Ryad de détenir Saad Hariri

| AFP | 97 | Aucun vote sur cette news
Le portrait du Premier ministre libanais Saad Hariri à Beyrouth le 4 novembre 2017. Le président libanais estime qu'il est
Le portrait du Premier ministre libanais Saad Hariri à Beyrouth le 4 novembre 2017. Le président libanais estime qu'il est "détenu" en Arabie saoudite ( JOSEPH EID / AFP )

Le chef de l'Etat libanais Michel Aoun a durci le ton mercredi en accusant l'Arabie saoudite de détenir le Premier ministre Saad Hariri, qui avait annoncé sa démission le 4 novembre de Ryad.

"Rien ne justifie que M. Hariri ne revienne pas après 12 jours. Nous le considérons donc comme en captivité et détenu, ce qui est contraire à la convention de Vienne" régissant les rapports diplomatiques entre pays, est-il écrit dans un tweet rapportant les propos du président Aoun.

M. Hariri a créé le choc le 4 novembre en annonçant sa démission soudaine depuis la capitale saoudienne, dénonçant la "mainmise" sur son pays de l'Iran et de son allié libanais, le mouvement chiite Hezbollah.

Depuis, sa liberté de mouvement fait l'objet d'intenses spéculations. Il avait affirmé dans une interview dimanche qu'il était "libre".

"Je veux répéter et assurer que je vais très très bien", a tweeté mercredi à la mi-journée M. Hariri, dans une réponse apparente aux déclarations de Michel Aoun.

"Je vais revenir si Dieu veut à mon cher Liban comme je vous ai promis. Vous verrez", a-t-il encore ajouté.

Dans un deuxième tweet, la présidence libanaise cite de nouveau M. Aoun répétant sa position concernant la démission du Premier ministre: "Nous ne pouvons pas prendre de décision concernant une démission qui a été présentée à l'étranger", est-il souligné.

"Qu'il revienne au Liban soit pour présenter sa démission, soit pour revenir sur sa décision, soit pour discuter de ses motivations", a encore fait valoir le président libanais.

Selon lui, il n'est pas possible d'"attendre plus" et de "perdre du temps, car les affaires de l'Etat ne peuvent pas être paralysées".

Photo du président libanais Michel Aoun prise le 26 septembre 2017 lors d'une visite officielle à Paris
Photo du président libanais Michel Aoun prise le 26 septembre 2017 lors d'une visite officielle à Paris ( STEPHANE MAHE / POOL/AFP/Archives )

Il s'est voulu, dans le même temps, rassurant concernant la situation du pays. "N'ayez pas peur, le pays est en sécurité sur les plans économique, financier et de sécurité".

Le mystère s'épaissit concernant le sort de M. Hariri, le Premier ministre démissionnaire ayant promis dans son interview dimanche de revenir "très bientôt" dans son pays. Le président Aoun s'était même félicité de son "retour prochain".

- 'Période d'incertitude' -

Sa démission a très rapidement été perçue comme un nouveau bras de fer entre l'Arabie saoudite sunnite, important soutien de M. Hariri, et l'Iran chiite, grand allié du Hezbollah libanais.

Le chef du gouvernement a plusieurs fois dénoncé les ingérences de l'Iran et du Hezbollah dans les conflits qui ravagent le Moyen-Orient, notamment en Syrie, voisine du Liban, et au Yémen.

Mais sa démission à partir du royaume saoudien, dont il est le protégé, son séjour prolongé depuis le 4 novembre et le fait que sa démission ait coïncidé avec la purge visant princes et hommes d'affaires saoudiens a alimenté les spéculations.

Mardi, le président français Emmanuel Macron a "réitéré son souhait que Saad Hariri puisse se rendre au Liban comme il l’a annoncé".

Le président français Emmanuel Macron (D) et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le 9 novembre 2017 à Ryad
Le président français Emmanuel Macron (D) et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le 9 novembre 2017 à Ryad ( BANDAR AL-JALOUD / Saudi Royal Palace/AFP/Archives )

Depuis, la France, forte de ses liens avec tous les acteurs de la région, multiplie les initiatives pour tenter d'obtenir son retour au Liban.

Le Premier ministre Édouard Philippe a estimé que la démission surprise de Saad Hariri a ouvert "une période d'incertitude qu'il faut clore rapidement".

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian est attendu mercredi soir à Ryad, où il doit notamment rencontrer le prince héritier, Mohammed ben Salmane.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 30 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/11/2017

ABC arbitrage Distribution novembre 2017       Le groupe ABC arbitrage procède à la distribution d'un montant de 0,20EUR par action ordinaire conformément aux décisions…

Publié le 23/11/2017

Information mensuelle relative au nombre total de droits de vote et d'actions composant le capital social Article 223-16 du Règlement Généralde l'Autorité des Marchés…

Publié le 23/11/2017

Par arrêté du ministre de l'économie et des finances en date du 13 novembre 2017, Auplata, 1er producteur d'or français coté en Bourse, s'est vu octroyer, par l'intermédiaire de sa filiale…

Publié le 23/11/2017

Ce succès confirme la forte capacité d'innovation et d'industrialisation des deux groupes Keopsys et Quantel réunis

Publié le 23/11/2017

Keopsys, un spécialiste de la technologie laser, a annoncé la signature d'un contrat de 6 millions d'euros sur une durée de 12 ans avec un acteur majeur de la Défense Française, pour un système…

CONTENUS SPONSORISÉS