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Images de l'attentat de Nice: le parquet de Paris demande en urgence le retrait de Paris Match

| AFP | 255 | Aucun vote sur cette news
Bougies et message à la mémoire des victimes de l'attentat à Nice le 16 juillet 2016
Bougies et message à la mémoire des victimes de l'attentat à Nice le 16 juillet 2016 ( ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP/Archives )

La justice examine jeudi après-midi la demande de retrait en urgence du dernier numéro du magazine Paris Match, dont la publication d'images de la vidéosurveillance de l'attentat de Nice du 14 juillet 2016 suscite la colère des victimes et de leurs proches.

Le parquet de Paris, qui a assigné jeudi en référé Hachette Filipacchi et la directrice de publication de Paris Match, "demande au tribunal d'ordonner le retrait de la vente" du magazine et "l'interdiction de sa diffusion sous tous formats, notamment numérique".

Ce référé, une procédure d'urgence, sera examiné à 14H00 au tribunal de grande instance (TGI) de Paris, à la veille de l'anniversaire de l'attentat qui avait 86 morts et de nombreux blessés sur la Promenade des Anglais.

Le parquet estime que ces images "portent atteinte à la dignité des victimes".

Ce type de procédure, de surcroît à l'initiative du ministère public, est rarissime. En mars 2012, le parquet de Paris avait assigné la chaîne qatarie Al-Jazeera pour empêcher la diffusion d'une vidéo des tueries de Mohamed Merah, qui a assassiné dans le sud de la France des enfants et un enseignant juifs ainsi que trois parachutistes. Mais la chaîne avait annoncé peu après qu'elle ne diffuserait pas ces images.

Informé mercredi de la publication par Paris Match des images de vidéosurveillance extraites de la procédure judiciaire, le parquet a "immédiatement ouvert une enquête pour violation du secret de l'instruction et recel" de ce délit. Les investigations sont confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

"C'est une satisfaction de voir le parquet s'emparer de cette question qui est à la fois une question de principe et d'ordre public à la veille de la commémoration de l'attentat de Nice", a déclaré à l'AFP l'avocat de la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (Fenvac), qui avait appelé mercredi le parquet "à faire cesser ce trouble manifestement illicite".

"On espère que la justice entendra la colère des victimes et on attend cette décision avec impatience", a ajouté Me Eric Morain.

Le maire de Nice Christian Estrosi (LR) a de nouveau critiqué jeudi sur France Inter la publication d'images "ignobles".

- Plans larges -

"Notre rédaction a voulu rendre hommage aux victimes en allant à leur rencontre un an après, dans un devoir de mémoire, pour que la société n’oublie pas", s'est défendu Olivier Royant, directeur de la rédaction de Paris Match, dans un communiqué mercredi soir.

"Quant aux photos du camion cette nuit-là, largement publiées et relayées par nos confrères depuis un an, et encore ces jours-ci dans des émissions de télévision à grande audience, il s'agit de vues de loin, de plans larges, sans identification possible des victimes ni atteinte à leur dignité", a-t-il estimé, invoquant une publication par "souci de compréhension des événements".

L’Association française des victimes du terrorisme (Afvt) a dénoncé dans un communiqué un "parti pris éditorial assimilable à de la pornographie terroriste qui n’a pour but que de participer à la déshumanisation des victimes par le sensationnalisme et d’assurer le testament morbide du terroriste".

A la suite de l'attentat de Nice, plusieurs médias avaient déjà été pointés du doigt pour avoir notamment diffusé des images de victimes sur la Promenade des Anglais. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel avait appelé l'ensemble des médias audiovisuels à "la prudence et à la retenue, protectrices de la dignité humaine et de la douleur des personnes".

Chose rare, l'audience, qui se tiendra dans la salle de la première chambre civile du TGI de Paris sera conduite par le président du tribunal en personne, Jean-Michel Hayat.

Les trois magistrats qui siègeront devront déterminer si la publication de ces images est de nature à créer "un trouble à l'ordre public".

La décision devrait être rendue en fin de journée.

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