5 398.92 PTS
+0.49 %
5 402.00
+0.61 %
SBF 120 PTS
4 309.37
+0.49 %
DAX PTS
13 059.97
+0.53 %
Dowjones PTS
23 328.63
+0.71 %
6 108.82
+0.00 %
Nikkei PTS
21 696.65
+1.11 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Dopage: le labo français suspendu, plombé par une opération sur des bodybuilders

| AFP | 218 | Aucun vote sur cette news
L'entrée du département des analyses de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFDL) à Châtenay-Malabry, le 27 juin 2008
L'entrée du département des analyses de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFDL) à Châtenay-Malabry, le 27 juin 2008 ( Joël SAGET / AFP/Archives )

Coup dur pour l'antidopage français: à cause d'une contamination d'échantillons par des prélèvements sur des bodybuilders chargés en stéroïdes, le laboratoire de Châtenay-Malabry a été suspendu par l'Agence mondiale antidopage (AMA), un incident qui va reposer la question de ses moyens et de son niveau.

Conséquence de cette suspension, entrée en vigueur dimanche et annoncée mardi par l'AMA, le seul laboratoire antidopage français, qui a traité environ 13.500 échantillons en 2016, ne pourra plus mener d'analyses tant que l'agence mondiale ne l'autorisera pas à nouveau.

Les activités de contrôle et de prélèvement de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) peuvent se poursuivre mais les échantillons seront analysés à l'étranger, dans l'un des autres labos accrédités par l'AMA.

Cette suspension est la conséquence d'un incident "exceptionnel", selon le secrétaire général de l'AFLD, Mathieu Teoran, survenu à la suite d'une opération de contrôles d'envergure menée au printemps dans l'univers du culturisme.

84 bodybuilders sont alors visés et la quasi totalité des prélèvements révèle la présence de substances dopantes, principalement des stéroïdes, "à des concentrations jamais vues auparavant, jusqu'à 200 fois supérieures à un contrôle positif classique", explique M. Teoran.

De quoi faire "une photographie préoccupante" du milieu, mais aussi et surtout, de quoi mettre à l'épreuve le matériel du labo. Car malgré les procédures de nettoyage habituelles, "un robot d'analyses a été contaminé" par des substances dopantes et a contaminé à son tour deux échantillons provenant d'autres contrôles, a expliqué le secrétaire général de l'AFLD, précisant que l'incident a été décelé fin août.

- Premier test contre l'EPO -

Des échantillons d'urine collectés pour analyse au laboratoire antidopage de Chatenay-Malabry, le 15 décembre 2015
Des échantillons d'urine collectés pour analyse au laboratoire antidopage de Chatenay-Malabry, le 15 décembre 2015 ( FRANCK FIFE / AFP/Archives )

Selon l'AFLD, "les actions correctives appropriées ont été immédiatement prises et l'ensemble des échantillons potentiellement concernés ont fait l'objet de nouvelles analyses, qui n'ont révélé aucune autre anomalie". "Aucun sportif n'a été sanctionné à tort" du fait de l'incident, insiste l'agence française. "La suspension provisoire sera maintenue en attendant l'engagement de procédures disciplinaires par un comité disciplinaire indépendant", a indiqué de son côté l'AMA.

Une "sanction extrêmement lourde", "pour un incident tout à fait circonscrit, tout à fait conjoncturel", a déploré la nouvelle présidente de l'AFLD, Dominique Laurent, interrogée par l'AFP en marge d'un colloque sur le dopage à Paris. Elle s'est dit "extrêmement peinée, choquée, attristée et préoccupée pour l'avenir du laboratoire".

Le ministère des Sports assure de son côté qu'il "sera attentif au bon déroulement des procédures de suivi décidées par l'AMA".

Il s'agit d'un coup dur pour l'antidopage français et d'un incident fâcheux, deux semaines seulement après la désignation de Paris comme ville hôte des JO-2024.

L'épisode remet en lumière les difficultés du laboratoire de Châtenay-Malabry, dans la banlieue sud de Paris, en pointe dans les années 1990 et 2000, avec notamment la mise au point du premier test contre l'EPO, en 2000.

Ses lettres de noblesse, le labo de Châtenay les avait également acquises en participant aux grandes batailles de l'antidopage contre les cyclistes Lance Armstrong ou Floyd Landis, qui ont fini par tomber de leur piédestal.

- 'Nécessaire modernisation' -

Mais la mort de son directeur emblématique, Jacques de Ceaurriz, en 2010, a amorcé une période plus compliquée. Après le départ de sa successeure, Françoise Lasne, fin 2014, trois autres scientifiques se sont succédés à la tête du labo, dirigé depuis fin 2016 par le professeur Michel Audran, un spécialiste du dopage sanguin.

Ces turbulences n'ont pas empêché Châtenay d'être à l'origine de la première détection mondiale d'un stimulant de l'EPO en 2015, le FG-4592, puis d'un cas d'hormone de croissance sur une course cycliste en Guadeloupe en 2016.

Dans son rapport d'activités 2016, rendu public en juin, l'AFLD soulignait qu'"elle a dû faire face à une forte tâche dans un contexte budgétaire très contraint", avec une hausse de ses activités d'analyse provoquée notamment par l'arrivée d'échantillons de laboratoires eux-mêmes suspendus par l'AMA.

Cette hausse, "source de recettes", a "également mis en évidence des insuffisances en personnel, palliées par des recrutements temporaires, et la nécessité de poursuivre la modernisation et la rationalisation des matériels, des techniques et de l'organisation du laboratoire", poursuivait l'AFLD.

Mathieu Teoran réfute l'idée que l'incident soit dû à un problème de moyens. "Ce n'est pas parce qu'on manquerait de moyens, de personnel, ou que les locaux seraient vétustes que c'est arrivé", a-t-il déclaré.

Des rapports du Sénat ou de la Cour des comptes avaient déjà souligné ces dernières années un investissement insuffisant du labo dans la recherche, contrairement à ses homologues de Cologne ou de Lausanne, et un manque de synergies avec le milieu universitaire.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 15 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/10/2017

Spie UK vient de remporter le contrat d'installation de nouveaux systèmes d'éclairage LED dans les tunnels de l'A538, desservant les terminaux 1 et 2 de l'aéroport de Manchester. D'une valeur de…

Publié le 23/10/2017

Lundi 23 octobre 2017Aucune statistique n'est attendue.Mardi 24 octobre 2017A 08h45 en FranceIndicateur du climat des affaires d'octobre.A 09h00 en FranceIndice flash des directeurs d'achat (PMI)…

Publié le 23/10/2017

Résultats trimestriels...

Publié le 23/10/2017

Lundi 23 octobre 2017MAISONS DU MONDEL'enseigne d'ameublement dévoilera son chiffre d'affaires du troisième trimestre ce soir.WORLDLINELe spécialiste des systèmes de paiements publiera son chiffre…

CONTENUS SPONSORISÉS