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Le gouvernement promeut le carnet de santé numérique, "indispensable" à tous

| AFP | 428 | Aucun vote sur cette news
Agnès Buzyn, le 24 octobre 2018 à Paris
Agnès Buzyn, le 24 octobre 2018 à Paris ( Eric FEFERBERG / AFP/Archives )

Attendu depuis près de 15 ans, le dossier médical partagé (DMP), sorte de carnet de santé numérique, pourrait enfin prendre son envol : la ministre de la Santé Agnès Buzyn a lancé en grande pompe mardi la généralisation de cet outil selon elle "indispensable à la médecine de demain".

"Maintes fois annoncé, maintes fois repoussé", le DMP "doit devenir demain une évidence pour tous les Français, comme l'est devenue la carte Vitale", a déclaré la ministre lors d'un point presse.

Un objectif partagé par Nicolas Revel, directeur général de l'Assurance maladie chargée du dispositif rénové, testé depuis 2016 dans neuf départements.

Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé, représentant de 80 associations de patients, soutient également cette initiative. Alors que l'on peut "commander un billet de TGV" ou "consulter ses comptes bancaires sur son smartphone", il est grand temps de pouvoir accéder facilement à ses propres informations de santé, a-t-il fait valoir, saluant "un jour à marquer d'une pierre blanche".

Chaque assuré social peut désormais se rendre sur le site pour créer son carnet en ligne, et télécharger l'application mobile dédiée.

Non obligatoire, "gratuit, confidentiel et sécurisé", le DMP "conserve précieusement" les informations de santé du patient, libre de les partager avec son médecin traitant, son kinésithérapeute, son infirmière, etc..., promet l'Assurance maladie.

Soins des 24 derniers mois, antécédents médicaux (pathologie, allergies...), résultats d’examens (radios, analyses biologiques...), comptes rendus d'hospitalisation ou encore coordonnées des proches à prévenir en cas d'urgence pourront y être centralisés.

De quoi satisfaire Fabienne, 57 ans, dont l'allergie aux sulfamides (antibiotique) a failli lui coûter la vie il y a quelques années, après une opération. "Je savais que j'étais allergique à un médicament mais ne me souvenais plus lequel, alors l'anesthésiste a supposé qu'il s'agissait de la pénicilline".

Éviter ce type d'incident, mais aussi les interactions médicamenteuses dangereuses ou les actes redondants et inutiles est la vocation du DMP, également censé favoriser la coopération entre les professionnels de santé, en particulier pour le suivi des malades chroniques, des personnes âgées et des femmes enceintes.

- 'Immédiatement utile' -

Présenté pour la première fois en 2004 par le ministre de la Santé de l'époque, Philippe Douste-Blazy, le DMP est tombé dans le giron de l'Assurance maladie en 2016, en vertu de la loi santé de Marisol Touraine, soucieuse de relancer un dispositif au point mort malgré son coût, d'"au moins 210 millions d'euros" en sept ans, selon la Cour des comptes.

Près de 1,9 million de personnes disposent actuellement d'un DMP, loin de l'objectif de 40 millions d'ici à 5 ans fixé avec les professionnels de santé.

Mais plusieurs nouveautés pourraient lever certains freins.

Les patients pourront cette fois ouvrir eux-mêmes leur dossier en ligne, auprès des agents des caisses d'assurance maladie ou des pharmaciens, rémunérés un euro par dossier créé.

Environ 300.000 DMP ont ainsi été ouverts depuis juillet dans 8.000 officines selon l'Assurance maladie, qui envisage aussi de financer l'appui des infirmiers libéraux.

Il n'y a en revanche "pas d'incitation aux médecins parce qu'ils ne l'ont pas souhaité" et manquent de temps, a expliqué M. Revel, au grand dam du SML (médecins libéraux), l'un de leurs syndicats.

Autre "grand changement", le DMP est désormais automatiquement alimenté par l'Assurance Maladie à partir de l'historique des remboursements, le rendant "immédiatement utile".

Mais pour le premier syndicat de médecins, la CSMF, sa réussite passera par un financement pour l'alimentation du dossier par les médecins traitants et par "l'évolution urgente de tous les logiciels professionnels".

Plus enthousiaste, l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris s'est engagée à tester, dès la fin de l'année, l'intégration de comptes rendus d'hospitalisation et opératoires au DMP.

Côté patient, le DMP n'a aucun impact sur les remboursements. Seul le médecin traitant peut accéder au contenu intégral, le patient pouvant bloquer certains professionnels, ajouter ou masquer des documents ou supprimer son DMP dont les données seront conservées 10 ans.

Appelé à évoluer, le DMP intègrera "dès avril 2019" un espace "réservé aux directives anticipées" (souhaits concernant la fin de vie).

Au moins 15 millions d'euros lui seront consacrés chaque année.

  1. dmp.fr

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