5 241.66 PTS
+0.00 %
5 261.00
+0.58 %
SBF 120 PTS
4 192.26
+0.00 %
DAX PTS
12 569.17
+0.06 %
Dowjones PTS
22 412.59
+0.19 %
5 973.60
-0.29 %
Nikkei PTS
20 454.48
+0.71 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Le gendre de Trump rencontre Israéliens et Palestiniens en plein pessimisme

| AFP | 197 | Aucun vote sur cette news
Jared Kushner, haut conseiller du président américain Donald Trump et son gendre à Bedminster, aux Etats-Unis, le 11 août 2017
Jared Kushner, haut conseiller du président américain Donald Trump et son gendre à Bedminster, aux Etats-Unis, le 11 août 2017 ( JIM WATSON / AFP/Archives )

Des émissaires américains conduits par le gendre de Donald Trump rencontraient à nouveau les dirigeants israéliens et palestiniens jeudi, sans avoir encore fourni la moindre indication sur la façon dont ils comptent sortir l'entreprise de paix de l'ornière.

M. Trump "est déterminé à parvenir à une solution qui apportera la prospérité et la paix à tout le monde dans cette zone", a dit Jared Kushner, haut conseiller du président américain, au début de ses entretiens avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem.

Les relations entre les deux pays "sont plus fortes que jamais", a-t-il assuré selon une vidéo diffusée par l'ambassade américaine.

Au-delà des déclarations d'intention, M. Kushner et sa délégation sont très loin de mettre des mots sur l'accord "ultime" promis par l'auteur de "The Art of The Deal" ("l'Art de la négociation").

Ils en sont toujours à chercher les moyens de relancer les discussions suspendues depuis 2014, et cela s'annonce très compliqué, tant les positions de part et d'autre semblent s'être raidies.

Même si cela prendra du temps ainsi que "des hauts et des bas", œuvrer à un accord demeure "une des premières priorités" de M. Trump, qui reste "optimiste", a indiqué un responsable de la Maison Blanche sous couvert de l'anonymat.

M. Trump a dépêché à cette fin dans la région M. Kushner, Jason Greenblatt, représentant spécial pour les négociations internationales, et Dina Powell, conseillère adjointe à la sécurité nationale.

- 'Réponse claire' attendue -

Après avoir rencontré des officiels saoudiens, émiratis, qataris, jordaniens et égyptiens, la délégation américaine devait être reçue jeudi tour à tour par M. Netanyahu et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Manifestation anti-américaine à Ramallah, sur les territoires palestiniens, le 24 août 2017
Manifestation anti-américaine à Ramallah, sur les territoires palestiniens, le 24 août 2017 ( ABBAS MOMANI / AFP )

Les Palestiniens, qui voient chaque jour s'éloigner davantage la perspective d'un Etat indépendant, cachent de moins en moins leur frustration vis-à-vis de l'administration Trump. En privé, ils l'accusent de parti pris pro-israélien.

Ils réclament ouvertement désormais de l'administration Trump un engagement clair en faveur de la création d'un Etat palestinien, et son intervention pour stopper la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, territoires palestiniens occupés.

Sans "une réponse franche et claire" sur ces questions, les Palestiniens n'attendent "pas grand-chose de cette administration", a dit à l'AFP Ahmed Majdalani, un proche de M. Abbas.

L'administration s'est gardée jusqu'alors de soutenir la solution à deux Etats, c'est-à-dire la création d'un Etat palestinien coexistant avec Israël. M. Trump a même semblé prendre ses distances avec ce principe de référence de la communauté internationale.

Quant à la colonisation, pourtant considérée par la communauté internationale comme illégale et faisant obstacle à la paix, M. Trump s'est contenté d'un succinct appel à "la retenue".

- Situation 'pas tenable' -

De guerre lasse, la direction palestinienne pourrait décider de dissoudre l'Autorité, l'appareil mis en place avec les Accords d'Oslo et censé préfigurer un Etat indépendant, a prévenu M. Majdalani.

C'est "l'une de nos options", mais pas la seule, a-t-il dit, évoquant la reprise de l'effort consistant à porter la cause palestinienne devant les organismes internationaux, effort mis en suspens pour laisser ses chances à M. Trump.

Dans l'esprit des Palestiniens, en cas de dissolution de l'Autorité, il reviendrait à Israël en tant que force occupante de prendre en charge les services aux Palestiniens, comme l'éducation ou la santé.

Ce n'est pas la première fois que les Palestiniens brandissent une telle menace, et les experts doutent que M. Abbas soit capable d'infléchir M. Trump.

Celui-ci, à la tête d'une administration en plein tumulte, a d'autres priorités intérieures et extérieures, notent-ils.

M. Abbas, lui, est affaibli par le large discrédit de l'Autorité qu'il préside, par les dissensions intestines palestiniennes et par l'émergence d'une alliance entre les concurrents du Hamas islamiste et l'un de ses grands rivaux, Mohammed Dahlane.

Quant à M. Netanyahu, inquiété par les enquêtes judiciaires et soumis aux pressions de sa droite et du lobby des colons, il n'a aucun intérêt à aliéner sa base et n'a pas donné récemment le moindre signe d'ouverture aux Palestiniens.

Au contraire, les tensions de juillet autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem ont encore éloigné Israéliens et Palestiniens. Elles ont "souligné une nouvelle fois combien la situation actuelle n'était pas tenable" et combien une solution à deux Etats était nécessaire, disait cette semaine le sous-secrétaire général aux Affaires politiques de l'ONU, Miroslav Jenca.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 15 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/09/2017

Le résultat net semestriel d'Adomos s'établit à 1,71 million d'euros en progression de 112%.

Publié le 20/09/2017

"Nous sommes très satisfaits des avancées d'Abivax au cours de ce 1er semestre 2017"...

Publié le 20/09/2017

Rencontres sectorielles au menu...

Publié le 20/09/2017

Le résultat net ressort à 7,1 ME, soit 4,1% du chiffre d'affaires (12,9 ME en 2016)...

Publié le 20/09/2017

La première phase de déploiement aura lieu en Norvège au second semestre 2017, dans près de 110 magasins...

CONTENUS SPONSORISÉS