En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 398.32 PTS
-
5 387.50
-0.16 %
SBF 120 PTS
4 320.54
-
DAX PTS
12 561.42
-
Dowjones PTS
25 058.12
-0.03 %
7 350.23
+0.00 %
1.173
+0.12 %

Le comportement des petits garçons affecté par les perturbateurs endocriniens

| AFP | 272 | Aucun vote sur cette news
Une étude épidémiologique menée en France montre que l'exposition des femmes enceintes au bisphénol A, au triclosan et à certains phtalates, est associée à des troubles du comportement chez leurs petits garçons.
Une étude épidémiologique menée en France montre que l'exposition des femmes enceintes au bisphénol A, au triclosan et à certains phtalates, est associée à des troubles du comportement chez leurs petits garçons. ( MYCHELE DANIAU / AFP/Archives )

Une étude épidémiologique menée en France montre que l'exposition des femmes enceintes au bisphénol A, au triclosan et à certains phtalates, est associée à des troubles du comportement chez leurs petits garçons.

Hyperactivité, repli sur soi, anxiété, crainte devant les situations nouvelles: l'effet sur les enfants diffère selon les substances chimiques auxquelles la mère a été exposée pendant sa grossesse.

Pour l'Inserm, l'Institut français de la santé et de la recherche médicale, parmi la quinzaine de substances chimiques testées, les composés "les plus préoccupants à cet égard" sont le bisphénol A et le triclosan (qui sont des phénols) et le DBP (di-n-butyl phtalate) qui est un phtalate.

Les résultats de l'étude de l'Inserm viennent d’être publiés dans la revue Environmental Health Perspective.

"C'est une preuve de plus de l'effet de ces perturbateurs endocriniens", déclare à l'AFP Rémy Slama, épidémiologiste à l'Institut pour l'avancée des biosciences à Grenoble.

Des recherches in vitro et sur les animaux ont mis en évidence que toutes ces substances chimiques étaient des perturbateurs endocriniens suspectés. Ils sont susceptibles d'interagir avec le système hormonal qui contrôle le développement du cerveau de l'enfant.

Le bisphénol A a été interdit de tous les contenants alimentaires en France en janvier 2015, soit après la réalisation de cette étude. Mais on le trouve encore dans les lunettes, les CD etc.

- 529 garçons -

Le triclosan est un agent antibactérien présent dans certains dentifrices et savons. Il est autorisé jusqu'à certaines valeurs limites dans les cosmétiques et est interdit dans les textiles au niveau de l'Union européenne.

Le DBP est utilisé dans les colles, vernis à ongles et laques pour les cheveux et pour assouplir des matières plastiques comme le PVC. Lui aussi est réglementé selon une logique de valeur limite et il est interdit dans les cosmétiques.

L'étude, réalisée par Claire Philippat et pilotée par Rémy Slama, a porté sur 529 petits garçons de la cohorte mère-enfant Eden, mise en place par l'Inserm.

Les femmes enceintes avaient été recrutées entre 2003 et 2006.

Pendant leur grossesse, ces femmes ont vu leur urine analysée pour doser les biomarqueurs caractéristiques de l'exposition aux phénols et aux phtalates. Il est apparu que 70 à 100% des femmes de la cohorte Eden étaient alors exposées à des niveaux détectables de ces substances.

Aux troisième et cinquième anniversaires de leur enfant, elles ont rempli un questionnaire évaluant certains aspects de leur comportement comme l'hyperactivité, les troubles émotionnels et relationnels.

L'étude montre que l'exposition au bisphénol A était associée à une augmentation des troubles relationnels à 3 ans et des comportements de type hyperactif à 5 ans.

"Ce travail confirme que les effets du bisphénol A sur le comportement, observés chez l'animal de laboratoire, se retrouvent chez l'humain à des expositions faibles, probablement inférieures à celles préconisées par l'autorité européenne de sécurité alimentaire", indique l'Inserm.

- Etudier aussi les petites filles -

Le DBP était lui associé à davantage de troubles émotionnels et relationnels, incluant les comportements de repli, à 3 ans, mais pas à 5 en ce qui concerne les troubles émotionnels.

Les associations entre le DBP et le comportement avaient déjà été mis en évidence dans des études précédentes chez de jeunes garçons et chez l'animal. "L'étau se resserre aussi autour de cette substance", commente Rémy Slama.

L'étude a aussi montré une association entre le triclosan et une augmentation des troubles émotionnels à 3 et 5 ans. "Il s'agit de la première étude évaluant les effets de ce composé sur le comportement humain", relève l'épidémiologiste.

Son équipe avait déjà mis en évidence une diminution du périmètre crânien à la naissance chez les petits garçons exposés in utero au triclosan.

Une des limites de l'étude réside dans le fait que les femmes enceintes ont fait l'objet d'un seul prélèvement d'urine.

Les équipes de Grenoble vont s'attacher à affiner les résultats en suivant une nouvelle cohorte mère-enfant (Sepages) de l'Inserm.

De nombreux échantillons d'urine par participant (mère mais aussi enfant) seront recueillis durant la grossesse et les premières années de l'enfant, pour mieux mesurer l'exposition aux substances.

L'étude sera élargie aux petites filles car l'effet des perturbateurs endocriniens est susceptible d'être différent sur elles.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

SEMAINE TRICOLORE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 24 juillet 2018

CODE OFFRE : BLEUS18

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : BLEUS18 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/07/2018

L'ANR triple net EPRA ressort à 54,9 E/action au terme du semestre...

Publié le 20/07/2018

    Compte-rendu de l'Assemblée Générale annuelle du 20 juillet 2018   L'assemblée générale mixte (ordinaire et extraordinaire) des actionnaires de la société BIGBEN…

Publié le 20/07/2018

Luxembourg, 20 juillet 2018 - Aperam annonce avoir mené à terme son programme de rachat d'actions annoncé le 30 janvier 2018 (ci-après le "Programme"). Au total,…

Publié le 20/07/2018

APRRLa filiale autoroutière d'Eiffage communiquera son chiffre d'affaires du deuxième trimestre après la clôture de la Bourse.ICADELa foncière publiera ses résultats du premier…

Publié le 20/07/2018

A l’issue de la période d'acceptation initiale et des périodes de réouverture volontaire et obligatoire de l’offre, près de 96 % des actions de Realdolmen ont été apportées. En…