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Le calvaire d'un père indien pour maintenir sa fille en vie à l'hôpital de Gorakhpur

| AFP | 193 | Aucun vote sur cette news
Mohammad Zahid, qui a perdu sa fille de cinq ans Khushi, tient la photographie de celle-ci le 14 août 2017 à Gorakhpur en Inde
Mohammad Zahid, qui a perdu sa fille de cinq ans Khushi, tient la photographie de celle-ci le 14 août 2017 à Gorakhpur en Inde ( SANJAY KANOJIA / AFP )

"Nous ne pouvions pas arrêter": Mohammad Zahid a jusqu'au bout lutté contre la fatigue pour activer la pompe manuelle permettant à sa fillette de respirer, mais Khushi est morte. Comme des dizaines d'autres enfants dans un hôpital indien à court d'oxygène.

Une énorme polémique a éclaté en Inde suite aux décès de plus de 60 enfants - dont des nourrissons - la semaine dernière dans un hôpital public de l'État d'Uttar Pradesh, dans le nord du pays. Lundi, une manifestation s'est tenue dans la capitale New Delhi pour réclamer la vérité sur cette affaire.

Parmi les jeunes victimes se trouve Khushi ("joie" en hindi), la fille de Mohammad, âgée de cinq ans. Sa famille l'avait amenée à l'hôpital Baba Raghav de Gorakhpur en raison d'une forte fièvre, qui s'est rapidement aggravée.

"Des choses qui sont survenues là-bas sont passées sous silence", lance son père, en proie à un chagrin mêlé de colère, dans une interview à l'AFP à son domicile dans la campagne de Gorakhpur.

Des proches de Mohammad Zahid, qui a perdu sa fille de cinq ans morte dans un hôpital de Gorakhpur en Inde, le 14 août 2017
Des proches de Mohammad Zahid, qui a perdu sa fille de cinq ans morte dans un hôpital de Gorakhpur en Inde, le 14 août 2017 ( SANJAY KANOJIA / AFP )

D'après les médias indiens, une trentaine d'enfants ont succombé pour les seules journées de jeudi et vendredi en raison d'un manque d'oxygène dans les services pédiatriques de l'hôpital. Selon eux, la société fournissant les bonbonnes aurait mis fin à ses services, apparemment en raison du non-paiement de factures se montant à plusieurs millions de roupies, certaines remontant à novembre.

Les autorités affirment, elles, que ce nombre inhabituellement élevé de décès est dû à des maladies comme l'encéphalite, endémique dans cette région pauvre, et non à la pénurie d'oxygène.

"Comment peuvent-ils dire que l'interruption de l'approvisionnement n'a pas joué dans ces morts?", s'énerve Mohammad.

- 'Nos mains souffraient terriblement' -

Pendant toute la journée de vendredi, lui et un neveu de 17 ans se sont relayés pour presser une pompe manuelle dans une tentative désespérée de maintenir la fillette en vie.

Le personnel soignant "nous a dit de continuer à appuyer pour être sûr que ma fille continue à respirer", témoigne-t-il.

"C'était exténuant. Nos mains souffraient terriblement, mais nous ne pouvions pas arrêter. Nous n'avions pas mangé avant de venir à l'hôpital et nous étions crevés avec tout ce stress et cette attente debout."

Vivant de petits boulots au marché local, Mohammad dit être resté aux côtés de sa fille tout le temps depuis son admission à l'hôpital jusqu'à son trépas, prononcé le vendredi soir. Khushi a été mise en terre le jour suivant suivant les rites musulmans.

Face aux dénégations des autorités sur les conséquences du manque d'oxygène, son père est formel: "ma fille pouvait toujours bouger son corps jusqu'à ce que l'approvisionnement d'oxygène s'arrête. Son état s'est détérioré alors que nous utilisions les pompes à air manuelles".

Le ministre en chef d'Uttar Pradesh, Yogi Adityanath, est confronté à des appels à sa démission dans cette affaire.

Le radical hindou, élu de Gorakhpur et allié du Premier ministre Narendra Modi, a blâmé l'encéphalite - transmise par piqûre de moustique - pour cette série de décès. Lors d'un déplacement sur les lieux dimanche, le dirigeant de cet État aux 200 millions d'habitants a cependant promis des sanctions exemplaires si des négligences étaient avérées.

Des étudiants ont maculé de tomates et d'œufs la résidence du ministre de la Santé de l'État. Le parti du Congrès (opposition) a lui estimé que les enfants morts étaient victimes de "meurtres".

Lundi, la Commission indienne des droits de l'homme a demandé au gouvernement local de lui adresser un rapport sur ces décès.

"Bien sûr que j'aimerais savoir ce qui est arrivé à mon enfant. Mais nous le diront-ils? Ils ne le font jamais, et est-ce que ça a de l'importance étant donné que ma fille est morte", se lamente Mohammad.

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