5 122.85 PTS
-0.18 %
5 118.50
-0.23 %
SBF 120 PTS
4 092.54
-0.24 %
DAX PTS
12 189.07
-0.33 %
Dowjones PTS
21 819.05
-0.37 %
5 846.48
-0.46 %
Nikkei PTS
19 434.64
+0.26 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

La Russie passe à la riposte face aux sanctions américaines

| AFP | 259 | 4 par 1 internautes
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Berlin, le 13 juillet 2017
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Berlin, le 13 juillet 2017 ( John MACDOUGALL / AFP/Archives )

La Russie est passée à la riposte vendredi en annonçant une prochaine réduction de la présence diplomatique américaine sur son territoire, après l'adoption par le Congrès à Washington de sanctions pour son ingérence présumée dans la présidentielle aux Etats-Unis.

Deux jours après la Chambre des représentants, le Sénat a adopté jeudi à la quasi-unanimité (98 contre deux) un projet de loi dénoncé par Moscou mais aussi critiqué dans l'Union européenne parce qu'il risque d'affecter les entreprises européennes, et à long terme ses approvisionnements en gaz russe.

Le président américain Donald Trump signera le texte renforçant les sanctions contre la Russie, lui donnant ainsi force de loi, a annoncé vendredi la Maison Blanche, alors même qu'il tente depuis son élection d'améliorer les relations avec Moscou au grand dam de nombre d'élus.

Donald Trump "approuve le projet de loi et a l'intention de le signer" après avoir pris connaissance de la dernière version du texte, a fait savoir la porte-parole Sarah Huckabee Sanders dans un communiqué.

Cette annonce lève ainsi les doutes concernant les intentions du président américain, qui avait le choix entre signer ce texte, auquel il était fermement opposé, ou y apposer son veto.

Mais s'y opposer aurait été pour Donald Trump une solution de courte durée. Il aurait suffi en effet au Congrès de revoter le texte à la majorité des deux tiers pour surmonter ce refus. Et en général, les présidents s'épargnent cette humiliation...

- Mesures de rétorsion -

Sans attendre cette signature, le ministère russe des Affaires étrangères avait pris des mesures de rétorsion.

Ce dernier a demandé à Washington de réduire, à partir du 1er septembre, à 455 les effectifs du personnel de son ambassade et de ses consulats en Russie et a suspendu l'utilisation par l'ambassade des Etats-Unis d'une résidence en périphérie de la capitale russe et d'entrepôts.

Le président américain Donald Trump, le 27 juillet 2017 à la Maison Blanche, à Washington
Le président américain Donald Trump, le 27 juillet 2017 à la Maison Blanche, à Washington ( SAUL LOEB / AFP )

Une telle réduction revient à ramener le personnel des représentations diplomatiques américaines au même niveau que celui du personnel des représentations russes aux Etats-Unis, a précisé le ministère russe, qui se "réserve le droit" de prendre de nouvelles mesures visant "les intérêts" américains.

L'ambassadeur américain à Moscou John Tefft "a exprimé sa grande déception et a protesté" après l'annonce de ces mesures, a indiqué à l'AFP une porte-parole de l'ambassade américaine.

La porte-parole a refusé de préciser le nombre de diplomates américains et personnel de service actuellement en Russie. Une source anonyme citée par l'agence Interfax à Moscou a indiqué que la réduction du personnel américain devrait entraîner le départ de plusieurs centaines de personnes.

Lors d'un entretien téléphonique, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a expliqué à son homologue américain Rex Tillerson que ces mesures avaient été rendues nécessaire par "une série de mesures hostiles de la part de Washington", les sanctions étant les dernières en date, selon un communiqué publié à Moscou.

Pour autant, la Russie "reste prête à une normalisation des relations bilatérales avec les Etats-Unis et à la coopération concernant les questions importantes de l'agenda international", a ajouté la même source, précisant que ce n'était possible qu'à condition de "respect mutuel".

- Iran et Corée du Nord aussi sanctionnées -

Les élus américains veulent en premier lieu infliger des représailles à la Russie après une campagne de désinformation et de piratage attribuée à ce pays pendant l'élection présidentielle américaine de novembre. L'annexion en 2014 de la Crimée et les ingérences en Ukraine sont les autres motifs de punition avancés.

Le président ukrainien Petro Porochenko s'est en revanche félicité du vote du Sénat qui marque selon lui un soutien face à l'"agresseur" russe.

Le texte sanctionne aussi l'Iran et la Corée du Nord, ce qui a poussé Pékin à avertir que la Chine s'opposerait "résolument" à toute mesure portant atteinte à "ses intérêts".

A Bruxelles, la Commission européenne a prévenu qu'elle resterait "vigilante" concernant l'application du projet, qui risque de pénaliser les entreprises énergétiques européennes, de menacer l'approvisionnement européen en gaz et de diviser les pays occidentaux.

L'Europe "n'acceptera pas" que ces nouvelles sanctions affectent les entreprises européennes, a prévenu, plus ferme, le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel.

De fait, cette mesure unilatérale fissure aussi l'unité affichée entre les Etats-Unis et l'Union européenne face à Moscou depuis l'annexion de la Crimée.

Jusqu'à présent, le régime des sanctions imposées à la Russie liées au rattachement unilatéral de cette presqu'île ukrainienne était coordonné des deux côtés de l'Atlantique, de façon à faire bloc.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 4
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS*

en Chèques-Cadeaux !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 31 août 2017

CODE OFFRE : ETE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, joignez le coupon ou saisissiez le code offre : ETE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 23/08/2017

Cette déclaration est établie en application de l'article L.233-8 II du Code de commerce et de l'article 223-11 du règlement général de l'Autorité des Marchés…

Publié le 23/08/2017

La défiance qui se manifeste en Europe à l'égard des valeurs du secteur de la publicité devrait aussi toucher les Etats-Unis. Les agences Omnicom et IPG sont toutes deux attendues en baisse, de…

Publié le 23/08/2017

Les rumeurs entourant Fiat Chrysler Automobiles se multiplient...

Publié le 23/08/2017

Deuxième journée de forte spéculation sur CGG...

Publié le 23/08/2017

L'entrée prochaine de Spie dans le STOXX 600 Europe est salué par les investisseurs...

CONTENUS SPONSORISÉS