5 309.23 PTS
-
5 291.5
-0.16 %
SBF 120 PTS
4 251.61
-
DAX PTS
12 461.91
-
Dowjones PTS
24 962.48
+0.66 %
6 761.85
+0.04 %
Nikkei PTS
21 756.09
+0.09 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Le "thriller électoral" commence en Norvège

| AFP | 229 | Aucun vote sur cette news
La Première ministre conservatrice norvégienne Erna Solberg (c) en campagne à Oslo, le 9 septembre 2017
La Première ministre conservatrice norvégienne Erna Solberg (c) en campagne à Oslo, le 9 septembre 2017 ( Cornelius POPPE / NTB scanpix/AFP )

La Norvège se rendait aux urnes lundi pour un "thriller électoral" qui déterminera qui de l'équipe de droite sortante ou de la gauche gouvernera "le pays le plus heureux au monde" ces quatre prochaines années.

Les bureaux de vote ont ouvert à 09H00 (07H00 GMT) et fermeront à 21H00 (19H00 GMT), heure à laquelle les premiers résultats partiels seront publiés.

Les derniers sondages promettent un scrutin palpitant, tant les écarts sont faibles entre le bloc dit bourgeois emmené par la Première ministre conservatrice Erna Solberg et l'opposition conduite par le travailliste Jonas Gahr Støre. Avec de multiples petits partis en arbitres.

Les éditorialistes évoquent le "plus grand thriller électoral depuis de nombreuses décennies" dans le riche royaume nordique de 5,3 millions d'habitants.

Au pouvoir depuis 2013, le gouvernement regroupant conservateurs et populistes "light" du parti du Progrès (anti-immigration) a durant la campagne joué la carte d'une rassurante continuité.

Le travailliste norvégien Jonas Gahr Store, le 10 septembre 2017 à Oslo
Le travailliste norvégien Jonas Gahr Store, le 10 septembre 2017 à Oslo ( Terje PEDERSEN / NTB Scanpix/AFP )

Sous sa baguette, le pays, plus gros producteur d'hydrocarbures d'Europe de l'ouest, a surmonté avec succès deux crises graves, celle du secteur pétrolier due au plongeon du cours du baril à compter de l'été 2014 puis celle des migrants en 2015.

"Nous souhaitons quatre années de plus pour continuer à faire ce qui marche", a plaidé Mme Solberg, dirigeante populaire et chevronnée de 56 ans.

Son gouvernement a abaissé la pression fiscale pour relancer l'économie et la préparer à l'âge post-pétrolier. Quitte à se servir - trop généreusement selon l'opposition et nombre d'économistes - dans l'astronomique fonds souverain du pays, qui pèse près de 1.000 milliards de dollars.

En face, M. Støre, un millionnaire diplômé de Sciences Po Paris, promet un relèvement des impôts des plus riches pour consolider l'État-providence cher aux Norvégiens et réduire les inégalités.

"Nous avons besoin d'un changement maintenant parce que nous sommes en train de nous écarter les uns des autres", a dit le dirigeant travailliste de 57 ans après avoir voté à Oslo dimanche, une possibilité offerte dans de nombreuses municipalités.

- Pays heureux mais vote contestataire -

Plus d'un million d'électeurs sur 3,76 millions d'inscrits ont aussi recouru au vote anticipé. Mme Solberg devait, quant à elle, déposer son bulletin vers 10H30 (08H30 GMT) dans sa ville natale de Bergen (ouest).

Conservateurs et travaillistes s'accordent sur beaucoup de choses: poursuite des activités pétrolières dans l'Arctique, politique d'immigration sévère, importance de liens étroits avec l'UE dont le royaume n'est pas membre...

Les seconds ont toutefois beau jeu de dénoncer les difficultés de Mme Solberg à brider les déclarations parfois provocatrices de leurs alliés du parti du Progrès, notamment la remuante ministre de l'Immigration et de l'Intégration, Sylvi Listhaug.

Face à leur recul annoncé, les deux principales forces du royaume seront toutes deux tributaires du soutien de petites formations, susceptibles de faire basculer la majorité à droite ou à gauche, moyennant des tractations qui promettent d'être difficiles.

La Norvège a beau avoir été très officiellement désignée pays le plus heureux du monde par l'ONU en mars, ce scrutin à la proportionnelle devrait faire la part belle à plusieurs petits partis contestataires.

Parmi eux: le parti du centre (agrarien) farouchement eurosceptique et tourné contre les élites urbaines, les écologistes qui réclament la fin de toute nouvelle activité d'exploration pétrolière ou encore les marxistes de Rouge hostile aux acteurs privés dans le service public.

Per Henrik, un quinquagénaire rencontré avant le vote près de l'Hôtel de ville d'Oslo, dit vouloir "la stabilité". "Et puis, je ne vois pas vraiment certains des autres partis être en mesure de former un gouvernement", a-t-il expliqué à l'AFP.

Au contraire, Tore Utheim souhaite une alternance pour avoir "plus d'égalité dans notre société et une attitude plus humaine envers les réfugiés".

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/02/2018

La trésorerie nette d'endettement, hors avances remboursables, s'élève donc à 28,6 ME...

Publié le 22/02/2018

La trésorerie nette est solide à fin décembre 2017, à 34 ME...

Publié le 22/02/2018

Cette opération s'inscrit dans le cadre du contrat d'émission d'OCABSA signé entre Delta Drone et YA II CD Ltd en octobre 2016...

Publié le 22/02/2018

L'offre est formulée à 30 euros/action...

Publié le 22/02/2018

La date d'émission et de règlement-livraison des obligations est prévue pour le 8 mars 2018...

CONTENUS SPONSORISÉS