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Deux ans de prison pour la mère d'un jihadiste mort en Syrie

| AFP | 243 | Aucun vote sur cette news
La mère d'un jihadiste franco-algérien présumé mort en Syrie condamnée à deux ans de prison ferme pour avoir
La mère d'un jihadiste franco-algérien présumé mort en Syrie condamnée à deux ans de prison ferme pour avoir "financé le terrorisme" ( PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives )

Elle affirme avoir seulement "aidé" son fils en lui envoyant de l'argent, mais pour la justice, elle a financé le terrorisme: la mère d'un jihadiste franco-algérien présumé mort en Syrie a été condamnée jeudi à Paris à deux ans d'emprisonnement, une condamnation dont elle va faire appel.

Aux yeux du tribunal correctionnel de Paris, Nathalie Haddadi, 43 ans, est coupable d'avoir aidé son fils, délinquant radicalisé, à quitter la France alors qu'il était visé par une interdiction de sortie du territoire. Coupable aussi de lui avoir payé des billets d'avion et envoyé de l'argent alors qu'il se trouvait en Malaisie, étape de son périple vers la Syrie.

Les juges n'ont pas ordonné son incarcération immédiate, comme l'avait requis le procureur. Le représentant de l'accusation avait demandé 18 mois de prison.

Cette peine, éventuellement aménageable, est "sévère", à la hauteur de la "gravité" des faits reprochés, a énoncé la présidente de la 16ème chambre, Isabelle Prévost-Desprez.

"Vous saviez parfaitement que votre fils partait en Syrie, voyage financé notamment grâce à vous", a détaillé la magistrate. "Il n'est pas nécessaire que vous soyez vous-même convaincue" par l'idéologie de l'organisation État islamique pour être déclarée coupable de financement, a-t-elle ajouté, en pointant aussi "l'admiration" de Nathalie Haddadi pour son fils.

Jugé par défaut en l'absence de certitude sur sa mort, ce fils, Belabbas Bounaga, a été condamné à 10 ans d'emprisonnement assortis d'un mandat d'arrêt.

Également poursuivis pour financement, le meilleur ami du jihadiste a été condamné à trois ans de prison et immédiatement incarcéré, et le fils cadet de Nathalie Haddadi à un an avec sursis.

- "Mère éplorée" -

Nathalie Haddadi, petite femme brune à la voix fluette, a éclaté en sanglots à sa sortie de l'audience.

"J'ai du mal à croire qu'on m'associe au financement du terrorisme. J'ai aidé mon fils" notamment pour "manger", "je n'ai jamais envoyé d'argent en Syrie ou en Turquie", avait-elle déclaré un peu plus tôt.

Dans le détail, la justice reprochait à cette musulmane non pratiquante, conseillère commerciale en Alsace, d'avoir payé des billets d'avion pour l'Algérie à son fils qui y aurait rejoint son père début novembre 2015. Radicalisé en prison, il était au moment de son départ visé par une interdiction de sortie du territoire français.

Elle était aussi accusée d'avoir caché aux autorités le passeport de son fils et, surtout, de lui avoir ensuite fait parvenir quelque 2.800 euros alors qu'il voyageait en Malaisie.

De Malaisie, il finit par rejoindre l'organisation jihadiste État islamique (EI) en Syrie. En août 2016, sa mère avait reçu un appel lui annonçant sa mort, à 21 ans.

Nathalie Haddadi avait soutenu avoir envoyé son fils chez son père pour le remettre dans le droit chemin et l'avoir ensuite aidé financièrement lorsqu'il était en vacances en Malaisie.

"Nous allons immédiatement faire appel", "c'est une question de principe, 2.000 parents français sont concernés par la situation de Mme Haddadi" et "il ne faut pas que ça fasse jurisprudence", s'est emporté son avocat, Me Hervé Denis.

Condamner "une mère de famille éplorée", "ce n'est pas de la dureté, c'est de la méchanceté", a-t-il lancé, dénonçant un dossier "jugé dans des conditions indignes".

L'audience, le 5 septembre, s'était déroulée dans une ambiance délétère et jusqu'à 4H00 du matin.

Si ce type de procès est rare, ce n'était "pas la première fois" qu'un parent de jihadiste comparaissait pour financement du terrorisme, avait précisé le procureur.

Véronique Roy, dont le fils Quentin est présumé mort en Syrie, était venue témoigner en faveur de Nathalie Haddadi : "Il y a une espèce de disproportion. Nous, on a perdu nos enfants. On est morts, mais on a l'apparence d'être vivants".

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