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La France va accueillir les premiers réfugiés évacués de Libye par le HCR

| AFP | 594 | Aucun vote sur cette news
Des réfugiés évacués de la Libye se dirigent vers le siège de l'Ofpra (Office français de protection de réfugiés et apatrides) à Niamey, au Niger
Des réfugiés évacués de la Libye se dirigent vers le siège de l'Ofpra (Office français de protection de réfugiés et apatrides) à Niamey, au Niger ( Sia KAMBOU / AFP )

La France va accueillir les premiers réfugiés évacués de Libye par le HCR au Niger, a annoncé lundi à l'AFP Pascal Brice, le directeur général de l'Ofpra (Office français de protection de réfugiés et apatrides) à l'issue d'une mission à Niamey.

Ces réfugiés, arrivés à Niamey le 11 novembre, devraient gagner la France "au plus tard en janvier", a-t-on indiqué au ministère de l'Intérieur. Ils avaient bénéficié de la première évacuation de Libye, où règne le chaos, menée par le Haut comissariat aux réfugiés (HCR) des Nations unies.

Il s'agit d'un groupe de 25 personnes, Erythréens, Ethiopiens et Soudanais, et comprenant "15 femmes et quatre enfants", a précisé à l'AFP Pascal Brice, au terme de cette mission qui a également permis d'entendre 47 réfugiés vivant actuellement au Niger.

"Une mission Ofpra/HCR vient de se rendre au Niger après le Tchad pour protéger les réfugiés, y compris ceux évacués de Libye. J'appelle nos partenaires à rejoindre la France dans cette mobilisation pour éviter les horribles exactions subies sur les routes migratoires", a tweeté le chef de l'Etat Emmanuel Macron lundi matin.

Le HCR avait présenté à l'Ofpra une liste de personnes repérées pour leur besoin de protection et celles qui seront retenues, après une évaluation sécuritaire, obtiendront le statut de réfugié "très rapidement" après leur arrivée en France, a précisé M. Brice.

Pascal Brice, directeur général de l'Ofpra, le 16 septembre 2015 dans un centre pour réfugiés à Cergy
Pascal Brice, directeur général de l'Ofpra, le 16 septembre 2015 dans un centre pour réfugiés à Cergy ( JACQUES DEMARTHON / AFP/Archives )

Ils seront d'abord hébergés en structures collectives, "le temps de leur donner un certain nombre de clés sur la vie en France", a-t-on précisé à la DGEF (Direction générale des étrangers en France) qui coordonne l'opération de réinstallation. Après ce sas de quelques mois, une nouveauté dans les processus de réinstallation, ils seront orientés vers des logements classiques.

"C'est d'abord une manière de sauver des personnes qui sortaient d'un véritable enfer, avec des tortures, des viols, des enlèvements d'enfants", explique M. Brice.

Cette semaine encore, un reportage de CNN montrant des migrants vendus aux enchères a provoqué une forte émotion, suscitant des réactions indignées en Afrique et à l'ONU.

Les réfugiés entendus de jeudi à samedi pouvaient témoigner d'un parcours traumatique, notamment les femmes, "presque toutes victimes de violences sexuelles" selon M. Brice.

Fanous, Erythréenne de 20 ans, (les prénoms ont été changés), a connu les centres de rétention en Libye où "on vous frappe et on ne vous donne pas à manger". Mais "le pire, c'était ce que j'ai vécu au Soudan", où elle a dû se mettre entre les mains des passeurs. Leur simple évocation la fait fondre en larmes.

- "Miracle" -

Aujourd'hui logés dans un quartier résidentiel de Niamey, les réfugiés attendent avec impatience la réponse de l'Ofpra.

"Les enfants ont hâte d'aller à l'école", explique Samia, trois garçons et une petite fille de 40 jours dans les bras, dont le mari a été enlevé dans la rue en Libye.

Une représentante du HCR (c) avec des réfugiés évacués de Libye, le 17 novembre 2017 dans un centre à Niamey, au Niger
Une représentante du HCR (c) avec des réfugiés évacués de Libye, le 17 novembre 2017 dans un centre à Niamey, au Niger ( Sia KAMBOU / AFP )

Avec cette évacuation, "on a fait des miracles", assure Alessandra Morelli, responsable du HCR à Niamey. L'incertitude a pesé jusqu'au dernier moment: "L'aéroport pouvait fermer pour des raisons de sécurité". Mais il a aussi fallu mettre à contribution les autorités nigériennes, la Croix-rouge, l'OIM (Organisation internationale pour les migrations)...

Ainsi que les autorités françaises, qui mettaient alors sur pied leurs propres dispositifs pour aller chercher des réfugiés au Niger et au Tchad, conformément à l'engagement d'Emmanuel Macron qui a fixé un objectf de 3.000 personnes d'ici 2019.

"La mission française a tout de suite intégré qu'il y ait des évacués de Libye" dans les opérations au Niger, assure Pascal Brice.

Le chiffre de 25 personnes peut sembler dérisoire, par rapport aux 44.000 réfugiés enregistrés par le HCR en Libye. Mais "on est convaincu qu'il y aura d'autres opérations", assure Mme Morelli.

"L'enjeu maintenant est que d'autres pays, Européens, Américains, Canadiens, se joignent à cette démarche", avance M. Brice.

La France aussi va continuer ses missions, après les premières menées au Niger la semaine dernière et au Tchad fin octobre. Avec une nouveauté, dans la détermination des critères: à côté du besoin de recevoir l'asile, la France a pour la première fois essayé de repérer les réfugiés déterminés à gagner l'Europe quel qu'en soit le prix.

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