5 361.45 PTS
-0.09 %
5 359.50
-0.02 %
SBF 120 PTS
4 271.30
+0.02 %
DAX PTS
13 121.84
-0.35 %
Dowjones PTS
23 590.83
+0.69 %
6 378.63
+0.00 %
Nikkei PTS
22 523.15
+0.48 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

L'ONU va se réunir sur la crise des Rohingyas

| AFP | 132 | Aucun vote sur cette news
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi speaks à Pékin le 7 septembre 2017
Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi speaks à Pékin le 7 septembre 2017 ( Etienne Oliveau / POOL/AFP )

L'ONU, qui a dénoncé un "nettoyage ethnique", va réunir mercredi son conseil de sécurité afin de discuter de la crise des Rohingyas dont plus de 310.000 se sont réfugiés au Bangladesh depuis fin août pour fuir les violences en Birmanie.

A la frontière, les organisations internationales peinent à prendre en charge un tel afflux de réfugiés: malades, blessés pour certains, affaiblis et affamés, ils arrivent complètement démunis dans une zone où les camps sont déjà surpeuplés.

"Avant cette dernière crise, les ONG travaillaient déjà sur le terrain, mais l'afflux a submergé les services en place", a expliqué Robert Watkins, le coordonnateur des Nations unies au Bangladesh, ajoutant que la "vague de réfugiés ne semblaient pas faiblir".

A la demande du Royaume-Uni et de la Suède, le Conseil de sécurité de l'ONU a donc décidé de se réunir pour évoquer ce dossier malgré la résistance de la Chine, principal partenaire économique de la Birmanie.

Réunion du conseil de sécurité de l'ONU consacré à la Corée du Nord le 11 septembre 2017 à New York
Réunion du conseil de sécurité de l'ONU consacré à la Corée du Nord le 11 septembre 2017 à New York ( KENA BETANCUR / AFP )

Mardi, Pékin a réitéré son "soutien" à la Birmanie et aux "efforts" des autorités birmanes pour "préserver la stabilité" dans l'ouest du pays.

"Nous pensons que la communauté internationale devrait soutenir les efforts de la Birmanie pour préserver la stabilité de son développement national", a dit le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein, avait estimé lundi que "la situation semble être un exemple classique de nettoyage ethnique".

"Nous avons reçu de multiples rapports et des images satellites montrant des forces de sécurité et des milices locales brûlant des villages rohingyas, et des informations cohérentes faisant état d'exécutions extrajudiciaires, y compris de tirs sur des civils en fuite", avait-il déclaré.

Cette nouvelle flambée de violences, dans une région souvent en proie aux troubles, a commencé fin août avec des attaques de rebelles rohingyas contre la police birmane, qui ont déclenché une répression de l'armée. Bilan, plus de 400 morts, la plupart rohingyas, selon l'armée, l'ONU évoquant plus de 1.000.

Les Rohingyas : minorité apatride et en fuite
Les Rohingyas : minorité apatride et en fuite ( Gal ROMA / AFP )

Les rebelles ont déclaré dimanche un cessez-le-feu unilatéral d'un mois, mais le gouvernement birman a répondu qu'il ne négociait pas avec des "terroristes".

La Première ministre bangladaise, Sheikh Hasina, qui est en visite dans les camps mardi, a affirmé dans la nuit devant les députés que c'était à la Birmanie de "résoudre" cette crise.

"Les Rohingyas sont des citoyens birmans. Ils se voient retirer leur citoyenneté par phase et sont forcés de quitter le pays", a-t-elle déclaré.

- 'Opération militaire cruelle' -

Traités comme des étrangers en Birmanie, un pays à plus de 90% bouddhiste, les Rohingyas sont apatrides même si certains vivent dans le pays depuis des générations.

Ils sont victimes de multiples discriminations - travail forcé, extorsion, restrictions à la liberté de mouvement, règles de mariage injustes et confiscation des terres.

"J'appelle le gouvernement à mettre un terme à son opération militaire cruelle" et aux "discriminations généralisées" dont souffrent les Rohingyas, et enquêter sur "toutes les violations", a dit M. Zeid.

Mais dans une déclaration sans ambiguïté, le chef de l'armée birmane a affirmé que les "+Rohingyas+ ne font pas partie de l'histoire du pays".

Crise des Rohingyas
Crise des Rohingyas ( Gal ROMA / AFP )

Et la diplomatie birmane, dirigée par Aung San Suu Kyi, a maintenu lundi soir son soutien à l'armée: elle a assuré que "les forces de sécurité ont reçu pour instructions" d'"éviter des dommages collatéraux et que des civils innocents soient blessés lors de leur mission légitime de restauration de l'ordre".

La prix Nobel de la paix est très critiquée sur la scène internationale pour sa retenue et sa froideur sur ce sujet.

D'autres prix Nobel de la paix, Malala Yousafzai et l'archevêque sud-africain Desmond Tutu puis le dalaï lama, leader spirituel des Tibétains, admiré par Aung San Suu Kyi, l'ont appelée à intervenir dans cette crise.

La tâche d'Aung San Suu Kyi est compliquée par la montée des bouddhistes extrémistes ces dernières années et par la grande autonomie de l'armée birmane, qui reste toute puissante dans cette zone de conflit.

Une femme de la minorité musulmane rohingya arrive de Birmanie à Teknaf au Bangladesh le 7 septembre 2017
Une femme de la minorité musulmane rohingya arrive de Birmanie à Teknaf au Bangladesh le 7 septembre 2017 ( K M ASAD / AFP/Archives )

Dimanche soir, la police a dû intervenir dans le centre du pays pour disperser une foule de 400 personnes jetant des pierres sur une boucherie musulmane, premières violences intercommunautaires suscitées par les attaques de la rébellion musulmane rohingya fin août.

En 2012, de violents affrontements avaient éclaté dans le pays entre bouddhistes et musulmans faisant près de 200 morts, principalement des musulmans. Les violences antimusulmans étaient alors souvent parties de foules bouddhistes en colère.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 30 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/11/2017

Rubis évolue sur de nouveaux sommets en bourse, en hausse de 2,4% à 59,8 euros en fin de matinée...

Publié le 22/11/2017

Si certains observateurs se plaignent régulièrement de l'impéritie financière d'EDF (+1,4% à 10,195 euros), il semble que dans le financement de la construction de la centrale nucléaire…

Publié le 22/11/2017

Les opérations SRD cesseront le 28 novembre...

Publié le 22/11/2017

Avoir un socle d'actionnaires stable correspond à la nature même de notre métier

Publié le 22/11/2017

Troisième trimestre légèrement inférieur aux attentes

CONTENUS SPONSORISÉS