5 345.90 PTS
-0.21 %
5 346.0
-0.21 %
SBF 120 PTS
4 260.53
-0.32 %
DAX PTS
13 070.52
+0.02 %
Dowjones PTS
24 508.66
+0.00 %
6 389.91
+0.00 %
Nikkei PTS
22 553.22
-0.62 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

L'itinéraire fou d'un jeune danseur de Damas à la tour Eiffel

| AFP | 293 | Aucun vote sur cette news
Le danseur Ahmad Joudeh, réfugié palestinien qui a grandi dans le camp de Yarmouk en Syrie, le 18 juillet 2017 à Paris
Le danseur Ahmad Joudeh, réfugié palestinien qui a grandi dans le camp de Yarmouk en Syrie, le 18 juillet 2017 à Paris ( JOEL SAGET / AFP )

Il y a encore un an, Ahmad dansait dans les ruines de Palmyre et de Damas, au péril de sa vie. Celui que l'on surnomme "le Billy Elliot syrien" poursuit désormais son apprentissage aux Pays-Bas et s'apprête à vivre un rêve en dansant jeudi soir devant la tour Eiffel à Paris.

Quelques minutes de grâce sur le parvis des droits de l'homme au Trocadéro pour délivrer un message de paix, sur une chanson spécialement écrite pour lui et interprétée par le chanteur Sanga, un de ses admirateurs devenu son ami, et une chorale gospel.

"Le début de nombreux autres spectacles ensemble", espère le danseur de 27 ans, pour la première fois à Paris. "J'ai envie de donner une bonne image des jeunes Syriens. Il n'y a pas que l'Etat islamique, il y a aussi des jeunes qui boivent et qui dansent", explique-t-il à l'AFP, dans un très bon anglais et devant une bière.

L'histoire d'Ahmad Joudeh, réfugié palestinien qui a grandi dans le camp de Yarmouk en Syrie, a fait le tour du monde.

D'abord repéré en 2014 dans un télé-crochet ("So you think you can dance") pour découvrir les danseurs du monde arabe, il accède à la notoriété deux ans plus tard grâce un reportage d'un journaliste néerlandais vu des millions de fois sur internet et les réseaux sociaux, intitulé "Dance or die".

"Danser ou mourir". Comme la devise qu'il s'est fait tatouer en sanskrit, dans le cou. "A l'endroit où on tranche les têtes", explique celui qui était menacé de mort en Syrie par l'EI.

Ahmad Joudeh, jeune danseur de Damas, à Paris, le 18 juillet 2017
Ahmad Joudeh, jeune danseur de Damas, à Paris, le 18 juillet 2017 ( JOEL SAGET / AFP )

Dans ce reportage très émouvant qui a bouleversé sa vie, Ahmad explique son amour de la danse avec en arrière-fond des bruits de tir. Il danse sur les toits d'immeubles délabrés, au milieu des ruines de Palmyre, ville prise et reprise par l'Etat islamique et théâtre d'exécutions.

- "Aider les gens" -

"J'ai toujours dansé pour faire face aux difficultés de la vie", explique le jeune homme, tout juste débarqué d'Amsterdam, où il vit désormais.

Déjà enfant, il a dû se battre et subir les coups de son père qui s'opposait à sa vocation. "C'est la première fois que je me suis dit, c'est +la danse ou la mort+", affirme-t-il.

Résolu à faire oublier à l'école qu'il est un réfugié, sans passeport, ni nationalité, Ahmad veut s'imposer dans cette discipline qui lui apporte "bonheur" et "liberté".

Il se forme pendant des années à la principale compagnie de danse de Syrie et à l'Institut des arts dramatiques de Damas. Durant son temps libre, il transmet sa passion à des enfants.

La guerre, la mort de proches et les menaces n'entame en rien sa détermination. Au contraire. Les drames vécus et les horreurs vues nourrissent son art, comme ce mouvement d'un corps tombant à la renverse qu'il utilise pour "se sortir des trucs de la tête", souffle-t-il.

Repéré par les dirigeants du ballet national d'Amsterdam, Ahmad vit depuis neuf mois aux Pays-Bas où il se perfectionne et participe à la vie de la troupe.

Le danseur Ahmad Joudeh, réfugié palestinien qui a grandi dans le camp de Yarmouk en Syrie, le 18 juillet 2017 à Paris
Le danseur Ahmad Joudeh, réfugié palestinien qui a grandi dans le camp de Yarmouk en Syrie, le 18 juillet 2017 à Paris ( JOEL SAGET / AFP )

"Je me sens coupable d'être heureux", lance-t-il, avant d'expliquer qu'il envoie tout ce qu'il gagne en Syrie, où vit toujours sa mère. Il espère la faire venir en France.

Son rêve est plus que jamais de retourner dans son pays et d'y "aider les gens", à la manière de l'actrice Angelina Jolie dont il admire l'engagement humanitaire.

Et pourquoi pas, de créer un ballet national syrien, pour continuer à faire vivre sa passion.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 15/12/2017

bioMérieux a un nouveau patron...

Publié le 15/12/2017

thierry Ehrmann fondateur et PDG d'Artprice:   "Le vote de la F.C.C. de la nuit dernière est l'événement le plus positif et marquant dans l'Histoire…

Publié le 15/12/2017

Qu'il doit tarder au management d'H&M (-13,68% à 172,9 couronnes suédoises) de tourner définitivement la page de ce terrible exercice 2016/2017, clos fin novembre, qui a vu le cours de l'action…

Publié le 15/12/2017

"General Electric est en ligne avec les engagements pris en 2014 et que GE mettra tout en œuvre afin d’être en mesure de les tenir, à leur échéance prévue fin 2018. Le prochain comité de…

Publié le 15/12/2017

Le rapprochement entre le Groupe PSA et les activités européennes de Général Motors va déboucher sur la mise en place d'une nouvelle organisation des...

CONTENUS SPONSORISÉS