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Islande: une coalition difficile à trouver après les législatives

| AFP | 596 | Aucun vote sur cette news
le Premier ministre islandais Bjarni Benediktsson, le 28 octobre 2017 à Reykjavik, en Islande
le Premier ministre islandais Bjarni Benediktsson, le 28 octobre 2017 à Reykjavik, en Islande ( Halldor KOLBEINS / AFP )

Affaibli par les affaires, le Premier ministre conservateur islandais Bjarni Benediktsson est arrivé en tête aux législatives anticipées de samedi mais la dispersion des voix va compliquer la recherche d'une coalition viable.

Selon les résultats définitifs de ce scrutin à un tour publiés dimanche, le Parti de l'indépendance du chef du gouvernement a remporté 16 sièges sur 63 à l'Althingi, le Parlement monocaméral. Il a perdu cinq sièges par rapport à l'assemblée sortante.

La participation s'est établie à 81% et aucun parti ne s'est assuré la majorité de 32 sièges.

Le président Gudni Johannesson a invité les leaders des huit partis ayant obtenu des sièges à sa résidence lundi. Il les rencontrera un par un avant de décider qui aura le mandat de former une coalition.

Selon le système islandais, le président du pays, qui a un rôle essentiellement protocolaire, charge habituellement le chef du parti arrivé en tête de former un gouvernement.

Katrin Jakobsdottir, présidente du mouvement Gauche-Verts, le 28 octobre 2017 à Reykjavik
Katrin Jakobsdottir, présidente du mouvement Gauche-Verts, le 28 octobre 2017 à Reykjavik ( Halldor KOLBEINS / AFP )

Le parti de Bjarni Benediktsson était talonné par le mouvement Gauche-Verts de Katrin Jakobsdottir, qui obtient 11 sièges, devant les sociaux-démocrates (7 sièges) et les Pirates (contestataires, 6 sièges).

La formation d'une majorité de droite ou de gauche pourrait prendre des semaines, voire des mois comme en 2016, lorsque les négociations pour former une coalition avaient duré trois mois.

"Je me félicite que nous soyons en tête, mais les choses sont très compliquées. Je suis optimiste quant à notre capacité à former un gouvernement", a déclaré M. Benediktsson à l'AFP dans la nuit.

- Mouvement anti-establishment -

M. Benediktsson a été cité dans les Panama Papers et accusé dans des enquêtes de presse d'avoir vendu des actifs à la veille de la crise de 2008 dans des circonstances douteuses.

Des électeurs votent pour les législatives à Reykjavik, le 28 octobre 2017
Des électeurs votent pour les législatives à Reykjavik, le 28 octobre 2017 ( Halldor KOLBEINS / AFP )

Elu Premier ministre en janvier 2017, il a vu sa coalition tomber au bout de neuf mois après le retrait d'un petit parti, qu'il a accusé d'avoir couvert son père dans un sordide imbroglio judiciaire.

Il a dans la foulée convoqué de nouvelles législatives, les quatrièmes depuis la crise de 2008 qui avait plongé la nation nordique dans le marasme, mis au jour les liens étroits entre élites politiques et économiques, mais aussi fait émerger un mouvement populaire "anti-establishment".

La principale rivale de Benediktsson, Katrin Jakobsdottir, aurait besoin d'au moins cinq alliés, selon des analystes, pour construire une majorité de 32 sièges et détrôner les conservateurs.

"Je m'inquiète que nous ayons à affronter des discussions longues et interminables avec les tentatives pour former un gouvernement", a déclaré à l'AFP Arnar Thor Jonsson, professeur de droit à l'université de Reykjavik.

Selon des analystes, une coalition de trois partis dont les deux principaux permettrait d'assurer un gouvernement fort mais le Parti des indépendants et le Mouvement Gauche-Verts sont idéologiquement aux antipodes.

"Les Gauche-Verts devraient avaler leur fierté. Ce serait probablement le gouvernement le plus stable", estime Egill Helgason, commentatrice politique pour Ruv.

- Croissance contre affaires -

L'Althingi, le parlement islandais
L'Althingi, le parlement islandais ( Laurence SAUBADU / AFP/Archives )

Interrogée par l'AFP, Mme Jakobsdottir a gardé ouvertes toutes les options. "Nous avons huit partis représentés au Parlement et il n'y a pas de majorité évidente. Tous sont ouverts au dialogue", a-t-elle dit.

Le Centre, créé il y a à peine quelques semaines, a obtenu sept sièges mais le CV de son dirigeant, l'ancien Premier ministre Sigmundur David Gunnlaugsson, qui a démissionné en 2016 après avoir été cité dans les Panama Papers, hypothèque sa participation à un cabinet.

Bien qu'elle ait été ministre dans le gouvernement de centre-gauche (2009-2013) chargé de gérer l'après-crise, Katrin Jakobsdottir fédère une partie du mouvement anti-establishment.

Femme de gauche à la réputation de probité, cette ancienne journaliste de 41 ans jouit d'une grande popularité. Près d'un Islandais sur deux souhaite qu'elle soit Première ministre.

M. Benediktsson a lui tout misé sur son bilan économique.

De fait, les indicateurs sont au vert en Islande: après 7,2% en 2016, le pays affiche encore une croissance vigoureuse (3,4% au deuxième trimestre), un taux de chômage quasi résiduel, des investissements et des touristes qui déferlent.

Ministre des Finances et de l'Economie entre 2013 et 2017, M. Benediktsson, héritier d'une famille fortunée de l'île, est devenu Premier ministre en janvier 2017 à la faveur de l'échec de la gauche à signer un programme de majorité à l'issue des législatives anticipées d'octobre 2016.

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