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L'Iran avoue avoir abattu l'avion ukrainien, tensions au Moyen-Orient

| AFP | 480 | Aucun vote sur cette news
Un autel à la mémoire des victimes ukrainiennes de l'avion civil ukrainien abattu
Un autel à la mémoire des victimes ukrainiennes de l'avion civil ukrainien abattu "par erreur" par l'Iran, à l'aéroport international de Kiev, le 11 janvier 2020 ( Sergei SUPINSKY / AFP )

L'Iran a reconnu samedi avoir abattu "par erreur" à l'aide d'un missile un avion civil ukrainien avec 176 personnes à bord, l'Agence européenne de la sécurité aérienne recommandant d'éviter le ciel iranien "jusqu'à nouvel ordre", sur fond de vives tensions dans la région.

Au Canada, dont un grand nombre de ressortissants figurent parmi les victimes, le Premier ministre Justin Trudeau a annoncé avoir demandé à l'Iran de faire "toute la lumière" sur les raisons du drame survenu mercredi et annoncé l'arrivée dans les prochaines heures à Téhéran d'une équipe d'enquêteurs canadiens. Il s'est dit "furieux".

A Téhéran, la police a dispersé des étudiants lors d'un rassemblement à la mémoire des victimes, majoritairement des Iraniens et des Canadiens dont des binationaux, selon l'agence iranienne Fars. Ils ont scandé des slogans "antirégime", selon la télévision d'Etat.

Le rassemblement s'est transformé en manifestation de colère et la foule a lancé des slogans dénonçant "les menteurs" et réclamant des poursuites contre les responsables du drame et ceux qui, selon elle, ont tenté de le couvrir, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Le président américain Donald Trump a tweeté en anglais et en farsi au peuple iranien qu'il se tenait "à ses côtés". "Nous suivons de près vos manifestations, et votre courage nous inspire", a-t-il ajouté. Il a également averti le régime iranien qu'il ne pouvait "pas y avoir un autre massacre de manifestants pacifiques", en référence au mouvement de contestation de novembre, violemment réprimé selon Amnesty International.

Tout en présentant ses "excuses" après le drame, le chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif a déploré une "erreur humaine en des temps de crise causée par l'aventurisme américain (qui) a mené au désastre".

Le Moyen-Orient est le théâtre de fortes tensions entre les Etats-Unis et l'Iran, ennemis jurés, surtout depuis l'élimination le 3 janvier du puissant général Qassem Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, dans un raid américain à Bagdad.

L'Iran a juré de venger sa mort et mercredi avant l'aube, le jour du vol fatal du Boeing 737, ses forces armées ont tiré des missiles sur des bases abritant des soldats américains en Irak, sans y faire de victimes.

"La mauvaise décision"

Le vol PS752 de la compagnie Ukraine Airlines International (UAI) s'est écrasé avant l'aube très vite après son décollage de Téhéran. Parmi les victimes figurent aussi des Afghans, des Britanniques, des Suédois et des Ukrainiens.

Dans une spectaculaire volte-face, l'Iran a reconnu avoir abattu "par erreur" le Boeing 737, après avoir catégoriquement nié des accusations de plusieurs pays dont le Canada.

"L'enquête des forces armées a conclu que de manière regrettable des missiles lancés par erreur ont provoqué le crash de l'avion ukrainien", a affirmé le président Hassan Rohani, parlant d'une "grande tragédie" et d'une "erreur impardonnable".

Le guide suprême d'Iran Ali Khamenei a été prévenu vendredi qu'une erreur humaine était à l'origine de la catastrophe et a donné l'ordre que la vérité soit révélée, selon Fars.

Un autel à la mémoire des victimes ukrainiennes de l'avion civil ukrainien abattu
Un autel à la mémoire des victimes ukrainiennes de l'avion civil ukrainien abattu "par erreur" par l'Iran, à l'aéroport international de Kiev, le 11 janvier 2020 ( Sergei SUPINSKY / AFP )

Dans un communiqué, les forces armées ont expliqué que l'appareil avait été pris pour une "cible hostile".

Le général de brigade Amirali Hajizadeh, commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran, a endossé la "responsabilité totale" du drame.

"J'aurais préféré mourir plutôt que d'assister à un tel accident. La nuit de l'accident (...) l'état d'alerte était au niveau guerre", à cause des menaces américaines, a-t-il déclaré à la télévision.

Le soldat chargé de tirer a pris l'avion pour un "missile de croisière", a dit le général. Il a alors cherché à contacter ses supérieurs pour "obtenir une vérification" de la cible mais il n'a pu le faire car son système de communications a "apparemment été perturbé". "Il avait 10 secondes" pour décider et il "a pris la mauvaise décision", a-t-il ajouté. Le missile a explosé près de l'appareil.

Selon l'état-major, "le coupable" doit être traduit "immédiatement" en justice.

L'Ukraine réclame les corps

Dans ce contexte, l'Agence européenne de la sécurité aérienne a recommandé aux compagnies européennes de ne plus survoler l'Iran "jusqu'à nouvel ordre". Une nouvelle évaluation sera faite en début de semaine.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau lors d'une conférence de presse à Ottawa, le 11 janvier 2020
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau lors d'une conférence de presse à Ottawa, le 11 janvier 2020 ( Dave Chan / AFP )

De nombreuses compagnies aériennes, dont Air France et Lufthansa, avaient déjà annoncé la suspension de leur survol des espaces aériens iranien et irakien voisin.

Un haut responsable de l'administration américaine a déploré samedi "un terrible tragédie", résultat d'une "épouvantable erreur".

L'Ukraine a indiqué que M. Rohani, qui s'est excusé auprès de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, avait promis de punir les coupables. Le président ukrainien a dit attendre "le paiement de compensations" et "le retour des corps des victimes".

L'ambassadeur du Royaume-Uni en Iran a été brièvement arrêté, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab, qui a dénoncé "une violation flagrante de la législation internationale". Selon le Daily Mail, l'ambassadeur a été interpellé pour avoir prétendument "incité" les manifestants à Téhéran qui exprimaient leur colère.

Les Etats-Unis ont appelé l'Iran à s'excuser pour cette arrestation.

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