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L'ex-patron de la lutte antidrogue mis en examen pour complicité de trafic de stupéfiants

| AFP | 260 | Aucun vote sur cette news
François Thierry, ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, le 14 décembre 2012 à Nanterre près de Paris
François Thierry, ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, le 14 décembre 2012 à Nanterre près de Paris ( PATRICK KOVARIK / AFP/Archives )

François Thierry, ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, a été mis en examen pour complicité de trafic de stupéfiants dans l'une des enquêtes qui mettent en lumière les relations troubles nouées entre "stups" et indics pour faire tomber les réseaux.

L'ancien patron emblématique de l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) est soupçonné d'avoir favorisé l'entrée en France de drogue avec l'aide d'un important "indic", lourdement condamné dans le passé pour trafic de stupéfiants.

Les juges Baudoin Thouvenot et Marc Sommerer de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) ont convoqué jeudi après-midi le policier pour l'entendre dans leur enquête sur la saisie record, le 17 octobre 2015, de sept tonnes de cannabis à Paris qui lui avait déjà valu une garde à vue en mars à l'IGPN, la "police des polices".

Au terme d'une audition qui s'est achevée tard dans la soirée, ils ont retenu sa mise en examen notamment pour "complicité d'acquisition de stupéfiants", selon une source proche du dossier.

Une "mise en examen injuste, hypocrite et scandaleuse", a réagi auprès de l'AFP Francis Szpiner, l'avocat de François Thierry, désormais en poste à la Sous-direction antiterroriste (Sdat).

Au-delà de la gestion controversée des "tontons", au coeur de deux autres enquêtes à Paris, l'affaire d'Exelmans a aussi mis au jour des rivalités entre douanes et police. Au total, treize personnes sont déjà mises en examen dans ce dossier.

- "Dissimulée" -

Un "renseignement" obtenu le jour même avait abouti à la saisie par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) de sept tonnes de cannabis entreposées dans des camionnettes stationnées boulevard Exelmans, dans le cossu XVIe arrondissement de Paris. La saisie avait été saluée par le président à l'époque, François Hollande, et l'enquête immédiatement confiée à l'Ocrtis.

Mais très vite des soupçons avaient terni la belle opération lorsqu'un douanier avait révélé le rôle de Sofiane Hambli, un informateur de premier plan de l'Ocrtis géré personnellement par François Thierry, et connu comme un trafiquant de haut vol, selon des éléments de l'enquête dont a eu connaissance l'AFP.

Pour le procureur de Paris François Molins, cela relève d'une "information majeure" jusqu'alors "dissimulée", selon une note versée à la procédure. Aux yeux des enquêteurs, Hambli est bien plus qu'un informateur et "le simple logisticien" décrit par son officier traitant. "Il apparaît comme l'un des responsables du trafic lui-même", affirme une source proche de l'enquête.

Trois jours après la saisie, François Thierry avait reconnu que la drogue partie du Maroc s'inscrivait dans le cadre d'une opération secrète de l'Ocrtis destinée, en lien avec Hambli, à infiltrer des réseaux. Dans la foulée, l'Ocrtis avait été dessaisi de l'enquête.

Mais jusqu'à quel point les autorités judiciaires ont-elles été informées? Combien de tonnes sont-elles arrivées en France sous couvert de la livraison surveillée? Et combien ont-elles échappé à la saisie? En plus des sept tonnes interceptées à Paris, les enquêteurs ont fait le lien avec six autres tonnes saisies en Belgique et deux autres à Nantes, selon une source proche de l'enquête.

Dans une note transmise le 28 octobre 2015 à sa hiérarchie et dont a eu connaissance l'AFP, l'ancien patron de police détaillait la "rentabilité" du "tonton", selon lui à l'origine de la saisie de 60 tonnes de résine de cannabis notamment. Pourtant, le parquet de Paris affirme n'avoir appris l'existence de cet "indic" qu'en mars 2015, sans avoir été informé ensuite de son implication dans des procédures en cours, selon une source proche du dossier.

"Cet informateur a donné suffisamment d'affaires, son implication était connue des magistrats", estime l'avocat du policier, qui songe à demander le dépaysement de l'affaire.

"On a affaire à des magistrats amnésiques, ils ont entrepris de démolir ce qu'ils ont érigé pendant des années avec la police", a accusé Joseph Cohen-Sabban, l'avocat de l'"indic". Il demande l'audition de plusieurs magistrats.

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