En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 494.17 PTS
+0.78 %
5 475.50
+0.65 %
SBF 120 PTS
4 397.14
+0.71 %
DAX PTS
12 430.88
+0.85 %
Dowjones PTS
26 743.50
+0.32 %
7 531.07
-0.50 %
1.175
+0.00 %

L'échec des pourparlers de Genève fait craindre une escalade au Yémen

| AFP | 223 | Aucun vote sur cette news
Un Yéménite fait le
Un Yéménite fait le "V" de la victoire en passant près de pneus incendiés lors de manifestations contre l'inflation et le coût de la vie, à Aden, dans le sud du Yémen, le 8 septembre 2018 ( Saleh Al-OBEIDI / AFP )

L'échec des pourparlers de paix sur le Yémen à Genève traduit le profond degré de méfiance entre les belligérants et fait craindre une nouvelle escalade militaire, estiment des analystes.

Samedi, des consultations très attendues sous l'égide de l'ONU --les premières depuis plus de deux ans-- ont échoué avant même d'avoir commencé: après avoir posé des conditions à leur présence, les rebelles Houthis n'ont finalement pas fait le déplacement.

Les pourparlers autour de ce conflit à l'origine de "la pire crise humanitaire" au monde selon les Nations unies devaient initialement s'ouvrir jeudi.

Quelques heures après l'annonce de cet échec cuisant par le médiateur onusien Martin Griffiths, le chef des rebelles Abdel Malek al-Houthi a appelé ses partisans à la "résistance face à l'agression" du gouvernement yéménite soutenu par une coalition militaire sous commandement saoudien.

Sommant les Yéménites d'"aller aujourd'hui sur tous les fronts", M. Houthi leur a demandé de renforcer "la défense, la sécurité" et de "recruter (...) des volontaires sur le terrain", selon un discours retransmis samedi soir par la chaîne de télévision rebelle Al-Massirah.

Les Houthis, qui contrôlent de vastes régions de l'ouest et du nord dont la capitale Sanaa, sont soutenus par l'Iran.

Le processus de paix que M. Griffiths cherchait à relancer depuis des mois a été sérieusement compromis et les armes pourraient prendre le relais, estime Aleksandar Mitreski, chercheur sur le conflit yéménite à l'Université de Sydney.

Conflit au Yémen
Conflit au Yémen ( Valentina Breschi / AFP )

"Comme il n'y a pas de processus de paix à respecter, les belligérants n'auront pas de contraintes (...) sur le terrain", prévient-il.

L'échec des pourparlers risque aussi de "renforcer la conviction de la coalition que seules des pertes sur le terrain pousseront les Houthis au compromis", souligne Graham Griffith, analyste pour le cabinet de conseil Control Risks, basé aux Emirats arabes unis.

- "Déséquilibre des forces" -

Si elles avaient eu lieu, les discussions de Genève auraient été les premières entre le gouvernement yéménite et les Houthis depuis celles qui avaient duré plusieurs mois au Koweït en 2016.

Celles-ci avaient buté sur le retrait des rebelles de villes clés, comme Sanaa, et le partage du pouvoir. La délégation des Houthis avait ensuite été bloquée trois mois à Oman en raison du blocus aérien imposé par Ryad au Yémen. Ce précédent a suscité les craintes des rebelles ces derniers jours.

Jeudi, les Houthis avaient exigé leur transport dans un avion omanais, le transfèrement de blessés vers Mascate et la garantie de pouvoir rentrer à Sanaa.

"Le manque de confiance" et "le déséquilibre des forces sur le terrain" mettent à mal toute tentative de règlement politique, estime M. Mitreski.

Signe du fossé séparant le gouvernement et les rebelles, aucun face-à-face n'était de toute manière prévu à Genève.

Troisième envoyé spécial de l'ONU sur le Yémen depuis le début du conflit en 2014, Martin Griffiths s'est montré extrêmement prudent pour la suite.

"Il est trop tôt pour dire quand se tiendront les prochaines consultations", a-t-il déclaré, alors que la délégation gouvernementale lui reprochait de ne pas avoir fait suffisamment "pression" sur les Houthis.

Pour M. Mitreski, "l'ONU n'a malheureusement pas la capacité d'être le médiateur" dans ce conflit qui a fait quelque 10.000 morts, en majorité des civils.

L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, avant une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères yéménite à Genève, le 7 septembre 2018
L'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, avant une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères yéménite à Genève, le 7 septembre 2018 ( Fabrice COFFRINI / AFP )

Moins sombre, l'analyste Graham Griffith considère qu'"il reste une petite chance que l'émissaire de l'ONU puisse sauver quelque chose".

"Les opérations militaires seront probablement freinées par le fait que la conduite de la coalition sera sous une surveillance accrue" au niveau international, explique-t-il.

- Hodeida en ligne de mire -

"La seule préoccupation de la coalition menée par l'Arabie saoudite reste de gérer la réaction de la communauté internationale", renchérit M. Mitreski, alors que l'ONU a alerté sur le sort de huit millions de civils menacés par la famine.

Vendredi, alors que l'absence des Houthis laissait présager l'issue infructueuse des négociations, des affrontements ont éclaté près de la ville portuaire de Hodeida (ouest).

Tenue par les rebelles depuis octobre 2014, Hodeida est hautement stratégique, son port servant de point de transit de 70% des importations au Yémen.

Selon plusieurs sources militaires, la coalition sous commandement saoudien a progressé d'environ 16 kilomètres le long de la route côtière du district d'Al-Douraïhimi, au sud de la ville.

"Les deux prochains mois seront peut-être cruciaux concernant la lutte pour le contrôle de Hodeida. L'opération militaire (...) pourrait se poursuivre", dit M. Mitreski.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/09/2018

Paris, le 21 septembre 2018                                                                    Communiqué de mise à…

Publié le 21/09/2018

Vicat a annoncé la nomination d'Hugues Chomel comme Directeur financier du groupe, en remplacement de Jean-Pierre Souchet, Directeur général adjoint, qui devient conseiller du Président Directeur…

Publié le 21/09/2018

L'Assemblée Générale de Laurent-Perrier réunie le 21 septembre 2018 a décidé de nommer Philippe-Loïc Jacob en qualité de censeur...

Publié le 21/09/2018

Gascogne a révélé ses résultats au titre de son premier semestre 2018. Ainsi, le spécialiste du papier et de l’emballage a publié un résultat net consolidé de 5 millions d’euros, un…

Publié le 21/09/2018

Amoeba vient de publier des résultats semestriels 2018 impactés par le repositionnement de la société. Ainsi, le groupe a dévoilé une perte nette de 4,497 millions d’euros sur la période,…