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A l'ONU, Trump dénonce l'Iran mais s'isole de ses alliés

| AFP | 816 | 3 par 2 internautes
Donald Trump préside le Conseil de sécurité de l'ONU, le 26 septembre 2018 au siège des Nations unies, à New York
Donald Trump préside le Conseil de sécurité de l'ONU, le 26 septembre 2018 au siège des Nations unies, à New York ( Nicholas Kamm / AFP )

Donald Trump a dénoncé mercredi l'agressivité croissante de l'Iran et accusé la Chine de s'ingérer dans les élections américaines, apparaissant isolé face aux autres grandes puissances et ses propres alliés au Conseil de sécurité de l'ONU.

"Dans les années qui ont suivi la signature de l'accord" de 2015 censé empêcher Téhéran de fabriquer la bombe atomique, "l'agression de l'Iran n'a fait qu'augmenter", a lancé le président des Etats-Unis, qui avait lui-même convoqué cette réunion sur la non-prolifération des armes de destructions massive à l'occasion de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies.

Celui qui s'est retiré en mai de ce texte au grand dam de la communauté internationale a promis que les sanctions rétablies par Washington seraient "pleinement" en vigueur début novembre. Et seront suivies par de nouvelles mesures punitives "plus dures que jamais, pour contrer l'ensemble du comportement malveillant de l'Iran", accusé de déstabiliser le Moyen-Orient.

Face à lui, les Européens, la Russie et la Chine ont fait bloc pour défendre l'accord.

"Le fait que les Etats-Unis se soient retirés de l'accord constitue une menace pour le Traité de non-prolifération", a martelé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Si on ne sauve pas le pacte de 2015, "nous pourrions être confrontés à une montée des tensions dans l'ensemble du Moyen-Orient", a-t-il averti.

- "Victoire du multilatéralisme" -

En 2015, l'accord avec l'Iran - arrêt du programme nucléaire militaire en échange d'une levée de sanctions internationales - "avait été obtenu de haute lutte", a renchéri le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi. Il représente "une victoire pour le multilatéralisme, il contribue à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient" et "avait été entériné à l'unanimité par le Conseil de sécurité", a-t-il insisté, tout en admettant qu'"aucun accord international n'est parfait".

Pire, les alliés de Washington ont abondé dans le même sens.

L'accord "demeure le meilleur moyen d'empêcher l'Iran de développer une arme nucléaire", a souligné la Première ministre britannique Theresa May.

Le président français Emmanuel Macron, qui prône le dialogue avec Téhéran, a lui estimé que la crise iranienne ne pouvait se réduire à une "politique de sanctions". "Nous devons bâtir ensemble une stratégie de long terme", a-t-il réclamé.

Moins direct dans les critiques à l'égard de Donald Trump, Emmanuel Macron a aussi réitéré son appel à de "nouvelles négociations sur l'encadrement du nucléaire iranien au-delà de 2025/2030", sur les missiles balistiques de Téhéran et "sur la stabilité régionale".

- "Dictature corrompue" -

Absent du Conseil de sécurité dont son pays n'est pas membre actuellement, le président iranien Hassan Rohani a estimé, lors d'une conférence de presse non loin de là à New York, que les Etats-Unis finiraient "tout ou tard" par revenir dans l'accord. L'Iran, lui, y restera tant qu'il en tirera des bénéfices économiques, a-t-il promis.

En présidant le Conseil de sécurité, Donald Trump s'est montré moins virulent que la veille à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU. Par discours interposés, il s'était violemment affronté à Hassan Rohani, en appelant "toutes les nations" à "isoler" la "dictature corrompue" de Téhéran.

En retour, le président iranien l'avait accusé de chercher à le "renverser", par le biais des sanctions draconiennes comparées à un acte de "terrorisme économique".

L'Iran sous Rohani
L'Iran sous Rohani ( Gillian HANDYSIDE / AFP )

En début de semaine, tous les signataires de l'accord nucléaire de 2015, à l'exception de Washington, avaient annoncé un mécanisme complexe de troc visant à préserver les nombreuses entreprises étrangères sommées de quitter l'Iran sous peine de mesures punitives américaines.

Véritable camouflet pour Donald Trump, cette initiative a été dénoncée par l'administration américaine, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo exprimant sa "profonde déception".

Mercredi, le président américain, qui recevait le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, autre farouche pourfendeur de l'Iran, s'est toutefois montré confiant sur l'attitude de l'Europe à son égard dans le dossier iranien. "Je pense que les Européens se comporteront bien", a-t-il dit.

Donald Trump a aussi profité de cette tribune pour accuser l'Iran, mais également la Russie, d'avoir permis une "boucherie" en Syrie en soutenant le régime de Bachar al-Assad.

Surtout, il s'est autorisé une digression par rapport au thème de la réunion pour s'en prendre vivement à la Chine.

Sur fond de guerre commerciale, le président américain a directement reproché à Pékin de vouloir "interférer dans les élections" législatives de novembre aux Etats-Unis, pour empêcher, in fine, sa propre réélection dans deux ans.

"Ils ne veulent pas que je gagne, ou que nous gagnions, parce que je suis le premier président à défier la Chine sur les échanges" commerciaux, a-t-il ajouté, s'attirant un vif démenti du chef de la diplomatie chinoise.

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