En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 887.74 PTS
-0.54 %
5 893.50
-0.45 %
SBF 120 PTS
4 633.86
-0.52 %
DAX PTS
13 177.27
-0.8 %
Dow Jones PTS
27 691.49
+0. %
8 263.79
+0. %
1.101
+0.03 %

L'Allemagne critique "l'égoïsme" américain le jour aniversaire du Mur de Berlin

| AFP | 648 | 5 par 1 internautes
Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, dépose une fleur au monument de Visegrad, à l'occasion des célébrations du 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 2019
Le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, dépose une fleur au monument de Visegrad, à l'occasion des célébrations du 30e anniversaire de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 2019 ( John MACDOUGALL / AFP )

Le président allemand a exhorté samedi les Etats-Unis de Donald Trump à faire preuve de "respect" à l'égard de leurs alliés et à tourner le dos à "l'égoïsme national", lors des cérémonies des 30 ans de la chute du Mur de Berlin.

Alors que ces festivités s'annonçaient comme consensuelles, Frank-Walter Steinmeier, dont le rôle est honorifique mais qui est considéré comme l'autorité morale du pays, a mis les pieds dans le plat en soulignant à cette occasion la dégradation des relations translantiques ces dernières années.

Devant la mythique Porte de Brandebourg, symbole jusqu’en 1989 de la "division de l'Allemagne", Frank-Walter Steinmeier a décrit dans un discours le rôle prépondérant des Etats-unis, le "bras fort de l'Ouest", dans la fin du Rideau de fer il y a trois décennies.

"Nous, les Allemands, nous devons beaucoup à cette Amérique. A cette Amérique en tant que partenaire dans le respect mutuel, en tant que partenaire pour la démocratie et la liberté, contre l'égoïsme national. C'est ce que j'espère aussi à l'avenir", a asséné M. Steinmeier. Une allusion voilée, mais limpide, à l'administration actuelle à Washington.

Tensions

Donald Trump, qui n'a pas fait de visite officielle en Allemagne depuis son élection en 2016 et projette de construire un mur entre son pays et le Mexique, a lui salué samedi en l'Allemagne "un des plus précieux alliés" des Etats-Unis.

Mais du contentieux au sujet des dépenses militaires à celui concernant le commerce, les relations entre l'Allemagne et les Etats-Unis n'ont jamais été aussi tendues dans la période d'après-guerre que depuis l'élection de Donald Trump.

Au-delà, l'actuel chef de l'Etat américain a critiqué à plusieurs reprise l'Union européenne.

Le président français Emmanuel Macron s'est ainsi lui aussi cette semaine inquiété que "pour la première fois, nous avons un président américain (Donald Trump) qui ne partage pas l’idée du projet européen".

Le président allemand a aussi délivré des messages à la Nation allemande lors de cette célébration, dans un enthousiasme mesuré, de la fin du "rideau de fer".

M. Steinmeier a déploré que "de nouveaux murs (aient) été construits dans tout le pays: des murs de frustration, des murs de colère et de haine".

L'Allemagne est en effet loin d'afficher le même optimisme qu'il y a 30 ans.

La chancelière allemande Angela Merkel dépose une bougie sur un mémorial de Berlin le 9 novembre 2019 pour le trentième anniversaire de la chute du Mur.
La chancelière allemande Angela Merkel dépose une bougie sur un mémorial de Berlin le 9 novembre 2019 pour le trentième anniversaire de la chute du Mur. ( Tobias SCHWARZ / AFP )

La fracture politique et économique entre l'Est et l'Ouest du pays, plus riche, reste d'une brûlante actualité, en particulier avec le succès de l'extrême droite de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) dans l'ex-RDA communiste, où de nombreux habitants se sentent traités comme des citoyens de seconde classe.

Les coups de pioche dans cet édifice de béton de plus de 150 km de long avaient marqué la fin d'un monde coupé en deux et fait à l'époque espérer une longue ère de détente et d'unité, voire la "fin de l'Histoire".

Ces espoirs se sont aujourd'hui dissipés, avec un parfum de résurgence de la Guerre froide entre Occidentaux d'une part, Russie et Chinois de l'autre.

Défense de la démocratie

Même entre les anciens alliés à l'Ouest, les sujets de friction se multiplient. Emmanuel Macron a jeté un pavé dans la mare diplomatique en diagnostiquant que l'Otan était "en état de mort cérébrale", s'attirant une réplique inhabituellement acide de Mme Merkel, contestant la vision "radicale" de M. Macron.

Les deux dirigeants se retrouveront dimanche soir à Berlin pour un dîner informel en présence d'acteurs de la chute du Mur.

La chancelière allemande a elle aussi appelé samedi l'Europe à défendre ses valeurs fondamentales comme "la démocratie et la liberté" face aux contestations grandissantes.

Certains pays d'Europe de l'Est comme la Hongrie ou la Pologne, pourtant pionniers dans la contestation de la dictature communiste dans les années 1980, se voient aujourd'hui accusés par l'Union européenne de ne pas respecter pleinement l'Etat de droit.

Sur une note plus joyeuse, des supporteurs du club berlinois de football berlinois Hertha ont eux symboliquement abattu un "Mur" de carton dressé sur la pelouse avant le coup d'envoi d'une rencontre de championnat face à Leipzig.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

Privatisation de La Française des Jeux du 7 au 19 novembre 2019

Ouvrez dès aujourd’hui votre compte chez Bourse Direct : c'est rapide, gratuit et 100% en ligne !

Investir dans des instruments financiers comporte des risques de perte en capital, pouvant aller jusqu'à une perte totale du capital investi pour les investissements en titres de capital (actions).Le rendement et la performance d'un investissement en actions ne sont pas garantis. Nous vous invitons à consulter notre guide investisseur.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 13/11/2019

Frey lance une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription d'un montant d'environ 161,5 millions d'euros et renforce...

Publié le 13/11/2019

Société Générale annonce la nomination de Gaëlle Olivier en tant que Directrice de Société Générale pour la Région Asie-Pacifique. Elle remplace Hikaru Ogata qui a décidé de poursuivre de…

Publié le 13/11/2019

Le groupe SII a réalisé au cours du premier semestre de l'exercice 2019/2020 un chiffre d'affaires de 325,9 millions d'euros, en croissance de 10,2%. La dynamique reste solide aussi bien en France…

Publié le 13/11/2019

Le constructeur de maisons individuelles AST Groupe totalisait à fin septembre un chiffre d'affaires de 149,7 millions d'euros, en baisse de 9% en raison d'une base de comparaison défavorable.…

Publié le 13/11/2019

EOS imaging annonce la 350ème installation du système EOS au sein du Missouri Orthopaedic Institute à l'University of Missouri Health Care. Ce centre de chirurgie orthopédique propose l'offre de…