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L'Allemagne fait un pas vers une sortie de crise grâce au recul du SPD

| AFP | 492 | Aucun vote sur cette news
Le leader des sociaux-démocrates allemands, Martin Schulz, lors d'une conférence de presse, le 24 novembre 2017 à Berlin
Le leader des sociaux-démocrates allemands, Martin Schulz, lors d'une conférence de presse, le 24 novembre 2017 à Berlin ( John MACDOUGALL / AFP )

L'Allemagne a fait un pas vendredi vers une sortie de crise, le chef des sociaux-démocrates renonçant à son opposition de principe à une alliance avec Angela Merkel pour former un gouvernement.

Le patron du SPD, Martin Schulz a fait cette annonce au lendemain d'une rencontre avec le président allemand Frank-Walter Steinmeier et après une réunion nocturne des cadres du parti, certains réclamant plus de flexibilité à leur dirigeant.

"Une chose doit être claire cependant : si ces discussions devaient aboutir, d'une manière ou d'une autre, à une participation à la constitution d'un gouvernement, il reviendrait alors aux militants de notre parti de voter", a prévenu M. Schulz dans une courte déclaration à la presse.

Les intentions des sociaux-démocrates restent donc encore floues. Le SPD pourrait discuter d'une nouvelle "grande coalition" avec les conservateurs de la chancelière ou du soutien à un éventuel gouvernement minoritaire emmené par Mme Merkel, option qui n'a pas les faveurs de la chancelière.

"Il n'y aura rien d'automatique", a insisté l'ex-président du Parlement européen, évoquant "des semaines" de pourparlers à venir.

- 'Enfant qui boude' -

Il a aussi voulu dédramatiser la situation politique dans son pays actuellement privé d'une majorité pour gouverner : "l'Allemagne ne souffre pas d'une crise d'Etat, mais nous sommes dans une situation compliquée".

Angela Merkel au Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, le 21 novembre 2017 à Berlin.
Angela Merkel au Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, le 21 novembre 2017 à Berlin. ( Odd ANDERSEN / AFP/Archives )

Vice-présidente de la CDU, le parti de Mme Merkel, Julia Klöckner a "salué la bonne volonté" du SPD et insisté dans un communiqué sur le fait que son parti gardait "toujours la porte ouverte".

Ce changement de ligne constitue un recul pour M. Schulz qui, depuis son résultat humiliant aux législatives du 24 septembre, affichait une opposition de principe à la reconduction de la coalition sortante sous l'égide de la chancelière.

Ce refus avait forcé Mme Merkel à tenter de négocier une alliance, a priori contre-nature, avec les Verts et les Libéraux, des efforts qui ont échoué le 19 novembre.

Martin Schulz avait vu depuis les appels à éviter des législatives anticipées se multiplier, jusque dans son propre parti. Mais jusqu'à vendredi, il y était resté sourd.

"Le SPD ne peut pas se comporter comme un enfant qui boude", a lâché Heiko Maas, ministre sortant de la Justice.

Le chef des sociaux-démocrates a expliqué au final son revirement par "l'appel" solennel du président Steinmeier, figure respectée de la social-démocratie, qui tente une médiation afin d'éviter des législatives anticipées.

Mais M. Schulz a aussi changé de position au moment où les critiques se multipliaient avant le congrès de son parti (7-9 décembre) au cours duquel il se représente à la tête du SPD.

- Menace de l'extrême droite -

Une première rencontre réunissant la chancelière, son allié bavarois Horst Seehofer et M. Schulz aura lieu jeudi prochain sous l'égide du chef de l'Etat, a annoncé vendredi la présidence.

Des négociations pourraient se prolonger, la Constitution allemande ne fixant aucun délai pour la formation d'un gouvernement après des législatives. En attendant, Mme Merkel assure les affaires courantes.

En cas d'échec des pourparlers entre conservateurs et sociaux-démocrates, l'Allemagne ne pourra que difficilement échapper à un scrutin anticipé, ce qui serait une première dans l'Histoire d'après-guerre de ce pays.

L'organisation d'une telle élection est risquée car le paysage politique allemand a déjà vécu un séisme politique à l'issue des législatives du 24 septembre avec l'entrée fracassante de députés d'extrême droite à la chambre des députés, privant au passage le pays d'une majorité pour gouverner.

L'Alternative pour l'Allemagne (AfD), qui a promis de "faire la chasse" à Mme Merkel, pourrait même faire mieux encore en cas de nouvelles élections, au vu des sondages. Or c'est la percée de ce parti qui rend la quête d'une majorité si difficile.

En Europe aussi, on regarde de près les évolutions en Allemagne. Car sans la voix de Berlin, la réforme d'une Union européenne en crise ou la négociation du Brexit risquent d'être freinées.

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