En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 084.66 PTS
-0.63 %
5 084.50
-0.56 %
SBF 120 PTS
4 076.70
-0.66 %
DAX PTS
11 553.83
-0.31 %
Dowjones PTS
25 444.34
+0.26 %
7 107.23
-0.12 %
1.151
+0.00 %

Khashoggi: Erdogan et Trump mettent la pression sur Ryad

| AFP | 334 | Aucun vote sur cette news
Un homme déguisé en Mohammed ben Salmane avec du sang sur ses mains manifeste devant l'ambassade saoudienne à Washington le 8 octobre 2018 contre la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi après être entré au consulat saoudien à Istanbul.
Un homme déguisé en Mohammed ben Salmane avec du sang sur ses mains manifeste devant l'ambassade saoudienne à Washington le 8 octobre 2018 contre la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi après être entré au consulat saoudien à Istanbul. ( Jim WATSON / AFP )

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu jeudi que son pays ne resterait pas silencieux après la disparition à Istanbul du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, imputée à l'Arabie saoudite à laquelle Donald Trump continue de réclamer des explications.

L'éditorialiste critique du pouvoir saoudien et collaborateur du Washington Post n'a plus donné de signe de vie depuis son entrée le 2 octobre au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul. Des responsables turcs ont affirmé qu'il y avait été assassiné par des agents saoudiens. Ryad dément et maintient, sans preuve à l'appui, qu'il a quitté le bâtiment.

Le président des États-Unis a déclaré que des enquêteurs américains travaillaient avec la Turquie et l'Arabie saoudite, mais cette participation a été démentie par des sources diplomatiques turques.

"Nous allons étudier cela très, très sérieusement. Je n'aime pas cela du tout", a réaffirmé Donald Trump. "C'est un précédent terrible, terrible", a-t-il estimé.

Mais à ce stade, les pressions américaines se bornent à demander des explications à l'Arabie saoudite, allié traditionnel des États-Unis avec lequel l'administration Trump a encore renforcé les liens. La Maison Blanche et le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo se sont entretenus avec le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Un policier turc devant l'entrée du consulat saoudien à Istanbul le 11 octobre 2018.
Un policier turc devant l'entrée du consulat saoudien à Istanbul le 11 octobre 2018. ( OZAN KOSE / AFP )

Washington a aussi demandé à l'ambassadeur saoudien, rentré dans son pays, "d'apporter des informations à son retour aux États-Unis", a dit la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert. Elle a appelé, malgré "l'extrême préoccupation" aux "plus hauts niveaux" du gouvernement, à se méfier des "rumeurs" et "spéculations" qui circulent.

En revanche, le président américain a d'ores et déjà exclu un gel des ventes d'armes américaines en guise de sanctions.

- "Une montagne de preuves" -

Les Saoudiens "dépensent 110 milliards de dollars en équipements militaires et sur des choses qui créent des emplois (...) dans ce pays. Je n'aime pas l'idée de mettre fin à un investissement de 110 milliards de dollars aux États-Unis" qu'ils risqueraient de "dépenser en Russie ou en Chine", a-t-il lancé depuis la Maison Blanche.

"Si cela s'avère finalement aussi mauvais que cela semble en avoir l'air, il y a certainement d'autres moyens de gérer la situation", a-t-il ajouté.

Mais Donald Trump est lui-même sous la pression croissante du Congrès américain. D'influents sénateurs de son propre camp républicain affichent une extrême fermeté à l'égard du royaume sunnite, et soulignent qu'ils peuvent bloquer les ventes d'armes si les pires soupçons concernant le journaliste se confirment.

Selon le Washington Post, les services de renseignement américains avaient connaissance d'un projet saoudien, impliquant le puissant mais controversé prince héritier, jusqu'ici soutenu par les États-Unis, consistant à attirer Jamal Khashoggi dans un piège pour l'arrêter.

Mais le département d’État américain a démenti que Washington ait eu des informations à l'avance sur sa disparition.

Le même journal a également avancé qu'Ankara aurait affirmé à Washington détenir des enregistrements audio et vidéo montrant comment Kashoggi a été "interrogé, torturé puis tué" à l'intérieur du consulat, avant que son corps ne soit démembré.

L'AFP n'était cependant pas en mesure de vérifier ces informations et les responsables du département d'État n'ont pu être joints pour les commenter.

Une caméra de vidéosurveillance sur fond de drapeau saoudien à l'arrière du consulat saoudien à Istanbul le 11 octobre 2018.
Une caméra de vidéosurveillance sur fond de drapeau saoudien à l'arrière du consulat saoudien à Istanbul le 11 octobre 2018. ( OZAN KOSE / AFP )

"Mohammed ben Salmane doit immédiatement dévoiler toutes les preuves et informations dont disposerait l'Arabie saoudite", a plaidé Human Rights Watch, évoquant "une montagne de preuves mettant en cause" Ryad.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a lui prévenu les autorités saoudiennes qu'elles s'exposeraient à de "graves conséquences" en cas de responsabilité dans sa disparition ou son éventuel assassinat.

Image tirée d'une vidéosuveillance obtenue par l'agence de presse turque DHA le 10 octobre 2018 montrant Jamal Khashoggi arrivant au consulat saoudien le 2 octobre 2018.
Image tirée d'une vidéosuveillance obtenue par l'agence de presse turque DHA le 10 octobre 2018 montrant Jamal Khashoggi arrivant au consulat saoudien le 2 octobre 2018. ( - / Demiroren News Agency/AFP )

Côté turc, des images de vidéosurveillance tournées à l'extérieur du consulat ont déjà été diffusées par les médias, montrant le journaliste y entrer puis un va-et-vient de véhicules. Les Saoudiens ont rétorqué que les caméras de la mission diplomatique ne fonctionnaient pas ce jour-là.

Se montrant sceptique, le président Erdogan a souligné que l'Arabie saoudite avait les systèmes de vidéosurveillance "les plus avancés". "Si un moustique sort, leurs systèmes de caméras vont l'intercepter", a-t-il ironisé.

- Machination -

"Cet incident s'est déroulé dans notre pays. Nous ne pouvons rester silencieux", a-t-il prévenu.

Son porte-parole a affirmé jeudi soir qu'un "groupe de travail" turco-saoudien serait formé à la demande de l'Arabie pour tenter d'élucider le mystère de la disparition de Jamal Khashoggi.

Le journaliste s'est exilé en 2017 aux États-Unis, après être tombé en disgrâce à la cour du prince héritier.

Depuis le début de l'affaire, des comptes Twitter pro-saoudiens accusent pêle-mêle le Qatar, rival régional de Ryad et allié d'Ankara, la Turquie, les Frères musulmans ou encore sa fiancée turque de mener une machination pour discréditer l'Arabie saoudite.

Après la publication mercredi par le quotidien progouvernemental turc Sabah du nom, de l'âge et des photographies de quinze hommes présentés comme l'"équipe d'assassinat" dépêchée par Ryad, des médias et comptes sur les réseaux sociaux ont pu identifier une grande partie d'entre eux comme étant des officiers des services de sécurité ou des proches du prince héritier.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

Trader sur le CAC40 avec du levier
Mardi 6 novembre de 12h15 à 13h15

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/10/2018

SOCIETE DE TAYNINH       Paris, le 19 octobre 2018     COMMUNIQUE DE PRESSE       INFORMATION FINANCIERE TRIMESTRIELLE   3ème TRIMESTRE 2018       Chiffre…

Publié le 19/10/2018

Nanobiotix a annoncé la présentation des résultats positifs de son étude de phase II/III Act.in.sarc évaluant NBTXR3 sur des patients atteints de Sarcome des Tissus Mous (STM) localement avancé…

Publié le 19/10/2018

  CAISSE REGIONALE DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL SUD RHONE ALPES SOCIETE COOPERATIVE A CAPITAL VARIABLE Au capital actuel de 69 949 310,00 euros Siège social : 12 Place de la résistance…

Publié le 19/10/2018

Getlink a été retenu pour la neuvième année consécutive, par Gaïa Rating, parmi 230 sociétés analysées pour intégrer le Gaïa Index composé des 70 meilleures valeurs françaises. La note…

Publié le 19/10/2018

    Paris, le 19 octobre 2018     CESSATION ET MISE EN OEUVRE D'UN CONTRAT DE LIQUIDITE   À compter du 22 octobre 2018 et pour une période d'un an renouvelable…