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Kenya: la victoire attendue de Kenyatta fragilisée par la participation

| AFP | 574 | Aucun vote sur cette news
Décompte des bulletins de vote à Lavington, dans la périphérie de Nairobi, 26 octobre 2017 lors de la présidentielle au Kenya
Décompte des bulletins de vote à Lavington, dans la périphérie de Nairobi, 26 octobre 2017 lors de la présidentielle au Kenya ( Fredrik LERNERYD / AFP )

Le Kenya paraissait toujours plus divisé après une présidentielle boycottée par l'opposition, endeuillée par la mort de plusieurs de ses partisans jeudi et vendredi, et dont la faible participation questionne d'ores et déjà la légitimité du président Uhuru Kenyatta.

Les opérations de compilation des résultats se poursuivaient, et vendredi la Commission électorale (IEBC) avait reçu les résultats de plus de 36.000 des 40.883 bureaux de vote du pays, a annoncé sur son compte Twitter son chef Wafula Chebukati.

"Restons patients et calmes" dans l'attente des résultats, a-t-il exhorté vendredi lors d'un point de presse, se disant "conscient" que les Kényans "veulent maintenant reprendre une vie normale".

Des heurts lors du scrutin au Kenya
Des heurts lors du scrutin au Kenya ( Paz PIZARRO / AFP )

Le résultat ne fait aucun doute: le sortant Kenyatta - de l'ethnie majoritaire kikuyu - est assuré de l'emporter, son rival historique, l'opposant Raila Odinga (un Luo), ayant décidé de ne pas participer à ce qu'il a qualifié de "mascarade" électorale.

Le taux de participation est estimé à moins de 35% des 19,6 millions d'électeurs sur plus de 90% des circonscriptions dépouillées, a précisé M. Chebukati.

Au vu de ce chiffre - à l'opposé du plébiscite souhaité par Uhuru Kenyatta - nombre d'observateurs questionnent déjà sa légitimité. Si confirmé, ce taux serait, de loin, le plus bas depuis les premières élections multipartites dans le pays en 1992.

Le président kényan Uhuru Kenyatta vote à la présidentielle, le 26 octobre 2017 à Kiambu
Le président kényan Uhuru Kenyatta vote à la présidentielle, le 26 octobre 2017 à Kiambu ( SIMON MAINA / AFP )

Outre le boycott de l'opposition et les menaces contre les électeurs de M. Kenyatta dans les bastions de M. Odinga, nombre de partisans traditionnels du président sortant ne se sont semble-t-il pas déplacés.

Un manque d'engouement qu'expliquent très probablement une lassitude de plus en plus prégnante face aux turpitudes de l'élite politique et un ras-le-bol de la gestion de la crise électorale qui affecte durement l'économie.

"A l'issue de cette élection, le pays est plus fracturé et instable que jamais", dénonce le quotidien The Nation dans son éditorial. MM. Kenyatta et Odinga "doivent comprendre (...) que leurs positions antagonistes ne sont plus tenables", juge-t-il.

- Nouveaux heurts -

Malgré les appels à la retenue des deux camps, des affrontements violents avec la police ont eu lieu jeudi dans de nombreux bastions de l'opposition, où les frustrations et le sentiment de marginalisation ont été exacerbés depuis des années. Le Kenya a connu depuis l'indépendance (1963) trois présidents sur quatre issus de l'ethnie kikuyu, qui domine également l'économie du pays.

Des Kényans attendent pour voter à la présidentielle, le 26 octobre 2017 à Kawangware
Des Kényans attendent pour voter à la présidentielle, le 26 octobre 2017 à Kawangware ( Fredrik LERNERYD / AFP )

Depuis deux jours, au moins six personnes ont été tuées par balle et des dizaines blessées dans des bidonvilles de Nairobi et l'ouest du pays.

A Bungoma (ouest), un homme a été tué vendredi lors de nouvelles manifestations de l'opposition et confrontation avec la police, et un autre a succombé aux blessures reçues jeudi à Homa Bay en marge du scrutin, portant de quatre à six le nombre de tués, a-t-on appris de sources policière et hospitalière.

Heurts entre manifestants de l'opposition et policiers antiémeutes, le 26 octobre 2017 à Katwekera, un bidonville de Nairobi, lors des présidentielles au Kenya
Heurts entre manifestants de l'opposition et policiers antiémeutes, le 26 octobre 2017 à Katwekera, un bidonville de Nairobi, lors des présidentielles au Kenya ( TONY KARUMBA / AFP )

Des groupes de jeunes se confrontaient à la police dans le bidonville de Kawangware de Nairobi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Au moins 46 personnes ont été tuées depuis le 8 août, la plupart dans la répression brutale des manifestations par la police. Ces heurts ravivent les terribles souvenirs de la présidentielle de fin 2007 qui avait débouché sur les pires violences politico-ethniques depuis l'indépendance et fait au moins 1.100 morts.

Dans quatre des 47 comtés du pays (Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya), majoritairement peuplés par l'ethnie luo, la présidentielle a été reportée à samedi par la Commission électorale, le vote n'ayant pas pu avoir lieu dans des conditions acceptables.

Mais le gouverneur de Kisumu a répliqué qu'il n'y aurait aucun scrutin possible dans son comté, où une semaine de deuil est organisée.

- 'Un Kenya, deux visages' -

Pays dynamique et première économie commerciale en Afrique de l'Est, le Kenya est plongé dans sa pire crise politique en 10 ans, depuis que la justice a annulé la présidentielle du 8 août, qui avait vu la réélection de M. Kenyatta, avec un taux de participation de 79,5%.

La Cour suprême avait justifié cette décision par des irrégularités dans la transmission des résultats, faisant peser la responsabilité de ce scrutin "ni transparent, ni vérifiable" sur la Commission.

M. Odinga, 72 ans et trois fois candidat malheureux à la présidence (1997, 2007, 2013), a fait pression pour obtenir une réforme de cette Commission mais l'opposition a jugés insuffisants les changements récemment mis en oeuvre.

Le président de l'IEBC avait lui-même émis des doutes sur la capacité de la Commission à garantir un scrutin crédible, confortant la décision de M. Odinga de boycotter l'élection.

Le journal The Standard synthétisait bien vendredi l'image d'un pays éprouvé, titrant à la Une: "Un Kenya, deux visages" en publiant deux photos prises jeudi: des électeurs faisant la queue pour voter d'un côté, et une manifestation réprimée par la police de l'autre.

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