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Le Kenya attend les clarifications de Raila Odinga sur ses intentions

| AFP | 349 | Aucun vote sur cette news
Des opposants au président kényan Uhuru Kenyatta brandissent le portrait du leader de l'opposition Raila Odinga lors d'une manifestation à Nairobi, le 13 août 2017
Des opposants au président kényan Uhuru Kenyatta brandissent le portrait du leader de l'opposition Raila Odinga lors d'une manifestation à Nairobi, le 13 août 2017 ( MARCO LONGARI / AFP )

Le Kenya était suspendu mardi aux lèvres du leader de l'opposition Raila Odinga, qui doit expliquer quelle stratégie il entend adopter pour contester la réélection du président Uhuru Kenyatta, ce qui pourrait à nouveau faire monter la tension dans le pays.

Déjà défait trois fois auparavant à la présidentielle (1997, 2007, 2013), M. Odinga a décidé de ne pas s'incliner sans avoir mené jusqu'au bout ce qui pourrait être sa dernière grande bataille politique, à 72 ans.

Resté silencieux pendant 48 heures après la réélection vendredi soir de M. Kenyatta, qui avait immédiatement déclenché des violences ayant fait au moins 16 morts - dont une fille de neuf ans - dans les fiefs de l'opposition, M. Odinga n'a laissé planer aucune ambiguïté sur ses intentions dimanche.

"Nous n'avons pas encore perdu. Nous n'abandonnerons pas", a-t-il lâché à des milliers de supporteurs en liesse dans le bidonville de Kibera, à Nairobi, un des hauts lieux de la contestation, en leur donnant rendez-vous pour mardi, à une heure et dans un lieu encore inconnus.

"Attendez que j'annonce la marche à suivre après-demain" (mardi), avait-il ajouté, en dénonçant à nouveau une élection "volée" et en demandant à ses sympathisants d'ici là de rester chez eux, en signe de deuil pour les victimes.

Les options s'offrant à M. Odinga paraissent cependant limitées. Il pourrait céder aux pressions internationales et se tourner vers la justice, une éventualité que la coalition d'opposition Nasa a pourtant écartée jusqu'ici.

Violences post-électorales au Kenya
Violences post-électorales au Kenya ( Paz PIZARRO / AFP )

Un recours en justice peut être déposé jusqu'au 18 août. Mais Raila Odinga se rappelle fort bien qu'il avait saisi en 2013 la Cour suprême pour déjà contester l'élection de M. Kenyatta, et que celle-ci lui avait donné tort.

- Paralyser la capitale -

De plus, l'opposition n'a pas été jusqu'ici en mesure de fournir des documents susceptibles de corroborer ses accusations, à savoir que le système électronique de transmission et de comptage des voix a été manipulé au profit de M. Kenyatta.

Une autre possibilité pour le leader d'opposition serait d'en appeler à une gigantesque manifestation, ou une série de manifestations, dans les rues de Nairobi, avec l'ambition de paralyser la capitale pour plusieurs heures voire plusieurs jours.

De violents affrontements ont opposé dans le bidonville de Mathare à Nairobi des membres de l'ethnie kikuyu du président Uhuru Kenyatta et des partisans luo de l'opposant Raila Odinga, le 13 août 2017
De violents affrontements ont opposé dans le bidonville de Mathare à Nairobi des membres de l'ethnie kikuyu du président Uhuru Kenyatta et des partisans luo de l'opposant Raila Odinga, le 13 août 2017 ( MARCO LONGARI / AFP )

Le président Kenyatta a semblé donner lundi son assentiment à une manifestation, pour peu qu'elle soit pacifique. "Faites-le simplement de manière pacifique, ordonnée, ne perturbez pas la vie des autres Kényans, et exprimez votre opinion", a-t-il déclaré.

Mais ce serait tout de même pour M. Odinga prendre le risque de mettre ses sympathisants en danger. La police est peu susceptible de laisser la population des bidonvilles déborder dans le centre de Nairobi sans exercer un contrôle musclé de la situation.

Pour Nic Cheeseman, professeur de politique africaine à l'université de Birmingham, les pouvoirs publics ont "la capacité de contenir des manifestations" et seraient en mesure de "reprendre le contrôle en utilisant la force assez rapidement".

Par ailleurs, nombre des partisans de M. Odinga dans les bidonvilles de la capitale, issus majoritairement de son ethnie luo, n'ont pas les moyens de perdre plusieurs jours à manifester, trop occupés qu'ils sont à simplement survivre.

- 'J'ai besoin de manger' -

L'opposant Raila Odinga, le 13 août 2017, quitte le bidonville de Mathare à Nairobi
L'opposant Raila Odinga, le 13 août 2017, quitte le bidonville de Mathare à Nairobi ( CARL DE SOUZA / AFP )

"Je suis triste que Raila n'ait pas gagné, mais qu'est-ce qu'on peut faire maintenant? C'est fini et on veut la paix", confiait dimanche Margaret, 62 ans, une coiffeuse de Kibera, venue travailler en dépit de la consigne de M. Odinga de rester chez soi.

"Je suis venue travailler, parce que j'ai besoin de manger, mes enfants et mes petits-enfants aussi", soulignait-elle. "Ils peuvent appeler à la grève, mais à la fin de la journée, ils mangeront et nous non."

Nairobi, qui avait des allures de ville morte depuis le scrutin du 8 août, avait timidement repris une activité à peu près normale lundi. Même dans ses bidonvilles, Kibera, Mathare, et Kawangware, et dans la ville de Kisumu (ouest), foyers des principales violences, les gens avaient recommencé à s'atteler à leurs tâches quotidiennes.

La colère des partisans de l'opposition avait éclaté dès l'annonce de la victoire de M. Kenyatta, avec 54,27% des voix, contre 44,74% à M. Odinga, au terme d'un scrutin pourtant annoncé serré par les instituts de sondage.

Ces incidents ont remis en lumière les vieilles rancœurs entre communautés qui avaient nourri les violences post-électorales ayant fait plus de 1.100 morts et 600.000 déplacés en 2007-2008, après la réélection de Mwai Kibaki, déjà contestée par M. Odinga.

La police a nié que des manifestants pacifiques aient été tués. Elle a affirmé que ceux qui sont morts étaient armés et commettaient des actes criminels (viols, pillages), et s'en étaient pris à des policiers. La plupart des 16 morts ont été tués par balles.

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