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Juncker plaide pour une Europe plus forte dans un monde en crise

| AFP | 427 | 1 par 1 internautes
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker prononce son dernier discours sur l'état de l'Union devant les eurodéputés à Strasbourg, le 12 septembre 2018 à Strasbourg
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker prononce son dernier discours sur l'état de l'Union devant les eurodéputés à Strasbourg, le 12 septembre 2018 à Strasbourg ( FREDERICK FLORIN / AFP )

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a plaidé mardi pour que l'Union européenne, déjà poids lourd économique, renforce son aura politique sur la scène internationale, lors de son dernier discours sur l'état de l'Union devant les eurodéputés à Strasbourg.

L'UE "peut, si elle veut, si elle parle d'une seule voix, s'imposer aux autres", a lancé le Luxembourgeois en ouverture d'un discours d'environ une heure, vibrant plaidoyer en faveur de la "souveraineté européenne".

"Nous devons démontrer qu'ensemble, Est, Ouest, Sud, Nord, nous pouvons semer les graines d'une Europe plus souveraine", a encore exhorté M. Juncker.

L'Europe n'est ni une "forteresse", ni une "île", elle est "multilatérale", a expliqué celui qui rejette "l'unilatéralisme irrespectueux des attentes et des espoirs des autres".

Le président de la Commission estime que le moment est "critique" alors que le contexte international est devenu plus imprévisible avec un président américain Donald Trump qui prêche le protectionnisme et n'hésite pas à se retirer d'accords internationaux.

Il s'agissait du quatrième et dernier exercice du genre pour Jean-Claude Juncker.

Dans un an, en septembre 2019, le nouveau Parlement élu sera occupé par le processus de sélection d'un nouvel exécutif européen. Mais le président de la Commission a assuré que "l'heure du bilan" n'était pas encore venu. Il a accompagné son discours de rentrée de pas moins de 18 propositions et initiatives.

- "Acteur global" -

Ainsi, pour devenir un "acteur global" et pouvoir mieux faire entendre la voix de l'UE, Jean-Claude Juncker a proposé que certaines décisions de politique étrangère puissent se prendre à la majorité qualifiée et non plus à l'unanimité, pour éviter qu'un seul pays puisse faire blocage.

Il a plus généralement affiché son soutien à l'idée d'étendre la possibilité de prendre des décisions à la majorité qualifiée à plusieurs domaines, en matière de fiscalité notamment.

Il souhaite aussi "renforcer le rôle international de l'euro": "aberrant", selon lui, de payer des avions européens en dollars, ou de payer dans la monnaie américaine plus de 80% de ses importations d'énergie alors que seulement 2% viennent des Etats-Unis.

Une Europe plus forte quand elle est unie: le message s'est adressé aussi aux eurosceptiques et nationalistes, plusieurs fois visés par M. Juncker dans son discours. Depuis le début de son mandat, les mouvements souverainistes et populistes ont grossi et réussi à s'arrimer au pouvoir en Pologne ou en Hongrie, en Italie et en Autriche.

"Le patriotisme du 21e siècle est à double dimension, l'une nationale, l'autre européenne", a résumé le Luxembourgeois. "Le patriotisme est une vertu, le nationalisme borné est un mensonge accablant et un poison pernicieux", a-t-il fustigé.

- 10.000 garde-frontières -

Au moment où les mouvements populistes s'emparent de la brûlante question de la migration dans leurs campagnes électorales, Jean-Claude Juncker a redit son opposition au rétablissement des contrôles aux frontières intérieures.

Mais bien conscient des limites de la réglementation européenne actuelle, il a dévoilé de nouvelles propositions, notamment le déploiement de 10.000 garde-frontières d'ici 2020 pour faire de l'Agence européenne qui les chapeaute une véritable "police des frontières extérieures".

A la recherche de solutions innovantes à un dossier qui divise l'UE depuis la crise migratoire de 2015, la Commission propose de bâtir "une nouvelle alliance" entre l'UE et le continent africain, un partenariat au-delà des aides au développement pour accélérer les investissements et la création d'emplois en Afrique, d'où sont originaires la grande majorité des migrants qui tentent la traversée de la Méditerranée.

Les nouveaux défis sécuritaires identifiés par la Commission la poussent aussi à agir en matière de lutte contre le terrorisme ou encore de protection des données privées.

A huit mois des élections, la Commission lance également des initiatives pour se prémunir des menaces de désinformation ou de manipulations, qui ont pesé sur d'autres scrutins majeurs dans le monde.

Avant le scrutin prévu du 23 au 26 mai, M. Juncker a enjoint les eurodéputés à concrétiser les propositions de la Commission sur des thèmes proches de leurs préoccupations: la taxation des géants de l'internet dans le pays où il réalise des bénéfices, l'interdiction des plastiques à usage unique, ou encore la fin du changement d'heure.

Il a aussi appelé les deux législateurs, le Parlement et le Conseil, à trouver un accord de principe sur le budget de l'UE après 2020, avant la pause de plusieurs mois qui entoure les élections européennes, de la campagne à la composition d'une nouvelle Commission.

Jean-Claude Juncker qui s'exprime généralement en trois langues --français, allemand et anglais-- n'aura eu recours à la langue de Shakespeare que pour parler du Brexit, prévu fin mars 2019. "Si on quitte l'Union, on ne fait évidemment pas partie de notre marché unique et certainement pas de certaines de ses parties", a-t-il rappelé à l'attention du gouvernement britannique.

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