En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 207.24 PTS
-4.3 %
4 170.00
-5.12 %
SBF 120 PTS
3 303.23
-4.1 %
DAX PTS
9 544.75
-3.94 %
Dow Jones PTS
21 038.46
-4.01 %
7 534.17
-3.57 %

Journée des droits des femmes: des milliers de manifestants pour une convergences de luttes

| AFP | 551 | 1 par 1 internautes
Des femmes manifestent contre la réforme des retraites le 7 mars 2020 à Nantes, la veille de la journée internationale des droits des femmes
Des femmes manifestent contre la réforme des retraites le 7 mars 2020 à Nantes, la veille de la journée internationale des droits des femmes ( Loic VENANCE / AFP )

Des milliers de manifestants défilaient dimanche à Paris et dans d'autres villes de France à l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, dont les militantes souhaitent faire un point de convergence des "dynamiques féministes".

Contre la réforme des retraites et ses effets supposés négatifs pour les femmes, contre les violences sexuelles et les féminicides, ou encore contre les violences gynécologiques et obstétricales: les mots d'ordre sont multiples dans les défilés.

Dans la capitale, des dizaines de milliers de personnes ont commencé à défiler au départ de la place d'Italie, derrière une banderole proclamant "on arrête toutes" - mot d'ordre d'une "grève féministe" qui entend montrer que "quand les femmes s'arrêtent, tout s'arrête".

Sur les pancartes, on pouvait lire également "Qui fait la vaisselle ? Nous on fait la révolution", "Quand une femme dit non, c'est non", ou encore "on se lève et on se casse", en référence au désormais célèbre cri de colère de l'écrivaine Virginie Despentes.

"En tant que victime - j'ai été agressée en octobre -, je tenais absolument à être là", explique à l'AFP Julia, 24 ans, venue de La Rochelle. Le récent César octroyé au cinéaste Roman Polanski, accusé de viol, "ça m'a vraiment mise hors de moi. C'était la goutte d'eau", ajoute la jeune femme.

"Vive Adèle Haenel"

A Rennes, les manifestants étaient 3.000 à 6.000, selon la préfecture et les organisateurs. "C'est indispensable de venir manifester, la moitié de l'humanité est écrabouillée, à géométrie variable, partout. Il faut hurler pour arrêter ça", affirme Marie, 44 ans. Sur ses épaules, son petit garçon arbore une pancarte "Pour ma mère, ma soeur, mes copines".

A Lyon, les manifestantes s'étaient réunies place Bellecour avec de nombreuses pancartes faisant référence à la cérémonie des César: "Merci Adèle", "Vive Adèle Haenel". Une jeune femme manifestait notamment seins nus avec la pancarte "mon corps, mon choix".

A Strasbourg, quelque 800 personnes, selon la préfecture, ont défilé aux cris de "solidarité avec les femmes du monde entier". Des pancartes appelaient à jeter le "patriarcat au fond du Rhin".

A Paris, certaines participantes s'étaient vêtues d'un bleu de travail et d'un fichu rouge, les attributs du personnage emblématique "Rosie la riveteuse", "icône de toutes les travailleuses invisibles".

A 15h40 - heure théorique où les femmes cessent d'être rémunérées compte tenu des écarts de salaires entre les sexes -, elles ont jeté leurs gants de ménage, manière de protester contre ces inégalités salariales et de répartition du travail domestique.

Samedi soir déjà, plusieurs milliers de femmes avaient participé à Paris à une "marche nocturne" pour un "féminisme populaire antiraciste", à l'appel de collectifs militants distincts des organisateurs du défilé de dimanche. Mais la fin de cette manifestation a été entachée d'incidents avec la police, et plusieurs personnalités politiques et associations féministes se sont indignées de "violences policières".

Manifestation de femmes contre la réforme des retraites le 7 mars 2020 à Nantes
Manifestation de femmes contre la réforme des retraites le 7 mars 2020 à Nantes ( Loic VENANCE / AFP )

Depuis les manifestations ayant rassemblé 150.000 personnes partout en France à la fin du "Grenelle" contre les violences sexistes et sexuelles, le mouvement de libération de la parole a gagné le monde du sport, marqué par une vague de révélations sans précédent sur des cas de violences sexuelles perpétrées notamment par des entraîneurs sur de jeunes sportifs.

Effet Polanski

Et la polémique autour de Roman Polanski a entraîné depuis quelques jours une nouvelle vague de témoignages sur les réseaux sociaux, sous le mot-dièse #JeSuisVictime.

"On dit que la parole des femmes se libère. Mais ça fait des générations qu'elles parlent ! C'est l'écoute qui se libère, leur parole commence enfin à être entendue", a commenté dans le Journal du dimanche la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes Marlène Schiappa.

La prise de conscience touche aussi les hommes: l'association Zéromacho, qui lutte contre la prostitution et pour "l'égalité", a lancé cette semaine une campagne sur les réseaux sociaux pour que les hommes changent certains de leurs comportements.

Parmi les autres manifestations notables ce dimanche, des militantes féministes ont déployé une banderole au pied du Panthéon, proclamant "Aux femmes, la matrie reconnaissante". Et une quarantaine de militantes Femen ont voulu symboliquement "nettoyer les rues de Paris du virus patriarcal" lors d'une action éclair place de la Concorde.

Une centaine de candidates, de gauche ou de droite, têtes de listes aux municipales, ont par ailleurs signé un appel contre le "sexisme en politique", publié dans le Parisien.

"Relevons la tête et défendons-nous les unes les autres. Même si c'est une adversaire qui est attaquée pour la longueur de sa jupe, nous ne laisserons pas passer ces insultes qui n'ont qu'un résultat: l'humilier en tant que femme", proclament les signataires.

 ■

Copyright © 2020 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 1
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 01/04/2020

Des discussions seront engagées avec les autorités réglementaires pour déterminer la meilleure voie de poursuite de développement du produit

Publié le 01/04/2020

Pour aborder la crise, Engie indique disposer de l'un des bilans les plus solides du secteur, avec 16,4 MdsE de liquidité...

Publié le 01/04/2020

Ces résultats de Pixium Vision complètent et renforcent les données à 12 mois...

Publié le 01/04/2020

Désormais, 7.581 titres et 87.443,57 euros figurent au contrat de liquidité...

Publié le 01/04/2020

Engie maintient son Assemblée générale annuelle 2020 mais coupe son dividende au titre de 2019...