En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 853.70 PTS
-0.88 %
4 822.0
-1.37 %
SBF 120 PTS
3 857.72
-0.89 %
DAX PTS
10 865.77
-0.54 %
Dowjones PTS
24 100.51
-2.02 %
6 594.96
-2.56 %
1.130
+0.00 %

Jérusalem: veto américain à une condamnation voulue par 14 pays à l'ONU

| AFP | 341 | 5 par 1 internautes
Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU votent une résolution condamnant la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël, à New-York, le 18 décembre 2017
Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU votent une résolution condamnant la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël, à New-York, le 18 décembre 2017 ( KENA BETANCUR / AFP )

Les Etats-Unis ont mis lundi leur veto à une résolution de l'ONU condamnant leur reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d'Israël, un texte approuvé par leurs quatorze partenaires au Conseil de sécurité.

Ce vote en faveur formulé par quatorze des quinze membres du Conseil de sécurité, dont les plus proches alliés européens de Washington, Londres et Paris, représente un camouflet pour la diplomatie américaine.

Présenté par l'Egypte, qui a dénoncé les "graves répercussions" de la décision américaine, le texte réclamait que la décision annoncée il y a une dizaine de jours par le président républicain Donald Trump soit révoquée. La reconnaissance a déclenché la colère des Palestiniens, des manifestations dans le monde musulman et une réprobation quasi unanime de la communauté internationale.

Le statut de Jérusalem "doit être résolu par la négociation", soulignait le texte, évoquant de "profonds regrets concernant les récentes décisions sur Jérusalem", sans toutefois mentionner les Etats-Unis.

Il affirmait que "toute décision ou action visant à altérer le caractère, le statut ou la composition démographique" de Jérusalem "n'a pas de force légale, est nulle et non avenue et devait être révoquée".

Pendant une semaine, la rédaction du texte a donné lieu à d'intenses négociations --parfois lors de réceptions ou même au bar de l'ONU-- entre la représentation diplomatique palestinienne, ayant rang d'observateur, et plusieurs délégations de pays arabes ou européens.

L'objectif était "d'avoir quatorze votes pour" face aux Etats-Unis, ont expliqué à l'AFP des diplomates.

Pour cela, certaines ardeurs des Palestiniens à un premier texte plus fort et datant du 11 décembre, qui citait nommément les Etats-Unis, ont dû être réfrénées.

- 'Droits' -

Avec ce processus, même sanctionné au final par un veto, il s'agissait aussi de faire pression sur l'administration américaine et ses futures discussions avec les deux parties afin que les droits des Palestiniens soient davantage pris en compte, ont ajouté des diplomates.

Il fallait enfin souligner qu'avec leur récente décision, les Etats-Unis bafouaient une série de résolutions sur le conflit au Proche-Orient.

La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël? "Nous avons tous les droits de le faire", a asséné lundi l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, qui juge les Etats-Unis incontournables pour un accord de paix.

Elle a accusé les Nations unies d'avoir fait "obstacle" à la recherche d'un accord de paix. L'ONU "s'est placée entre les deux parties" et "a rejeté la faute sur les Israéliens". "Israël a fait l'objet d'un parti pris aux Nations unies", a insisté la diplomate en assurant que Washington continuait à chercher "un accord de paix durable" au Proche-Orient.

Après le vote, elle a affirmé qu'il représentait une "insulte et un camouflet que nous n'oublierons pas".

Le 8 décembre, deux jours après l'annonce américaine sur Jérusalem, le Conseil de sécurité avait déjà montré l'isolement des Etats-Unis lors d'une réunion convoquée en urgence. Tous leurs partenaires avaient critiqué la reconnaissance américaine avec plus ou moins de vigueur.

Après le vote lundi, les Palestiniens ont annoncé leur volonté de demander un autre scrutin à l'Assemblée générale de l'ONU (193 pays). A la différence du Conseil de sécurité, il n'y a pas dans cette enceinte de droit de veto et ses textes sont sans valeur contraignante.

- 'Clé' -

Le texte soumis lundi commençait par un paragraphe rappelant dix résolutions de l'ONU adoptées entre 1967 et 2016 et affirmant que la question de Jérusalem devait faire partie d'un accord de paix final.

Celle approuvée en 1980, visant la colonisation de territoires, déclarait que "toutes les mesures et actions législatives et administratives prises par Israël, puissance occupante, qui visent à modifier le caractère et le statut de la ville sainte de Jérusalem n'ont aucune validité juridique".

Les Etats-Unis s'étaient alors abstenus, permettant l'adoption.

La France et le Royaume-Uni ont rappelé lundi que Jérusalem était "une clé" pour la solution à deux Etats, israélien et palestinien, vivant en paix côte à côte.

"Sans accord sur Jérusalem, il n'y aura pas d'accord de paix", a fait valoir l'ambassadeur français, François Delattre, rappelant le "consensus international" sur "une solution à deux Etats". "Les Etats-Unis continueront à jouer un rôle extrêmement important dans la recherche de la paix au Proche-Orient", a estimé son homologue britannique, Matthew Rycroft.

L'ambassadeur d'Israël à l'ONU, Danny Danon, a "vivement condamné" le texte. Les juifs fêtent actuellement Hanouka qui porte "sur la libération de Jérusalem".

"Les membres du Conseil peuvent voter et encore voter --des centaines de fois. Cela ne changera pas le fait que Jérusalem est, a été, et sera toujours la capitale d'Israël", a-t-il dit.

Israël a annexé la partie orientale de Jérusalem, dont elle a pris le contrôle pendant la guerre de 1967, puis voté une loi faisant de la Ville sainte sa capitale "indivisible". Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale et les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur Etat.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 16/12/2018

L'attaquant portugais de Lille Rafaël Leao buteur lors de la victoire 3-2 à Nîmes en 18e journée de L1 le 16 décembre 2018 ( PASCAL GUYOT / AFP )Lille a eu chaud, mais il aime le Sud. Après…

Publié le 16/12/2018

Nicolas Bay lors d'un meeting à Nice, le 1er mai 2018 ( YANN COATSALIOU / AFP/Archives )L'eurodéputé du Rassemblement national Nicolas Bay a affirmé dimanche qu'il "ne croyait pas" à la fin…

Publié le 16/12/2018

Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand le 11 décembre 2018 à Paris ( Thomas SAMSON / AFP/Archives )Le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a invité…

Publié le 16/12/2018

Fleurs et bougies sont déposées place Kleber à Strasbourg en hommage aux victimes de l'attentat, le 16 décembre 2018 ( SEBASTIEN BOZON / AFP )"Etre là pour montrer qu'on n'est pas à terre".…

Publié le 16/12/2018

Les femmes, Arabes israéliens et juifs ultra-orthodoxes sont sous-représentés dans le secteur high-tech en Israël, selon une étude publiée le dimanche 16 décembre 2018 ( JACK GUEZ /…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/12/2018

Carbios annonce la nomination de Ian Hudson au poste de Président du Conseil d’administration. Il succède à Jean Falgoux et prendra ses nouvelles fonctions le 1er Janvier 2019, après avoir été…

Publié le 14/12/2018

Deuxième séance consécutive de correction pour l'indice parisien...

Publié le 14/12/2018

Le Conseil d'Administration de SoLocal Group, tenu ce jour, a pris acte de la démission d'Arnaud Marion, qui suite à la prise de ses nouvelles fonctions exécutives au sein de Smovengo, a souhaité…

Publié le 14/12/2018

Dans la continuité de la politique de distribution de dividendes des derniers exercices, le Conseil d’administration de Kering a décidé, lors de sa réunion du 14 décembre 2018, le versement…

Publié le 14/12/2018

Compte tenu des bons résultats de 2CRSi en 2018, une prime a été décidée pour tous les salariés du groupe en France...