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Jérusalem: les autorités israéliennes sous pression, fusillade à l'ambassade d'Israël à Amman

| AFP | 281 | Aucun vote sur cette news
Des membres des forces de sécurité israéliennes déployés devant des milliers de fidèles musulmans palestiniens qui prient devant la Porte des Lions menant à l'esplanade des Mosquées, le 23 juillet 2017 à Jérusalem
Des membres des forces de sécurité israéliennes déployés devant des milliers de fidèles musulmans palestiniens qui prient devant la Porte des Lions menant à l'esplanade des Mosquées, le 23 juillet 2017 à Jérusalem ( AHMAD GHARABLI / AFP )

Israël était sous pression dimanche après une flambée de violences meurtrières engendrée par les nouvelles mesures de sécurité sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, tandis qu'une fusillade dans son ambassade à Amman suscitait davantage d'inquiétude sur le risque d'un débordement au-delà des Territoires palestiniens.

En Jordanie, pays gardien des lieux saints musulmans de Jérusalem, où plusieurs milliers de personnes avaient manifesté vendredi pour protester contre l'installation le 16 juillet de détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade des Mosquées, une fusillade dans l'ambassade d'Israël a fait dimanche un mort Jordanien et deux blessés dont un Jordanien et un Israélien.

Dimanche "en fin de journée, la Sûreté générale a été informée d'une fusillade dans un bâtiment d'habitation dans l'enceinte de l'ambassade israélienne", a affirmé la Sûreté générale jordanienne dans un communiqué.

"Selon les premiers éléments de l'enquête, trois personnes dont un Israélien ont été blessées et évacuées (vers un hôpital), avant que l'un des deux Jordaniens ne décède de ses blessures provoquées par des coups de feu", a indiqué la Sûreté générale. Selon la même source, "deux citoyens jordaniens étaient entrés dans le bâtiment avant l'incident pour réaliser des travaux de menuiserie".

Il n'est pas clair dans l'immédiat si la fusillade est liée aux tensions autour de l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, l'enquête en Jordanie étant à ses débuts. Israël n'avait pas encore réagi en fin de soirée.

Les forces israéliennes et les fidèles musulmans, à l'extérieur de la porte du Lion, à Jérusalem, le 22 juillet 2017
Les forces israéliennes et les fidèles musulmans, à l'extérieur de la porte du Lion, à Jérusalem, le 22 juillet 2017 ( AHMAD GHARABLI / AFP )

Israël a installé des détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade des Mosquées deux jours après une attaque qui a coûté la vie à deux policiers israéliens le 14 juillet aux abords du site.

Les Palestiniens craignent qu'Israël ne cherche à remettre en cause le statu quo en vigueur depuis plusieurs décennies sur ce site ultra-sensible.

Les entrées de l'esplanade sont contrôlées par Israël, qui l'appelle Mont du Temple, le lieu le plus saint du judaïsme. Les musulmans peuvent y accéder à toute heure. Les juifs ne peuvent y pénétrer qu'à certaines heures et n'ont pas le droit d'y prier.

Les autorités israéliennes assurent qu'elles n'ont pas l'intention de modifier ces règles tacites.

- 'Aventurisme' -

Depuis l'installation des portiques de sécurité, les Palestiniens ont boycotté le site, priant en dehors, et les violences entre manifestants et forces israéliennes ont été quotidiennes.

Le dispositif de sécurité installé par les autorités israéliennes à l'extérieur de la porte du Lion, menant à l'esplanade des Mosquées, le 23 juillet 2017 à Jérusalem
Le dispositif de sécurité installé par les autorités israéliennes à l'extérieur de la porte du Lion, menant à l'esplanade des Mosquées, le 23 juillet 2017 à Jérusalem ( Ahmad GHARABLI / AFP )

Elles ont culminé vendredi à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupés, après la grande prière hebdomadaire des musulmans, quand trois Palestiniens et trois Israéliens ont été tués. Deux autres Palestiniens sont morts samedi dans des heurts.

A la suite de ces tensions, le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé vendredi le gel des contacts avec Israël.

Dans des déclarations dimanche à Ramallah (Cisjordanie), siège de l'Autorité palestinienne, il a évoqué la suspension de la coopération sécuritaire avec Israël.

"Ils (les Israéliens) seront les grands perdants, car nous jouons un rôle important pour assurer notre sécurité et la leur. Si Israël souhaite la reprise de la coordination sécuritaire, il doit revenir sur ses décisions", a prévenu le président palestinien.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 23 juillet 2017, à Jérusalem
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 23 juillet 2017, à Jérusalem ( ABIR SULTAN / POOL/AFP )

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réuni dimanche soir son cabinet de sécurité pour examiner la situation.

Au Caire, le secrétaire général de la Ligue arabe a accusé Israël de "jouer avec le feu" et dénoncé "l'aventurisme" de son gouvernement qui veut provoquer une "grave crise avec le monde arabe et musulman".

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a proclamé dimanche que "personne ne pouvait attendre du monde musulman qu'il ne réagisse pas face aux restrictions imposées au Noble sanctuaire (l'esplanade des Mosquées), et aux offenses faites à l'honneur des musulmans",

Le pape François est aussi intervenu à Rome. "Je suis avec une vive inquiétude les graves tensions", a-t-il affirmé en appelant à la "modération et au dialogue".

- 'Retenue maximale' -

Le Quartette pour le Moyen-Orient (UE, ONU, Etats-Unis, Russie) a appelé à "une retenue maximale" alors que le Conseil de sécurité de l'ONU doit examiner lundi la question des violences autour de Jérusalem.

Dimanche, le service israélien de sécurité intérieur a annoncé avoir arrêté 25 membres du groupe islamiste palestinien Hamas à titre préventif dans le cadre des "tensions autour du Mont du Temple".

Selon l'armée, une roquette tirée de Gaza, territoire palestinien où le Hamas est au pouvoir, a touché une zone non habitée en Israël sans faire de blessé.

L'esplanade des Mosquées est au coeur du conflit israélo- palestinien depuis cinq décennies et le début de l'occupation israélienne de Jérusalem-Est.

En septembre 2000, la visite sur ce site du leader de l'opposition de l'époque, Ariel Sharon, avait été un facteur déclenchant la seconde Intifada, soulèvement palestinien contre l'occupation israélienne, qui avait duré plus de quatre ans et fait plus de 4.000 morts.

En septembre 2015, des affrontements avaient eu lieu pendant plusieurs jours autour du lieu saint. Une vague de violences, principalement des attaques au couteau contre des Israéliens menées par des Palestiniens isolés, avait débuté dans la foulée.

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