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Italie : un nouveau navire d'aide aux migrants accoste de force à Lampedusa

| AFP | 289 | Aucun vote sur cette news
Photo prise et difffusée le 5 juillet 2019 par l'ONG allemande Sea-Eye montrant des migrants à bord d'un canot pneumatique surchargé repéré dans les eaux internationales au large de la Libye
Photo prise et difffusée le 5 juillet 2019 par l'ONG allemande Sea-Eye montrant des migrants à bord d'un canot pneumatique surchargé repéré dans les eaux internationales au large de la Libye ( Fabian Heinz / sea-eye.org/AFP/Archives )

Une semaine après le Sea-Watch, un nouveau navire humanitaire transportant 41 migrants a accosté de force dans le port de Lampedusa, et un autre attendait au large de l'île, défiant l'homme fort du gouvernement italien, le ministre de l'Intérieur d'extrême droite Matteo Salvini.

D'importantes forces de police attendaient l'Alex, affrété par le collectif italien de gauche et d'extrême gauche Mediterranea, qui a décidé d'accoster malgré la décision de M. Salvini de fermer les ports aux navires des ONG et les amendes que risque tout contrevenant, selon les images de la télévision italienne.

Personne n'est descendu du voilier de 18 mètres, qui attendait depuis deux jours en mer.

"Compte tenu des conditions d'hygiène intolérables à bord, l'Alex a déclaré l'état d'urgence et vogue vers Lampedusa, le seul port de débarquement sûr possible", avait tweeté plus tôt Mediterranea.

Après l'accostage de l'Alex, M. Salvini a tweeté que les employés d'ONG étaient des "chacals". "Vont-ils rester impunis eux aussi?", a-t-il ajouté.

"Les forces de l'ordre sont prêtes à intervenir... Dans un pays normal, il y aurait des arrestations immédiates et le bateau serait saisi", a-t-il déclaré dans un autre tweet.

La semaine dernière, les autorités italiennes ont saisi à Lampedusa un navire d'une ONG allemande, le Sea-Watch 3, et arrêté sa capitaine, Carola Rackete, qui avait accosté de force pour débarquer 40 migrants secourus en mer et bloqués à bord depuis plus de deux semaines.

Une juge italienne a invalidé mardi l'arrestation de la capitaine au motif qu'elle avait agi pour sauver des vies mais elle est toujours visée par deux enquêtes, pour résistance à un officier et pour aide à l'immigration clandestine.

L'Alex a été rejoint samedi par un navire de l'ONG allemande Sea-Eye, l'Alan Kurdi (du nom du petit Syrien retrouvé noyé en Turquie en 2015), transportant 65 migrants, mais qui n'était pas entré dans les eaux territoriales italiennes en fin d'après-midi. "Nous attendons dans les eaux internationales au large de Lampedusa", a tweeté l'ONG.

Selon Sea-Eye, les 64 hommes et une femme ont été secourus à bord d'un canot surchargé sans provisions d'eau suffisantes, ni téléphone satellitaire ou instrument d'aide à la navigation.

Un décret-loi adopté en juin prévoit des amendes jusqu'à 50.000 euros contre le capitaine, le propriétaire et l'armateur d'un navire qui entrerait sans autorisation dans les eaux italiennes.

La fermeture des ports est approuvée par 59% des Italiens, selon un sondage samedi du quotidien Corriere della Sera.

Réformer Dublin

Pour l'Alex, M. Salvini, qui accuse les ONG d'aider les passeurs, avait conclu avec Malte un accord pour faire débarquer les migrants en échange du transfert vers l'Italie d'un nombre équivalent de migrants accueillis précédemment à Malte.

Mais Mediterranea a estimé que son voilier ne pouvait transporter jusqu'à Malte les migrants encore à bord après le débarquement vendredi à Lampedusa des 13 les plus vulnérables (femmes enceintes, familles) parmi les 54 recueillis en mer.

Avant l'accostage de l'Alex, des photographies montraient les dizaines de migrants attendant sur le pont du voilier et tentant de se protéger du soleil sous des couvertures de survie.

"Dans ces conditions, il est impossible d'envisager 15 heures de navigation", avait tweeté Allesandra Sciurba de Mediterranea, soulignant que "tous les mineurs non accompagnés sont toujours à bord, y compris l'un âgé de 11 ans".

Le ministre allemand de l'Intérieur Horst Seehofer a tweeté que l'Allemagne était prête à accueillir certains migrants "dans le cadre d'une solution européenne de solidarité".

Plus de 30.000 personnes ont manifesté samedi dans une centaine de villes d'Allemagne en signe de solidarité avec la capitaine allemande du Sea-Watch et pour réclamer une prise en charge des migrants sauvés en Méditerranée.

Dans un message lu aux manifestants à Berlin, Carola Rackete, qui se trouve toujours en Italie, a déclaré avoir été "contrainte à agir" par "l'irresponsabilité des États européens".

M. Salvini a réitéré samedi à Milan son appel à réformer le règlement de Dublin qui confie l'examen de la demande d'asile au pays d'entrée dans l'Union européenne, estimant qu'il fait peser un fardeau injuste sur l'Italie.

D'après le ministère de l'Intérieur, 191 migrants sont arrivés par mer la semaine passée.

Selon les ONG, mais aussi l'ONU et même une déclaration récente du ministre italien des Affaires étrangères, Enzo Moavero, les droits des migrants ne sont pas garantis en Libye, où beaucoup sont soumis à des abus et tortures. Cette semaine, un bombardement a tué 53 d'entre eux près de Tripoli.

Lundi, une embarcation transportant 86 personnes partie de la ville libyenne de Zouara a fait naufrage au large de la Tunisie. Hormis trois survivants, les autres sont tous morts ou disparus.

burs-cjo/cls/mct

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