Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 621.73 PTS
+0.08 %
5 611.00
-0.02 %
SBF 120 PTS
4 460.35
+0. %
DAX PTS
13 873.28
+0.18 %
Dow Jones PTS
30 814.26
-0.57 %
12 803.93
+0. %
1.212
+0.41 %

Italie: Giuseppe Conte à la manoeuvre pour sauver son gouvernement

| AFP | 193 | 1 par 2 internautes
Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte lors de sa conférence de presse sur le bilan de l'année, le 30 décembre 2020 à Rome
Le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte lors de sa conférence de presse sur le bilan de l'année, le 30 décembre 2020 à Rome ( Andrew MEDICHINI / POOL/AFP/Archives )

Le président du Conseil italien Giuseppe Conte était à la manœuvre jeudi pour tenter de sauver son gouvernement, privé de majorité au Parlement au lendemain de la décision de Matteo Renzi de retirer son parti de la coalition au pouvoir.

M. Conte s'est rendu dans l'après-midi au palais du Quirinal pour s'entretenir avec le président de la République Sergio Mattarella, figure très respectée en Italie et arbitre en cas de crise gouvernementale. Selon un communiqué de la présidence publié à l'issue de cette rencontre, le Premier ministre a "exprimé sa volonté de présenter devant le parlement les clarifications politiques nécessaires".

Dans la matinée, sénateurs et députés avaient d'ailleurs suspendu leurs travaux et demandé à M. Conte de venir s'expliquer au Parlement sur la manière dont il entend sortir de cette crise politique. Le chef du gouvernement devra de toute manière tôt ou tard s'assurer qu'une majorité est encore prête à soutenir l'exécutif après le lâchage d'Italia Viva (IV), le parti de M. Renzi.

Ce départ lui fait théoriquement perdre la majorité au Sénat, mais selon les médias italiens un certain nombre de sénateurs seraient prêts à rallier le gouvernement actuel, alors que le pays affronte la pandémie qui a déjà fait plus de 80.000 morts, doublée d'une crise économique marquée par la plus grave récession depuis l'après-guerre.

Matteo Renzi lors d'une conférence de presse à Rome, le 13 janvier 2021, en compagnie de la ministre de l'Agriculture démissionnaire Teresa Bellanova
Matteo Renzi lors d'une conférence de presse à Rome, le 13 janvier 2021, en compagnie de la ministre de l'Agriculture démissionnaire Teresa Bellanova ( Alberto PIZZOLI / POOL/AFP )

Ce serait d'ailleurs la piste privilégiée par le Parti démocrate (PD, centre gauche), poids lourd de la coalition avec le Mouvement 5 Etoiles (M5S). Le ministre de l'Economie Roberto Gualtieri, membre du PD qui est aussi l'ancienne formation de M. Renzi, a estimé jeudi que "l'ouverture d'une crise gouvernementale en pleine pandémie (...) est un acte d'irresponsabilité sans précédent".

Le ministre aura d'ailleurs la tâche délicate d'expliquer la crise italienne à ses interlocuteurs européens lundi lors d'une sommet de l'Eurogroupe. Selon une source européenne à Bruxelles, "la vie dans les sociétés démocratiques est compliquée et en Italie encore plus que dans d'autres pays (...) Je me rassure avec le fait que qu'à la fin l'Italie semble toujours réussir à trouver des solutions à ces problèmes".

Prendre son temps?

"D'après ce que je comprends la situation n'est pas aussi dramatique qu'elle n'en a l'air", a conclu ce responsable à propos de la crise en cours dans la troisième économie de la zone euro.

Selon Il Corriere della Sera, l'un des principaux journaux italiens, l'idée de M. Conte serait d'abord de "prendre son temps pour le bien de l'Italie" et de faire adopter les principales mesures de soutien à l'économie avant de présenter formellement sa démission au président de la République, qui pourrait aussitôt lui donner un mandat pour former un nouveau gouvernement.

M. Conte "veut prendre son temps, en mettant la crise entre parenthèse pendant quelques jours, peut-être jusqu'au 20 janvier, de manière à assurer le vote" et l'adoption de plusieurs mesures économiques importantes, estime aussi La Repubblica, le grand quotidien proche de la gauche.

La ministre de la Famille démissionnaire Elena Bonetti, lors d'une conférence de presse avec Matteo Renzi, le 13 janvier 2021 à Rome
La ministre de la Famille démissionnaire Elena Bonetti, lors d'une conférence de presse avec Matteo Renzi, le 13 janvier 2021 à Rome ( Alberto PIZZOLI / POOL/AFP )

Plusieurs options sont désormais sur la table face à M. Conte. Un nouveau gouvernement Conte, avec la même majorité composée principalement du M5S et du PD avec le soutien d'Italia Viva, reste théoriquement possible mais très improbable après la vigueur des attaques de Matteo Renzi.

Autre issue possible, celle privilégiée par le PD: un gouvernement Conte avec une majorité différente incluant quelques élus indépendants ou de l'opposition qui permettraient de compenser le départ des troupes de Renzi.

Il reste enfin le scénario excluant M. Conte, l'actuelle majorité choisissant un nouveau président du Conseil, ou encore celui d'élections anticipées, réclamées par l'extrême droite de Matteo Salvini, même si l'organisation d'un scrutin reste le choix le moins probable en pleine pandémie.

Jeudi soir, l'ancien Premier ministre Silvio Berlusconi, président de Forza Italia (droite), doit s'entretenir par téléphone avec Matteo Salvini pour faire le point et se mettre d'accord sur une stratégie commune. Silvio Berlusconi, 84 ans, est actuellement hospitalisé à Monaco pour des problèmes d'arythmie cardiaque.

 ■

Copyright © 2021 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
2 avis
Note moyenne : 1
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

UNE OFFRE EXCLUSIVE EN FRANCE AVEC

Grâce à un partenariat exclusif en France avec Morgan Stanley, Bourse Direct propose, à ses clients et en exclusivité, la plus large gamme de produits de bourse jamais présentée jusqu'ici sur le marché français.

» Découvrir

PRODUITS A EFFET DE LEVIER PRESENTANT UN RISQUE DE PERTE EN CAPITAL EN COURS DE VIE ET A L'ECHEANCE.
Produits à destination d'investisseurs avertis disposant des connaissances et de l'expérience nécessaires pour évaluer les avantages et les risques. Consultez la rubrique “facteurs de risques”.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 19/01/2021

Après Carrefour la semaine dernière, Danone s'apprête à faire couler beaucoup d'encre...

Publié le 19/01/2021

La cote américaine est attendue en hausse avant bourse ce mardi

Publié le 19/01/2021

Goldman Sachs, le géant new-yorkais de la banque d'affaires, a affiché des revenus historiques pour son quatrième trimestre...

Publié le 19/01/2021

Deuxième séance de cotations et deuxième séance de forte hausse pour Stellantis qui s'adjuge 5% à 14,1 euros en matinée sur la place parisienne...

Publié le 19/01/2021

AXA a annoncé l’extension de sa stratégie de smart working à l’ensemble de ses entités dans le monde. Cette stratégie vise à développer une organisation du travail hybride, qui combine…

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne