En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 412.09 PTS
+0.16 %
5 410.00
+0.13 %
SBF 120 PTS
4 329.99
-
DAX PTS
12 358.87
-
Dowjones PTS
25 299.92
+0.45 %
7 447.17
+0.00 %
1.134
-0.05 %

Italie: des milliers de manifestants antifascistes à Macerata

| AFP | 283 | Aucun vote sur cette news
Un manifestant tient une banderolle sur laquelle on peut lire
Un manifestant tient une banderolle sur laquelle on peut lire "stop au fascisme et au racisme, arrêtez de jouer avec la vie des migrants", lors d'une manifestation antifasciste à Macerata, en Italie, le 10 févier 2018. ( TIZIANA FABI / AFP )

Des milliers de personnes ont défilé dans le calme samedi à Macerata contre le fascisme, une semaine après la fusillade à caractère raciste ayant fait six blessés dans cette petite ville du centre de l'Italie qui s'était barricadée par crainte de débordements.

D'autres rassemblements plus petits ont eu lieu à travers le pays, comme à Milan, où une manifestante a brandi une pancarte implorant: "Etrangers, ne nous laissez pas seuls avec les fascistes".

A Piacenza (nord), de brèves violences ont éclaté entre plusieurs dizaines de manifestants antifascistes et les forces de l'ordre.

A Macerata où les autorités redoutaient des débordements, les manifestants venus parfois de loin ont défilé sous un froid soleil à l'appel d'associations antifascistes, d'ONG, de syndicats mais aussi de quelques formations politiques de gauche.

Dans le cortège, estimé à 10.000 par la préfecture et à près de 30.000 par les organisateurs, beaucoup ont agité des drapeaux rouges et noirs en chantant des classiques comme "Bella ciao", mais certains avaient aussi apporté des drapeaux italiens.

"S'il y a des chômeurs, c'est la faute du gouvernement, pas des migrants", ont-ils scandé.

Des personnes défilent avec une banderolle où est écrit
Des personnes défilent avec une banderolle où est écrit "personne n'est clandestin" lors d'une manifestation antifasciste, à Macerata en Italie, le 10 février 2018 ( TIZIANA FABI / AFP )

Le maire de Macerata, Romano Carancini (centre-gauche), avait demandé l'annulation de tous les rassemblements pour laisser la ville souffler, mais la préfecture a donné son feu vert vendredi soir pour celui de samedi, à condition que le cortège évite le centre historique.

Par crainte de violences, les écoles sont restées fermées, la messe du samedi soir a été annulée et la plupart des commerces ont fermé à la mi-journée. Le dispositif policier était discret, même si un hélicoptère a longtemps survolé la ville.

Jeudi soir, des heurts avaient éclaté quand plusieurs dizaines de militants du groupuscule d'extrême droite Forza Nuova ont manifesté contre l'immigration et adressé le salut fasciste à la police.

- 'Crève' -

Giuliano Denti, un jardinier de 40 ans venu de Pise avec une centaine de militants antifascistes pour manifester samedi, s'est emporté contre l'incident.

"Nous avons une Constitution antifasciste par excellence et je voudrais que cette Constitution soit défendue et que les lois contre l'apologie du fascisme soient appliquées", a-t-il déclaré.

Des personnes participent à une manifestation antifasciste, une semaine après la fusillade à caractère raciste qui a fait six blessés à Macerata, en Italie, le 10 février 2018
Des personnes participent à une manifestation antifasciste, une semaine après la fusillade à caractère raciste qui a fait six blessés à Macerata, en Italie, le 10 février 2018 ( TIZIANA FABI / AFP )

De nombreux manifestants d'origine africaine ont défilé, des migrants réclamant une régularisation mais aussi des personnes installées en Italie depuis des années et dénonçant un racisme diffus.

"Il est singulier que les palais du pouvoir aient assimilé fascisme et antifascisme, c'est comme ça que l'on donne de l'oxygène au fascisme", a regretté Oladejo Olawale, un Nigérian vivant depuis 35 ans en Italie et candidat d'un parti de gauche à Imola (nord).

"Mes filles de 16 et 19 ans reçoivent des insultes racistes. Nous avons peur", a-t-il ajouté.

"Ma couleur n'est pas un crime", proclamait une petite pancarte brandie par Gennaba Diop, une Sénégalaise de 23 ans qui est née et a grandi à Macerata.

"Il y a beaucoup de tension et de racisme ici, les gens vous regardent bizarrement tout le temps. Ce n'est pas vrai que tout le monde est intégré", a-t-elle déclaré. "L'autre jour, les gens de Forza Nuova m'ont dit +crève+".

Il y a une semaine, Luca Traini, un jeune homme au crâne rasé et aux tatouages d'inspiration fasciste, a tiré sur une dizaine d'Africains à travers la ville, faisant au moins six blessés.

Il a affirmé avoir agi pour venger la mort de Pamela Matropietro, une jeune fille de 18 ans dont le corps a été retrouvé découpé en morceaux, après l'annonce de l'arrestation d'un dealer nigérian soupçonné d'être impliqué dans ce crime.

Deux autres Nigérians ont été arrêtés depuis et le procureur a annoncé samedi que l'enquête était "close" et qu'il s'agissait probablement d'un homicide volontaire, alors que la thèse d'une overdose avait été évoquée.

A trois semaines des élections législatives du 4 mars, ce fait divers et la fusillade raciste ont remis l'immigration au coeur d'une campagne désormais dominée par des discours très à droite.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 15/08/2018

Après deux séances difficiles, le marché parisien est resté plutôt atone, dans le sillage du rebond de  l’Asie et d’un mieux sur la livre turque face au dollar (6,296).

Publié le 15/08/2018

Date : 8/15/2018Sous-jacent : Cac 40 (ISIN : FR0003500008).Warrant : Put 57IEB (ISIN : NL0012953152).Échéance : 16/11/2018Prix d'exercice : 5450,0000Point pivot : 5448,00Notre préférence :…

Publié le 15/08/2018

Royal Bank of Scotland (RBS) va payer une amende de 4,9 milliards de dollars à la justice américaine au titre de ses mauvaises pratiques avant la crise financière. La banque britannique est…

Publié le 15/08/2018

L'Olympique Lyonnais a confirmé le transfert de son jeune attaquant Myziane Maolida à l'OGC Nice pour un montant de 10 millions d'euros auquel pourra s'ajouter un pourcentage significatif de 30% sur…