En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 580.38 PTS
+0.31 %
5 528.00
+0.48 %
SBF 120 PTS
4 415.60
+0.30 %
DAX PTS
12 222.39
+0.57 %
Dowjones PTS
26 559.54
+0.42 %
7 689.72
+0.00 %
1.124
+0.02 %

Israël: Netanyahu évoque l'annexion des colonies en Cisjordanie

| AFP | 201 | Aucun vote sur cette news
Un orthodoxe juif marche devant une affiche électorale du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 1er avril 2019 à Jérusalem
Un orthodoxe juif marche devant une affiche électorale du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 1er avril 2019 à Jérusalem ( THOMAS COEX / AFP/Archives )

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré samedi prévoir l'annexion des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée en cas de réélection à l'issue des élections législatives de la semaine prochaine.

Dans un entretien sur la chaîne de télévision israélienne 12, M. Netanyahu a été interrogé sur le point de savoir s'il avait le projet d'annexer des colonies en Cisjordanie. Il a répondu que c'était bien son intention.

"J'appliquerai la souveraineté (israélienne) sans faire de distinction entre les (plus grands) blocs de colonies et les colonies isolées", a-t-il déclaré.

Les colonies installées sur les territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967 sont illégales au regard du droit international et une grande partie de la communauté internationale voit en elles un obstacle majeur à la paix.

Leur annexion par Israël pourrait sonner le glas de la solution dite à deux Etats, c'est-à-dire la création d'un Etat palestinien qui coexisterait avec Israël.

Appel du pied

A trois jours des législatives de mardi, les propos du Premier ministre israélien semblent être un appel du pied aux électeurs de droite qui ne croient pas en la faisabilité de cette solution.

Le président américain Donald Trump (g) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 25 mars 2019 à la Maison Blanche, à Washington
Le président américain Donald Trump (g) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 25 mars 2019 à la Maison Blanche, à Washington ( Brendan Smialowski / AFP/Archives )

M. Netanyahu avait affirmé vendredi avoir dit au président américain Donald Trump qu'Israël refuserait, dans le cadre d'un futur plan de paix avec les Palestiniens, de faire partir "ne serait-ce qu'une personne" des colonies en Cisjordanie occupée.

"J'ai dit (à Donald Trump) qu'il ne devrait pas y avoir le retrait ne serait-ce que d'une seule colonie" dans ce plan, avait-il dit à la chaîne de télévision israélienne 13.

Il a cependant dit douter que cela serait préconisé par le plan de paix américain qui doit être proposé dans la foulée des législatives.

"Et si (le plan propose le retrait des colonies), alors Israël n'y souscrira pas", avait-il prévenu.

Plus de 400.000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie occupée, tandis que 200.000 autres habitent à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé et annexé par Israël.

Plateau du Golan
Plateau du Golan ( AFP / AFP/Archives )

"Le maintien du contrôle (israélien) sur tout le territoire à l'ouest du (fleuve) Jourdain" est une autre condition israélienne avant la mise en place de tout plan de paix initié par les Américains, selon M. Netanyahu.

M. Netanyahu se targue régulièrement d'être proche du président Trump, tandis que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a coupé ses relations avec Washington après la reconnaissance américaine fin 2017 de Jérusalem comme capitale d'Israël.

Les Palestiniens accusent l'administration Trump de pencher en faveur d'Israël, ce qui discrédite selon eux les Etats-Unis dans leur rôle historique de médiateur.

Les efforts pour une paix israélo-palestinienne sont à l'arrêt depuis l'échec de l'administration Obama en 2014.

Donald Trump s'est montré samedi prudent sur l'issue des élections législatives israéliennes, prévoyant un scrutin "serré" entre Benjamin Netanyahu et son principal concurrent, Benny Gantz.

Benny Gantz, principal concurrent de Benjamin Netanyahu aux élections législatives israéliennes, le 6 avril 2019 à Rosh Haayin (Israël)
Benny Gantz, principal concurrent de Benjamin Netanyahu aux élections législatives israéliennes, le 6 avril 2019 à Rosh Haayin (Israël) ( JACK GUEZ / AFP )

"Au fait, qui va gagner la course ? Je ne sais pas", a lancé M. Trump lors de la convention annuelle de la Republican Jewish Coalition à Las Vegas. "Ça va être serré, je pense que ça va être serré", a-t-il ajouté. "Deux hommes bien, deux hommes bien", a-t-il poursuivi.

Mais il a rappelé qu'il était aux côtés de M. Netanyahu à la Maison Blanche le 25 mars "pour reconnaître la souveraineté d'Israël" sur la partie du Golan syrien occupée par l'Etat hébreu.

Cette reconnaissance a été perçue comme un coup de pouce de Donald Trump pour "Bibi" - le surnom de M. Netanyahu - dans la perspective des élections israéliennes.

Les derniers sondages autorisés avant les législatives placent les listes de Benjamin Netanyahu et de Benny Gantz, à la tête de la mouvance centriste Bleu-blanc, au coude à coude. Ils confèrent cependant l'avantage au Premier ministre sortant pour former le prochain gouvernement.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/04/2019

Pour l'exercice 2018, Wedia affiche un chiffre d'affaires consolidé de 10,8 ME, en hausse de 16% par rapport à l'exercice 2017, soit 9,3 ME...

Publié le 18/04/2019

Les revenus locatifs de Carmila pour les 3 premiers mois de l'année 2019 s'élèvent à 89,2 millions d'euros, contre 82,1 millions d'euros en 2018 sur...

Publié le 18/04/2019

Implanet affiche pour l'exercice 2018 une perte nette de 5,55 ME, contre 6,61 ME un an auparavant...

Publié le 18/04/2019

L'assemblée générale des actionnaires de CNP Assurances qui s'est réunie le 18 avril 2019 à Paris a approuvé les comptes sociaux et consolidés de...

Publié le 18/04/2019

Accor a fait le point sur son activité du premier trimestre 2019. Ainsi, le groupe hôtelier a réalisé un chiffre d'affaires de 987 millions d’euros sur la période, en progression de 34,2% en…