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Israël: le sort du gouvernement de Netanyahu en suspens

| AFP | 191 | Aucun vote sur cette news
Le ministre israélien de l'Education Naftali Bennett parle à la presse à Ramat Gan, le 15 novembre 2018
Le ministre israélien de l'Education Naftali Bennett parle à la presse à Ramat Gan, le 15 novembre 2018 ( Menahem KAHANA / AFP )

L'incertitude demeure totale sur la survie du gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu deux jours après la démission de son ministre de la Défense opposé au cessez-le-feu avec les groupes palestiniens de Gaza.

Une rencontre entre le Premier ministre et son ministre de l'Education Naftali Bennett prévue vendredi selon la presse pourrait trancher le sort du gouvernement considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël.

M. Netanyahu, qui ne dispose plus que d'une voix de majorité parlementaire depuis la démission de son ministre de la Défense, doit décider s'il accède aux exigences du parti nationaliste religieux de M. Bennett, le Foyer juif: soit M. Bennett hérite du portefeuille disponible, soit c'en est fini de la coalition.

Les commentateurs ne donnent pas cher de la coalition, pour différentes raisons.

D'abord, il faudrait à M. Netanyahu surmonter beaucoup de réticence pour offrir un tel marchepied potentiel à un homme qui ne dissimule pas ses ambitions et auquel il voue une aversion notoire. Le quotidien Israel Hayom, soutien de longue date de M. Netanyahu, n'exclut cependant pas une telle hypothèse.

Mais deux autres ministres partenaires indispensables de la coalition, Moshe Kahlon (Finances) et Arieh Deri (Intérieur), réduisent les marges de manoeuvre. Ils ont pressé jeudi M. Netanyahu de provoquer des élections anticipées le plus tôt possible et ne pas nommer M. Bennett à la Défense, a rapporté la presse.

Pour M. Netanyahu, tout semble tenir au calendrier, dont il entend rester maître.

- Crucial agenda -

Le Premier ministre fait face à un choix difficile depuis qu'Avigdor Lieberman a claqué la porte de la Défense mercredi, au lendemain du cessez-le-feu conclu indirectement par Israël avec le mouvement islamiste Hamas et ses alliés dans la bande de Gaza.

La trêve a éloigné, au moins provisoirement, le spectre d'un quatrième conflit en dix ans dans l'enclave palestinienne coincée entre Israël, Egypte et Méditerranée.

Des Israéliens manifestent contre un récent cessez-le-feu avec le Hamas palestinien dans la bande de Gaza, à Tel-Aviv, le 15 novembre 2018
Des Israéliens manifestent contre un récent cessez-le-feu avec le Hamas palestinien dans la bande de Gaza, à Tel-Aviv, le 15 novembre 2018 ( MENAHEM KAHANA / AFP )

M. Lieberman, partisan de la manière forte contre le Hamas au pouvoir à Gaza, a dénoncé une "capitulation devant le terrorisme" et appelé à des législatives "le plus tôt possible".

L'échéance est normalement fixée à novembre 2019, mais depuis des mois flotte dans l'air un parfum d'élections anticipées, savamment entretenu jusqu'à récemment par M. Netanyahu lui-même avant qu'il ne semble se raviser.

M. Netanyahu a l'autorité de dissoudre le Parlement, auquel cas les Israéliens doivent être appelés aux urnes sous 90 jours.

La perspective de conduire les affaires avec une majorité minimale et difficilement contrôlable n'a rien d'attrayant pour lui. Mais il doit soupeser ce risque et celui d'un contexte électoral défavorable.

M. Netanyahu voudrait mettre le plus de distance possible entre les "évènements embarrassants" de la semaine écoulée à Gaza et des élections, raison pour laquelle il pourrait faire au moins temporairement M. Bennett ministre de la Défense, conjecture Israel Hayom.

- Manifestations à Gaza -

Le cessez-le-feu semble avoir écorné son image de meilleur garant de la sécurité d'Israël, en particulier auprès des habitants de la périphérie de Gaza, chez lesquels se comptent de nombreux électeurs du Likoud, son parti, et qui en veulent au gouvernement de les laisser à la merci des prochaines salves palestiniennes.

Plusieurs centaines d'entre eux ont manifesté jeudi soir à Tel-Aviv. Un sondage publié vendredi dans le quotidien Maariv indique que 70% des personnes interrogées sont mécontentes de la réponse de M. Netanyahu aux centaines de roquettes et obus de mortier tirés de Gaza lundi et mardi. Egalement gênant pour "Monsieur sécurité": 50% d'entre eux pensent que c'est le Hamas qui a remporté la plus grave confrontation armée avec Israël depuis 2014.

Après des mois de tensions, les Gazaouis sont à nouveau appelés à manifester le long de la frontière ce vendredi, comme tous les précédents depuis le 30 mars.

Ces manifestations ont presque toujours donné lieu à des violences plus ou moins contrôlées qui ont largement contribué au bilan humain des derniers mois: plus de 230 morts palestiniens sous les tirs israéliens. Deux soldats israéliens ont été tués.

Cette journée mettra à l'épreuve la trêve fragile respectée depuis mardi soir.

Le Hamas a fait la démonstration ces derniers mois qu'il contrôlait grandement l'intensité de la protestation. Il appelle de nouveau à manifester, mais sans violence, et à distance des snipers israéliens postés sur la frontière, ont dit à l'AFP des responsables de sécurité sous le couvert de l'anonymat.

L'Egypte continue à jouer un rôle primordial dans les efforts en vue d'une trêve durable entre le Hamas et Israël. Or une délégation du Renseignement égyptien est arrivée jeudi soir à Gaza et suivra attentivement le déroulement de la journée.

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