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Opération israélienne à la frontière libanaise contre des tunnels du Hezbollah

| AFP | 373 | 4 par 1 internautes
La Force de l'ONU au Liban (Finul) patrouille près de la frontière avec Israël, à Kfar Kila (Liban), le 4 décembre 2018
La Force de l'ONU au Liban (Finul) patrouille près de la frontière avec Israël, à Kfar Kila (Liban), le 4 décembre 2018 ( Mahmoud ZAYYAT / AFP )

Israël a annoncé avoir lancé mardi une opération pour détruire des tunnels souterrains du Hezbollah détectés de son côté de la frontière avec le Liban, au risque d'aviver les tensions avec ce mouvement soutenu par l'Iran.

L'opération baptisée "Bouclier du nord", annoncée de manière inattendue au lendemain d'un entretien surprise entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo à Bruxelles, est le dernier épisode en date de la confrontation avec le Hezbollah, l'une des bêtes noires de l'Etat hébreu, de part et d'autre de la frontière libano-israélienne.

Cette confrontation s'était au cours des dernières années largement déroulée sur le sol de la Syrie voisine, mais l'attention israélienne s'est portée avec insistance récemment sur les activités du Hezbollah et de l'Iran au Liban.

Malgré les travaux des engins de chantier israéliens, la situation est restée calme mardi dans un secteur pourtant volatil, ont constaté les journalistes de l'AFP.

Le Hezbollah n'a pas commenté l'opération israélienne. Mais son organe d'information militaire a publié des photos et une vidéo de plus de cinq minutes montrant des mouvements de soldats israéliens de l'autre côté de la frontière, au niveau de Kfar Kila. C'est d'une des maisons de ce village libanais que partait l'un des tunnels, selon Israël.

"Quiconque cherche à s'en prendre à la sécurité d'Israël le paiera cher", a prévenu le Premier ministre israélien. Il a informé lundi soir M. Pompeo, et souligné la nécessité de stopper les "actes d'agression" iraniens dans la région, ont dit ses services dans un communiqué.

La Maison Blanche a dit soutenir "avec force" l'entreprise israélienne, et appelé le Hezbollah à s'abstenir de "toute escalade".

Israël a lancé "Bouclier du nord" pour neutraliser des tunnels détectés sous son sol, a déclaré un porte-parole de l'armée, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus.

Photo d'un bulldozer israélien en action derrière le mur érigé par Israël à la frontière avec le Liban, le 4 décembre 2018, prise depuis les environs du village libanais de Kfar Kila
Photo d'un bulldozer israélien en action derrière le mur érigé par Israël à la frontière avec le Liban, le 4 décembre 2018, prise depuis les environs du village libanais de Kfar Kila ( Ali DIA / AFP )

Il n'a pas spécifié le nombre exact des souterrains, ni précisé comment ni quand les tunnels avaient été découverts, indiquant seulement qu'Israël surveillait de près ces activités depuis au moins fin 2014.

Le tunnel partant de Kafr Kila faisait deux mètres de haut sur deux mètres de large, courait sur 200 mètres, dont 40 en Israël, à environ 25 mètres sous le sol, selon M. Conricus.

Ces tunnels font partie d'un vaste plan élaboré en 2012 par le Hezbollah pour "porter le combat en Israël", a-t-il dit.

Les tunnels, alimentés en électricité, approvisionnés en oxygène et dotés de lignes de communication, devaient servir aux combattants d'élite du Hezbollah à surprendre Israël et à tenter d'enlever des soldats ou à prendre des civils en otages, selon lui.

Cependant, les tunnels n'étaient pas encore opérationnels et ne représentaient pas une "menace immédiate" pour la population du nord d'Israël, a-t-il affirmé.

"Bouclier du nord" durera le temps nécessaire pour avoir l'assurance que tous les souterrains ont été détruits, a-t-il dit. L'opération se déroule seulement du côté israélien, a-t-il précisé.

L'armée a établi une zone militaire fermée dans le secteur concerné, proche de la ville israélienne de Metula, et renforcé sa présence, mais n'a pas mobilisé les soldats de réserve, a dit M. Conricus. Aucune consigne spécifique n'a été délivrée aux civils israéliens, a-t-il ajouté.

La Force de l'ONU au Liban (Finul) a annoncé avoir augmenté ses patrouilles à la frontière. Sa porte-parole, Malene Jensen, a assuré que "la situation dans la zone où opère la Finul reste calme".

La dernière grande confrontation en date remonte à 2006 quand 33 jours de guerre avaient fait 1.200 morts côté libanais, et 160 côté israélien, sans neutraliser le Hezbollah, visé par une vaste offensive après l'enlèvement de deux soldats israéliens.

Elections "irresponsables"

Israël et le Liban demeurent techniquement en état de guerre mais la frontière est restée relativement calme ces dernières années.

L'animosité persistante s'est surtout manifestée en Syrie, où le Hezbollah, comme l'Iran, s'est allié au régime de Bachar al-Assad. Israël a frappé à de multiples reprises des convois d'armes destinés au Hezbollah ainsi que des intérêts iraniens.

Le 17 septembre, lors de l'une de ces opérations israéliennes, des batteries syriennes ont abattu par erreur un avion russe, provoquant la mort des 15 soldats russes à bord. Cet évènement a sévèrement remis en cause la liberté d'action revendiquée par Israël en Syrie.

Depuis, M. Netanyahu a davantage mis l'accent sur les agissements iraniens au Liban en soutien du Hezbollah.

Des véhicules des forces de l'ONU déployées dans le sud du Liban (Finul) circulant sur une route à proximité de la frontière entre le village libanais de Kfar-Kila et le territoire israélien le 4 décembre 2018
Des véhicules des forces de l'ONU déployées dans le sud du Liban (Finul) circulant sur une route à proximité de la frontière entre le village libanais de Kfar-Kila et le territoire israélien le 4 décembre 2018 ( Ali DIA / AFP )

En novembre, il avait justifié son refus de lancer au sud une opération d'ampleur contre le mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza, laissant entendre que d'autres mystérieux impératifs guidaient sa décision.

Le cessez-le-feu conclu avec le Hamas avait conduit à la démission du ministre de la Défense Avigdor Lieberman, et failli causer des législatives anticipées. Provoquer des élections serait "irresponsable" dans une période aussi sensible, avait dit M. Netanyahu.

M. Netanyahu est en outre dans une situation délicate au plan national, la police ayant recommandé dimanche son inculpation dans une troisième affaire de corruption présumée.

Le porte-parole de l'armée a rejeté tout calcul politicien dans le lancement de "Bouclier du nord", assurant que l'opération était en préparation depuis plus d'un an.

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