En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ browserName + ' ' + browserVersion }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 372.31 PTS
-0.34 %
5 374.00
-0.19 %
SBF 120 PTS
4 310.01
-0.31 %
DAX PTS
12 695.16
+0.14 %
Dowjones PTS
24 684.19
-0.06 %
7 287.98
+0.83 %
Nikkei PTS
22 555.43
-

Irma: après la dévastation, Saint-Barth et Saint-Martin confrontés aux risques sanitaires

| AFP | 564 | Aucun vote sur cette news
Des gens font la queue pour une distribution d'eau à Marigot sur la partie française de Saint-Martin, le 15 septembre 2017
Des gens font la queue pour une distribution d'eau à Marigot sur la partie française de Saint-Martin, le 15 septembre 2017 ( Martin BUREAU / AFP )

Dévastées par l'ouragan Irma, les îles de Saint-Martin et Saint-Barth craignent désormais les épidémies liées au manque d'eau et d'hygiène, renforcées par la difficile communication sur place.

Plus d'une semaine après le cyclone de catégorie 5 qui a frappé les deux Iles du Nord et fait 11 morts à Saint-Martin, l'heure est désormais aux précautions sanitaires pour éviter la propagation des maladies, au sein d'une population encore affaiblie et choquée.

"Oui il y a des risques d'épidémies", a reconnu la ministre des Outre-mer Annick Girardin, qui a passé près d'une semaine sur place après l'ouragan. "Il y a une problématique existante sur la question de l'eau contaminée, la question des déchets, la question de l'hygiène tout simplement", a-t-elle souligné.

Des gens font la queue pour une distribution d'eau à Marigot sur la partie française de Saint-Martin, le 15 septembre 2017
Des gens font la queue pour une distribution d'eau à Marigot sur la partie française de Saint-Martin, le 15 septembre 2017 ( Helene Valenzuela / AFP )

"On n'en est pas encore à un signal épidémique, loin de là", a nuancé la ministre de la Santé Agnès Buzyn. "Aujourd'hui, c'est plutôt un risque individuel, c’est-à-dire qu'il faut impérativement que les personnes qui habitent Saint Martin boivent de l'eau potable qui est distribuée en grande quantité", a-t-elle insisté. Elle avait évoqué mercredi, lors de son déplacement sur place avec le chef de l’État, quelques cas d'enfants souffrant de diarrhées.

Selon le gouvernement, 150.000 bouteilles d'eau sont actuellement distribuées par jour aux habitants.

"On s'aperçoit que certains habitants de l'île, dans certains quartiers, n'écoutent pas les consignes sanitaires", a souligné Mme Buzyn.

Pour Mme Girardin, "la problématique aujourd'hui, c'est l'information", sur un territoire où l'électricité n'est pas partout rétablie et où les télécommunications (réseaux téléphoniques, internet, etc.) sont encore défaillantes par endroit, après le passage de l'ouragan.

Des gendarmes préparent une distribution d'eau sur l'aéroport de Grand Case sur l'ile de Saint-Martin, le 14 septembre 2017
Des gendarmes préparent une distribution d'eau sur l'aéroport de Grand Case sur l'ile de Saint-Martin, le 14 septembre 2017 ( Helene Valenzuela / AFP )

"On distribue de l'eau potable sur tout le territoire, mais c'est toujours un peu compliqué, il y a des zones encore qui ne sont pas faciles d'accès, il y a des gens peut-être qu'on n'a pas encore réussi à contacter", a-t-elle expliqué.

- Des déchets et des rats -

Le gouvernement a fait distribuer dans les quartiers des consignes dans les langues parlées à Saint-Martin - français, espagnol, anglais, créole-. Des affiches rappellent par exemple que "seule l'eau en bouteille est propre à la consommation. Si vous n’en disposez pas, faites la bien bouillir avant utilisation ou consommation à des fins alimentaires ou corporelles".

A Saint-Martin, l'eau courante était toujours indisponible vendredi, mais certains habitants se servaient directement dans les réservoirs. L’usine de désalinisation destinée à Saint-Martin, est arrivée vendredi après-midi à Pointe-à-Pitre. La dernière partie de son parcours sera effectuée par barge et elle devrait commencer à fonctionner avant le 25 septembre, selon la préfecture de Guadeloupe.

La production d'eau a pu reprendre à Saint-Barth, pour un volume d'environ 800m3 par jour.

Pour prévenir le plus tôt possible en cas d'épidémie, des médecins épidémiologistes ont réalisé avec les médecins hospitaliers et les médecins libéraux "une fiche qui sera remplie régulièrement avec les patients pour repérer des signaux sur des risques d'épidémie", a indiqué Patrice Richard, directeur de l'Agence régionale de Santé de Guadeloupe.

Un militaire patrouille dans les rues détruites de Marigot, le 13 septembre 2017
Un militaire patrouille dans les rues détruites de Marigot, le 13 septembre 2017 ( Martin BUREAU / AFP/Archives )

L'urgence est aussi de nettoyer l'ile, où la population s'inquiète des déchets qui s'amoncellent et attirent les rats, faute de ramassages des ordures. "Il ne faut pas toucher les déchets", a rappelé Mme Buzyn.

Et dans les quartiers plus populaires, où les enfants n'ont pas pu être évacués par leur famille, faute de moyens, la population craint aussi une prolifération de moustiques, vecteurs de la dengue, du chikungunya ou du zika, là où les eaux stagnent encore après les inondations, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Si on tombe malade il faudra aller en Guadeloupe", estime Natacha, qui habite à Sandy Ground. "Mon fils a de la fièvre peut-être due à un moustique. Il va falloir nettoyer pour éviter qu'il y ait trop de moustiques, sinon il y aura des épidémies. Mais sans eau, c'est compliqué".

Dans certains quartiers, des opérations de démoustication, comme au moment de l'épidémie de zika, avaient commencé dès mercredi, comme dans le quartier de Concordia, a constaté une journaliste de l'AFP.

Malgré un bâtiment en partie détruit, l'hôpital de Saint-Martin est opérationnel et "il y a de quoi hospitaliser les gens dans de très très bonnes conditions", a assuré Mme Buzyn, soulignant que l'établissement était "largement préparé à des maladies tropicales ou liées à la consommation d'eau non potable".

Le délégué interministériel pour la reconstruction de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, Philippe Gustin, a indiqué vendredi que "l’urgence" était de "remettre en état les bâtiments", lors d'un point presse à la préfecture de Basse-Terre, en Guadeloupe, après s'être rendu sur les deux îles.

"Les chiffres, a-t-il annoncé, sont largement revus à la baisse" concernant le taux de destruction à Saint-Martin. "Si 95% des bâtiments sont en effet touchés d’une façon ou d’une autre, on s’oriente plus vers une trentaine de pourcent de bâtiments totalement détruits".

Pour autant, "il n’y a pas encore de recensement complet de tous les dégâts" même si "on avance très vite", a-t-il précisé.

D'autre part, 350 ressortissants français et étrangers, dont des touristes, sinistrés de l'ouragan Irma, devaient s’envoler vendredi soir de Fort-de-France (Martinique) vers Paris, a indiqué la préfecture de Martinique.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 19/06/2018

Gaël Perdriau à la Préfecture de la Loire le 30 mars 2014 ( JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP/Archives )Le maire LR de Saint-Etienne Gaël Perdriau s'est dit mardi "stupéfait" de l’annulation sans…

Publié le 19/06/2018

COMPAGNIE DE SAINT GOBAIN SA : montée des coûts variables (PUT U081S) SAINT GOBAIN vient de marquer de nouveaux plus bas, relançant une tendance baissière naissante.…

Publié le 15/06/2018

Saint-Gobain indique avoir procédé, en date du 15 juin, à l'annulation de 6 millions d'actions auto-détenues achetées sur le marché...

Publié le 15/06/2018

Saint-Gobain a procédé en date du 15 juin 2018 à l’annulation de 6 millions d’actions auto- détenues achetées sur le marché. Le nombre total d’actions composant le capital s’élève…

Publié le 13/06/2018

Des employés de la SNCF assistent les voyageurs le 13 juin 2018 à la gare de Saint-Lazare où le trafic est totalement interrompu ( Alain JOCARD / AFP )La circulation des trains était…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/06/2018

"Nous souhaitions nous rapprocher d'un industriel partageant nos valeurs"...

Publié le 20/06/2018

Communiqué de presse - 20 juin 2018       La société Autolib' conteste vigoureusement les allégations contenues dans le communiqué du Syndicat…

Publié le 20/06/2018

Deux acquisitions dont le montant n'est pas dévoilé...

Publié le 20/06/2018

Les partenaires vont proposer une solution de dosage d'insuline complète s'inscrivant dans le continuum des soins...

Publié le 20/06/2018

A la suite de cette opération, le capital social d'Eiffage s'élève à 392.000.000 euros...