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Iran: l'UE envoie Mogherini à Washington défendre l'accord nucléaire

| AFP | 294 | 5 par 1 internautes
La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, le 16 octobre 2017 à Luxembourg
La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, le 16 octobre 2017 à Luxembourg ( JOHN THYS / AFP )

L'UE, qui veut sauver à tout prix l'accord nucléaire iranien, enverra sa Haute représentante Federica Mogherini à Washington début novembre pour plaider en faveur de ce compromis "crucial pour la sécurité de la région".

Le président américain Donald Trump, qui s'en est violemment pris au régime iranien, a refusé vendredi de "certifier" l'accord conclu en 2015, plaidé pour son durcissement par le Congrès et menacé d'un retrait des Etats-Unis si ses demandes n'étaient pas satisfaites.

S'exprimant solennellement au nom des 28 pays de l'Union européenne, Mme Mogherini a martelé lundi à Luxembourg que l'accord était "mis en oeuvre avec succès" et estimé qu'il "garantit que le programme nucléaire de l'Iran reste exclusivement pacifique".

Aux yeux des Européens, ce nouveau grave différend avec le président américain --après son retrait de l'accord de Paris sur le changement climatique et sa dénonciation d'accords commerciaux-- pourrait avoir des répercussions bien au-delà du Moyen-Orient, en hypothéquant toute chance d'amener un jour la Corée du Nord à la table des négociations sur son programme atomique.

Dans un contexte de tensions maximales autour des activités nucléaires du régime de Kim Jong-Un, "il risque d'être plus difficile d'ouvrir un dialogue ou une médiation avec la Corée du Nord" si l'accord iranien est "menacé ou démantelé" unilatéralement par Washington, a averti Mme Mogherini.

"Il est clair que les situations en Iran et en Corée du Nord sont extrêmement différentes (...) les phases de développement nucléaire sont différentes", a-t-elle reconnu.

- "Impact négatif" -

Mais les ministres des Affaires étrangères de l'UE, réunis au Grand-Duché, "sont clairement inquiets" du fait que le débat américain sur l'accord iranien "pourrait avoir un impact négatif sur la possibilité d'ouvrir des négociations" avec Pyongyang, a-t-elle insisté.

Mme Mogherini devrait plaider ces arguments "début novembre" à Washington où elle rencontrera des responsables parlementaires et de l'administration Trump, alors que le Congrès a deux mois pour réagir au discours du président américain.

Toutes les autres grandes puissances (Russie, Chine, France, Allemagne, Royaume-Uni) signataires de l'accord nucléaire avec l'Iran avaient dès vendredi unanimement pris sa défense.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui mène les inspections sur les sites nucléaires iraniens "n'a jamais constaté le moindre manquement à l'accord" de la part de Téhéran, a rappelé Mme Mogherini, qui a présidé les longues négociations ayant permis d'aboutir à ce compromis historique.

En Europe, les déclarations belliqueuses du locataire de la Maison Blanche donnent des sueurs froides aux chancelleries. Elles "peuvent nous conduire à revenir à une confrontation militaire" entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est alarmé le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel.

"Géographiquement nous sommes très très près de l'Iran, beaucoup plus près que les Etats-Unis", a fait valoir son homologue luxembourgeois Jean Asselborn, "nous avons besoin de ce traité qui interdit aux Iraniens d'avoir la bombe atomique, c'est notre intérêt primordial".

L'UE s'inquiète également pour les entreprises européennes qui ont timidement commencé à revenir en Iran après la levée des sanctions internationales liée à l'accord. Si le Congrès américain réimposait des sanctions, celles-ci risqueraient à coup sûr des poursuites outre-Atlantique.

- Sanctions -

Les essais de missiles balistiques de longue portée par Pyongyang ces derniers mois, et son essai nucléaire début septembre, ont provoqué de graves tensions avec les Etats-Unis, et fait renaître le spectre d'une guerre nucléaire.

La crise --nourrie par l'escalade verbale entre Donald Trump et Kim Jong-Un-- est telle qu'aucun dialogue n'est à ce stade envisagé. Mais les Européens ne veulent pas que cette porte se ferme définitivement.

La Suède, par exemple, a "une présence diplomatique (en Corée du Nord) depuis le milieu des années 70 et je pense qu'ils (le régime, ndlr) nous feront confiance, peut-être, pour faciliter des discussions quand ils seront prêts", a indiqué lundi la chef de la diplomatie suédoise Margot Wallström.

En attendant, l'UE devait afficher lundi sa fermeté en adoptant de nouvelles sanctions contre Pyrongyang, plus fortes que les sanctions de l'ONU déjà en place.

Elles prévoient une interdiction des exportations de pétrole et de tous les investissements en Corée du Nord pour les entreprises de l'UE, ainsi qu'une réduction des mandats d'argent liquide pouvant être envoyés au pays depuis l'UE (à 5.000 euros, contre 15.000 actuellement).

La "liste noire" de l'UE sera rallongée, avec l'ajout de trois personnalités nord-coréennes et de six "entités" (entreprises ou institutions) dont les avoirs sont gelés, selon une source européenne.

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