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Irak: les Kurdes vont voter sur l'indépendance dans un climat de peur

| AFP | 79 | Aucun vote sur cette news
Les Kurdes irakiens vont voter sur leur indépendance dans un climat de forte appréhension, le 25 septembre 2017 à Erbil.
Les Kurdes irakiens vont voter sur leur indépendance dans un climat de forte appréhension, le 25 septembre 2017 à Erbil. ( SAFIN HAMED / AFP )

Les Kurdes irakiens doivent voter lundi sur leur indépendance dans un climat de forte appréhension en raison des menaces de représailles proférées tant en Irak que chez les voisins turcs et iraniens.

A Erbil, dans la capitale du Kurdistan et fief du président Massoud Barzani, qui a initié ce référendum, les drapeaux kurdes sont partout dans les rues, sur des voitures et sur les maisons.

La majorité des gens vont aller voter, mais craignent les conséquences d'un tel scrutin pour la région.

"En fait, nous attendons avec impatience de savoir quelle sera la situation après le 25 septembre, car la majorité des Kurdes voteront pour l'indépendance pour réaliser notre rêve d'avoir un État indépendant", assure Ahmad Souleimane, 30 ans.

"Ce qui nous fait peur, c'est que nos ennemis ont des intentions diaboliques à notre encontre", ajoute-t-il.

Quelque 5,5 millions de Kurdes sont appelés à voter dans les trois gouvernorats qui forment depuis 2003 la région autonome du Kurdistan, mais aussi dans les territoires que se disputent les Kurdes et les autorités de Bagdad, comme la riche province pétrolière de Kirkouk.

"Nous sommes tous pour l’indépendance car nous ne voyons pas l'intérêt de rester au sein de l'Irak, mais nous avons peur des complots ourdis par les pays voisins", confirme Kamaran Mohammad, 27 ans.

"Aujourd'hui, nous voyons les pays voisins mettre de côté leurs différences pour s'allier contre nous", ajoute ce vendeur de vêtements.

Le gouvernement turc a qualifié ce referendum d'"illégitime" et affirmé que la réponse d'Ankara aura des volets "diplomatique, politique sécuritaire et "économique", pendant que l'armée turque intensifiait ses manœuvres à la frontière.

La Turquie, l'Iran et l'Irak ont appelé jeudi dernier les autorités du Kurdistan irakien à annuler le référendum faute de quoi ils envisageront de se concerter sur des mesures de rétorsion.

- Moins d'enthousiasme -

A Erbil, les préparatifs pour le réferendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien, le 24 septembre 2017.
A Erbil, les préparatifs pour le réferendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien, le 24 septembre 2017. ( SAFIN HAMED / AFP/Archives )

A Souleimaniyeh, la seconde ville du Kurdistan contrôlée par l'Union Patriotique du Kurdistan (UPK de l'ancien président irakien Jalal Talabani), les rivaux de Massoud Barzani, l’enthousiasme est moins grand en faveur de la consultation.

Hama Rachid Hassan, 51 ans, est venu dans un centre de vote pour s'assurer que son nom figure bien sur la liste électorale car "depuis tout petit je rêve du jour où notre drapeau apparaîtra au Nations-unies". Mais d'autres qui partagent ce rêve sont moins emballés quant au moment choisi pour le faire et craignent les conséquences.

"Demain, je voterai +non+ car j'ai peur d'un embargo sur la région, d'une guerre civile avec (l'organisation paramilitaire majoritairement chiite) Hachd al-Chaabi et de me réveiller pour voir des soldats turcs patrouiller dans la région", explique Kamiran Anouar, un enseignant de 30 ans.

Mais le point le plus sensible reste Kirkouk. Après la ruée samedi sur les produits alimentaires, tout était calme dimanche. Dans les rues, les drapeaux kurdes se mélangeaient à ceux de la célébration chiite d'Achoura, avec les figures des deux imams Hussein et Ali.

L'UPK a proposé samedi à Massoud Barzani de ne pas organiser de scrutin à Kirkouk et dans les régions disputées pour ne pas mettre le feu aux poudres.

La députée Alaa Talabani a affirmé qu'il y aurait dimanche une réunion à Erbil pour retarder le vote à Kirkouk et qu'elle était en relation sur ce sujet avec le Premier ministre kurde Nechirvan Barzani.

Kirkouk, où se côtoient Kurdes, Arabes et Turkmènes, est une zone disputée entre le gouvernement de Bagdad et les Kurdes d'Irak. Ces derniers affirment qu'elle leur revient historiquement, arguant que l'ancien dictateur Saddam Hussein les en a chassés et les a remplacés par des Arabes.

Les menaces se font par ailleurs de plus de plus en plus fortes à l'intérieur de l'Irak contre le référendum.

Le chef des forces paramilitaires du Hachd al-Chaabi, Faleh al-Fayad, a affirmé que "cela coûterait cher à ceux qui ont organisé ce référendum". "C'est une action provocatrice qui va détruire les relations entre Arabes et Kurdes", a-il souligné.

Cette milice très majoritairement chiite a été créée en juin 2014 pour lutter contre le groupe État islamique (EI).

Réaction aussi violente de la part de la milice chiite Asaïb Ahl al-Haq ("Ligue des Vertueux"). Son porte-parole, Mahmoud al Roubaï, a appelé les autorités fédérales à "prendre les mesures légales pour s'opposer à ce projet menaçant la paix civile et la sécurité nationale".

Les Kurdes
Les Kurdes ( Thomas SAINT-CRICQ, Jean Michel CORNU / AFP/Archives )

Washington et de nombreux pays occidentaux appellent aussi à repousser ou annuler le référendum, estimant qu'il entravera la lutte contre l'EI, qui tient encore deux bastions en Irak.

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