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Inquiets après l'annonce de Trump, des touristes américains veulent rentrer d'Europe

| AFP | 454 | 4 par 1 internautes
Des passagers portant des masques de protection se renseignent auprès du personnel à l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle le 12 mars 2020
Des passagers portant des masques de protection se renseignent auprès du personnel à l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle le 12 mars 2020 ( Bertrand GUAY / AFP )

Fin de vacances dans la confusion: de nombreux touristes américains qui craignent d'être bloqués en Europe se sont précipités jeudi dans plusieurs aéroports européens pour rentrer au pays, après l'annonce surprise de Donald Trump d'interdire l'entrée des Etats-Unis aux Européens pour endiguer le coronavirus.

"C'est confirmé, on a des sièges ?", s'enquiert à Roissy auprès de sa mère Kate Mendhan, une Américaine de 22 ans venue passer une semaine de vacances à Paris pendant le "spring break". Cette étudiante en droit devait initialement regagner Minneapolis dimanche, mais elle a avancé son départ à vendredi matin.

Aux yeux de Carole Mendhan, la mère de Kate, "si Donald Trump fait ça, c'est juste pour être réélu" en 2020. "C'est politique, c'est tout", dit-elle à l'AFP, dépitée de raccourcir son voyage sans avoir eu le temps de "voir Versailles".

En cause: l'annonce surprise de Donald Trump d'une suspension pour trente jours de l'entrée aux Etats-Unis des voyageurs ayant récemment séjourné en Europe, afin d'endiguer la pandémie de coronavirus que le président américain a qualifié de "virus étranger".

La mesure entrera en vigueur vendredi à minuit heure de Washington (04H00 GMT samedi).

Elle s'appliquera à toute personne ayant séjourné dans l'espace Schengen au cours des 14 jours précédant leur arrivée prévue aux Etats-Unis, mais fait une exception pour les Américains et les résidents permanents.

Cela a pourtant semé la confusion parmi les touristes américains, dont des dizaines ont afflué quelques heures après l'annonce dans plusieurs aéroports européens.

"C'est un peu décevant. Il y a plusieurs personnes ici pour qui c'est la première visite à Paris, ça va être triste", déplore ainsi Michelle, touriste originaire de Salt Lake City, qui devait séjourner à Paris et Londres.

"Repartir tout de suite"

Files d'attente vides à Roissy après la décision de Trump de suspendre l'entrée aux USA, le 12 mars 2020
Files d'attente vides à Roissy après la décision de Trump de suspendre l'entrée aux USA, le 12 mars 2020 ( Bertrand GUAY / AFP )

A l'aéroport londonien d'Heathrow, de longues files d'attente s'étaient formées devant les comptoirs des compagnies American Airlines, Virgin et Delta - qui ont toutes plusieurs vols par jour en direction de villes américaines.

"On vient de sortir de l'avion et on va repartir tout de suite, c'est pas croyable !", lance Tiara Streng, 29 ans, originaire du Colorado, qui fait la queue pour réserver un vol avec trois amis. "C'est vraiment ridicule", peste-t-elle à propos de l'annonce de Trump.

Son groupe d'amis a voyagé depuis le Colorado dans la nuit pour un séjour de dix jours en Europe, notamment une excursion en Irlande à l'occasion de la Saint Patrick et qui a été annulée.

"On a reçu tous ces messages seulement lorsqu'on a atterri...", témoigne une autre touriste, Brooke Ward, 32 ans. "On s'est demandés si on devait rester. Evidemment, on n'a aucune envie de repartir, mais on s'est dit que c'était préférable...".

Son compagnon de voyage Deepi, 28 ans, ajoute: "notre famille, British airways, en fait tout le monde nous a conseillé de rentrer; ils disent que c'est mieux", soulignant qu'il craignait aussi que les Etats-Unis "annoncent demain qu'il faut qu'on rentre tous à la maison".

"Le plus vite possible"

"Nos employeurs nous ont déjà dit que l'on devrait être en quarantaine en rentrant", confie Streng, qui voyage avec ses amis Brooke et Deepi. Ils travaillent tous les trois dans un hôpital.

Ils espèrent que la compagnie British Airways échangera leurs billets sans frais.

A l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol, des passagers tentaient aussi jeudi de trouver un vol pour les Etats-Unis - certains portant des masques -, faisant notamment la queue devant le comptoir de la compagnie néerlandaise KLM.

"Je devais aller voir ma famille à New York lundi, mais maintenant, je ne sais pas ce que je vais faire...", lâche Morena, 30 ans, qui vit à Rotterdam.

De son côté, Tristan Jensen, 20 ans, originaire de Detroit, explique qu'il essaie de "rentrer chez lui "le plus vite possible". "Nous devions rester (aux Pays-Bas, NDLR) jusque dimanche, mais il nous faut rentrer".

A Roissy Charles-de-Gaulle, la fréquentation a déjà chuté à environ 100.000 passagers contre 200.000 à 260.000 habituellement, selon une source aéroportuaire. L'annonce de Trump impacte en particulier quatre compagnies aériennes: Delta, American Airlines, Air France et Norwegian, a précisé cette source.

Plus de 20.000 personnes ont été contaminées par le coronavirus en Europe, et 930 en sont mortes, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mercredi à 17H00 GMT.

Les Etats-Unis sont aussi touchés avec plus de 900 cas recensés et au moins 28 morts.

Des touristes français, qui devaient se rendre prochainement aux Etats-Unis, se renseignaient aussi à Roissy, décontenancés. "On avait prévu de partir sur New York et voilà (...) On va se renseigner là pour avoir plus d'informations", lance Didier, touriste français, dont le fils étudie à New York.

"Le monde ne va pas s'arrêter de tourner à cause d'une maladie", soupire de son côté à Roissy Melvin Taylor, guitariste de blues renommé qui se produit régulièrement en Europe. Assis face à un tableau d'affichage des vols, guitare à ses pieds, il attend des amis de Chicago. Lui-même a prévu de rester en France jusqu'au 29 mars.

"On ne va pas changer nos plans", assure-t-il, estimant que Donald Trump fait "semblant d'agir" mais qu'il n'a pas de réelle stratégie. Un de ses amis, également musicien, ironise: "Qu'est ce qui peut se passer ? Rester en France ? C'est bien la pire chose qui puisse nous arriver !".

fan-we-jj-jhe-ac-lp/fz/avz

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