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Infanticide de Berck: peine plus clémente en appel pour Fabienne Kabou

| AFP | 170 | Aucun vote sur cette news
Croquis d'audience représentant Fabienne Kabou, le 20 juin 2016 à Saint-Omer dans le Pas-de-Calais
Croquis d'audience représentant Fabienne Kabou, le 20 juin 2016 à Saint-Omer dans le Pas-de-Calais ( BENOIT PEYRUCQ / AFP/Archives )

Fabienne Kabou a été condamnée vendredi en appel par la cour d'assises du Nord à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir assassiné sa fille en l'abandonnant à marée montante sur une plage de Berck (Pas-de-Calais), une peine allégée par rapport à celle prononcée en première instance.

Le verdict rendu par la cour, qui a retenu l'altération du discernement, a été assorti d'un suivi socio-judiciaire de huit ans avec injonction de soins. En juin 2016, Kabou avait été condamnée à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises du Pas-de-Calais.

Son avocate, Fabienne Roy-Nansion, a souligné une "merveilleuse victoire" et s'est dite "très émue".

"C'est un combat de quatre ans pour tenter de faire comprendre que cette femme est malade et qu'elle doit être soignée davantage que d'être enfermée. C'est une décision humaine qui retient l'élément essentiel: l’altération", a-t-elle affirmé devant la presse.

C'est une décision "beaucoup plus humaine qu'en première instance, cinq années d'emprisonnement c'est très long et c'est évident que les jurés ont considéré que cette altération du discernement devait peser sur le quantum de la peine", a estimé de son côté Jean-Philippe Broyart, avocat de l'association Enfance et Partage, partie civile.

Selon ses aveux, Fabienne Kabou, 40 ans, s'était rendue le 19 novembre 2013 de son domicile de Saint-Mandé, en région parisienne, à Berck-sur-mer dans le but de noyer la petite Adélaïde âgée de 15 mois - qui n'aura pas eu d'existence légale, faute d'avoir été inscrite à l'état civil.

- 'Fil du rasoir de l'abolition' -

La responsabilité pénale de l'accusée, une personnalité jugée par tous comme "très intelligente" mais aussi "déroutante", a été, comme en première instance, au centre de ce nouveau procès qui a débuté vendredi dernier. Ainsi, les experts se sont succédé à la barre pour tenter d'éclairer la cour sur sa personnalité.

Si tous ont retenu l'altération du discernement au moment des faits, des psychiatres ont estimé que Fabienne Kabou était "malade mentale", alors que des psychologues ont affirmé qu'il n'y avait chez elle qu'une "structure névrotique".

Mais la défense a répété tout au long du procès qu'il n'y avait pas de doute: Fabienne Kabou, écrouée depuis son interpellation en 2013, est "malade". "Juger c'est comprendre, elle est malade. Trois psychiatres l'ont dit, ils la mettent sur le fil du rasoir de l'abolition du discernement", a ainsi lancé lors de sa plaidoirie Me Frank Berton aux jurés.

Pour tenter d'expliquer son geste, Fabienne Kabou, qui encourait la réclusion criminelle à perpétuité, a affirmé devant la cour avoir été "guidée" par une "énergie malveillante".

"Quelque chose, ou quelqu'un, a agi en moi pour assassiner ma fille. Un peu comme si quelqu'un avait commandité sa mort, par mes mains", a-t-elle expliqué le premier jour. Puis, mercredi, elle s'est défendue en assurant que c'était une "voyante" qui l'a incitée à faire ce "voyage à la mer".

La sorcellerie ? Des explications "de pure opportunité", a balayé l'avocate générale, Pascale Girardon qui avait requis 18 ans de réclusion criminelle.

"On cherche des explications à un geste qui nous paraît incompréhensible, monstrueux, il faut les chercher un peu dans la maladie mentale, mais aussi beaucoup dans son ancrage dans la réalité", avait-elle insisté.

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