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Infanticide de Berck: 18 ans de réclusion requis en appel contre Fabienne Kabou

| AFP | 187 | Aucun vote sur cette news
Croquis d'audience représentant Fabienne Kabou, le 20 juin 2016 à Saint-Omer dans le Pas-de-Calais
Croquis d'audience représentant Fabienne Kabou, le 20 juin 2016 à Saint-Omer dans le Pas-de-Calais ( BENOIT PEYRUCQ / AFP/Archives )

Une peine de 18 années de réclusion a été requise jeudi devant la cour d'assises d'appel du Nord à l'encontre de Fabienne Kabou, accusée d'avoir assassiné sa fille à Berck (Pas-de-Calais) en 2013, mais que sa défense présente comme "malade".

La même peine avait été requise en première instance en juin 2016, et Fabienne Kabou avait été condamnée à 20 années de réclusion criminelle.

"Kabou a déposé sa fille âgée de 15 mois sur une plage de Berck à marée montante, nous sommes le 19 novembre 2013, il est 21h passé, les températures sont proches de 0, cette petite fille est vouée à une mort certaine", a d'abord résumé l'avocate générale, Pascale Girardon, dénonçant le "récit esthétisé" que l'accusée a fait de son "crime".

"Ce qui est reproché à Fabienne Kabou c'est d'avoir donné la mort à +Ada+, mais aussi d'avoir prémédité son geste depuis longtemps (...) Est-ce que le simple fait d'avoir caché sa grossesse, d'avoir privé sa fille d'une existence légale ne présageait pas "déjà" de "cette idée d'une fin rapide, macabre ?", a questionné l'avocate générale dans son réquisitoire de près de deux heures, où elle a aussi réclamé un suivi socio-judiciaire de dix ans.

Ce qui est "sûr" selon elle, c'est que Fabienne Kabou a "préparé les choses": "elle a consulté sur internet les horaires des marées dans une région où il y a de grandes plages de sable et de forts coefficients", avec l'idée que "la mer emporte +Ada+" et qu'on "ne la revoie jamais".

Dans ce procès, "c'est le grand écart entre les explications de Fabienne Kabou et la réalité du dossier, entre l'horreur et la façon déshumanisée dont en parle Fabienne Kabou", a poursuivi la magistrate, notant "des zones d'ombre" dans cette affaire, "mais comme dans la plupart des dossiers criminels".

- 'Malade mentale' -

Pour tenter d'expliquer son geste, Fabienne Kabou, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, a en effet affirmé devant la cour avoir été "guidée" par une "énergie malveillante".

"Quelque chose, ou quelqu'un, a agi en moi pour assassiner ma fille. Un peu comme si quelqu'un avait commandité sa mort, par mes mains", a-t-elle expliqué le premier jour. Puis, mercredi, elle s'est défendue en assurant que c'était une "voyante" qui l'a incitée à faire ce "voyage à la mer".

La sorcellerie ? Des explications "de pure opportunité" balaie l'avocate générale.

"On cherche des explications à un geste qui nous paraît incompréhensible, monstrueux, il faut les chercher un peu dans la maladie mentale, mais aussi beaucoup dans son ancrage dans la réalité", a-t-elle insisté, évoquant la possibilité d'une "vengeance" envers son compagnon Michel Lafon.

Mais pour la défense, Fabienne Kabou est "malade".

"Juger c'est comprendre, elle est malade. Trois psychiatres l'ont dit, ils la mettent sur le fil du rasoir de l'abolition du discernement", a ainsi lancé Me Frank Berton aux jurés.

"Être juré dans une affaire pareille, c'est avoir le courage de voir les choses en face, notamment grâce aux expertises, pour arriver à la juste peine", a-t-il insisté.

Depuis vendredi, les experts se sont succédé à la barre pour tenter d'éclairer la cour sur la personnalité de Fabienne Kabou.

Si tous ont retenu l'altération du discernement au moment des faits, des psychiatres ont estimé que Fabienne Kabou était "malade mentale", alors que des psychologues ont affirmé qu'il n'y avait chez l'accusée qu'une "structure névrotique".

Venus témoigner à la barre, plusieurs enquêteurs ont aussi affirmé qu'il avait été "difficile" de retrouver Fabienne Kabou après le drame vu le "peu d'indices" laissés derrière elle.

"Sa seule erreur" a été de laisser son nom à l’hôtelier qui l'a hébergée la nuit du drame selon l'avocate générale, mais "sans grand risque": "Dans son esprit, la mer allait emporter sa fille, alors qui aurait fait le rapprochement entre Fabienne Kabou et l'enfant échoué ailleurs ? Personne, parce que Fabienne Kabou n'était pas censée avoir d'enfant".

Le verdict doit être rendu vendredi.

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