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"Ils nous ont dit de nous coucher et ont tiré": des rescapés de Casamance racontent

| AFP | 484 | Aucun vote sur cette news
Une personne hospitalisée, le 7 janvier 2018 à Ziguinchor, après une attaque qui a fait 13 morts dans une forêt de Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion depuis 35 ans
Une personne hospitalisée, le 7 janvier 2018 à Ziguinchor, après une attaque qui a fait 13 morts dans une forêt de Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion depuis 35 ans ( SEYLLOU / AFP )

Couché sur un brancard, Ayib Ly se remet de ses blessures au pied et au dos dans un hôpital de Ziguinchor, chef-lieu de la Casamance, dans le sud du Sénégal. Il fait partie des rescapés de la tuerie qui a fait 13 morts et une demi-douzaine de blessés samedi dans une forêt des environs.

"Ils nous ont fait coucher à plat ventre et ont commencé à tirer", a raconté dimanche à l'AFP cet homme de 45 ans, marié à deux femmes et père de deux enfants.

"Trois tirs m'ont atteint au pied et au dos", dit-il à voix basse, torse nu et bandage à la tête.

"Nous étions partis chercher du bois de chauffe. Ils étaient une vingtaine, nous ont fait descendre de nos vélos, nous ont fait asseoir par terre puis enlever nos chaussures. Ca a duré de 07H00 (GMT et locales) à 13H00", ajoute t-il.

Amadou Diallo, un autre rescapé, affirme "avoir été arrêté vers 08H00" dans la même zone, où les hommes armés "détenaient déjà quatre personnes. J'en suis la cinquième. Vingt-et-une personnes ont été arrêtées et conduites plus loin dans la forêt".

Il est blessé à la tête et à la hanche.

Une personne hospitalisée, le 7 janvier 2018 à  Ziguinchor, après une attaque qui a fait 13 morts dans une forêt de Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion depuis 35 ans
Une personne hospitalisée, le 7 janvier 2018 à Ziguinchor, après une attaque qui a fait 13 morts dans une forêt de Casamance, région du sud du Sénégal en proie à une rébellion depuis 35 ans ( SEYLLOU / AFP )

"Ils m'ont d'abord pris mon téléphone portable et nous ont demandé de les suivre dans la forêt. Lors de la fusillade, quelqu'un qui était près de moi n'a pas été atteint par les balles. Nous nous sommes enfuis ensemble pour rejoindre la route", ajoute cet homme de 37 ans, commerçant, marié et père de quatre enfants.

- Blessés 'achevés' -

"Des personnes blessées cherchant à s'enfuir ont été achevées" par les assaillants, poursuit-il. "D'autres ont été sauvées par les sapeurs pompiers, alertés et venus pour les secours, poursuit-il.

"Je connais cinq personnes parmi les (13 morts). Je suis souvent allé dans la brousse. La recherche de bois de chauffe est mon gagne-pain. Je le fais à vélo et chaque chargement me rapporte entre 4.500 francs CFA et 5.000 francs CFA (entre 7 et 8 euros)", poursuit ce jeune homme, qui habite un quartier de Ziguinchor.

De son côté, Ibrahima Dafé, autre rescapé, affirme avoir reçu "deux balles dans le dos". "J'étais le premier à avoir été capturé, vers 06H00", dit-il.

Les assaillants étaient "en uniforme militaire, étaient (munis) de (chaussures militaires de type) rangers ou en plastique" et parlaient en langue locale, a-t-il remarqué.

- 'Gémissements' -

Sur un autre brancard à l'entrée d'une salle de l'hôpital de Ziguinchor, un autre homme également nommé Amadou Diallo, bandages au cou et à la main gauche et au cou, est couché. Il gémit et se retourne sans cesse.

En visite aux blessés, le député-maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, a déclaré à l'AFP que les six blessés, sur sept lors de la fusillade, seraient acheminés dans un hôpital de Dakar pour y recevoir de meilleurs soins.

Selon le gouvernement sénégalais, l'attaque a "occasionné la mort de treize jeunes hommes, dont dix par balle, deux par arme blanche et un brûlé".

Le ministre de l'Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a promis une traque "rude et sans répit" pour arrêter les responsables du massacre, survenu dans une région en proie à une rébellion depuis 35 ans mais qui avait connu une accalmie depuis plusieurs années.

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