En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ browserName + ' ' + browserVersion }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 387.38 PTS
+1.34 %
5 365.50
+0.98 %
SBF 120 PTS
4 318.04
+1.13 %
DAX PTS
12 579.72
+0.54 %
Dowjones PTS
24 580.89
+0.49 %
7 197.51
-0.28 %
Nikkei PTS
22 516.83
-0.78 %

Hôpital psychiatrique de Rouen: accord trouvé après 19 jours de grève de la faim

| AFP | 140 | Aucun vote sur cette news
Le centre hospitalier du Rouvray à Sotteville-les-Rouen, le 29 mai 2018
Le centre hospitalier du Rouvray à Sotteville-les-Rouen, le 29 mai 2018 ( CHARLY TRIBALLEAU / AFP/Archives )

Les grévistes de la faim de l'hôpital psychiatrique de Rouen ont mis fin vendredi à leur mouvement entamé le 21 mai, après avoir obtenu la création de 30 postes.

"Nous avons obtenu la création de 30 postes (...). Nous sommes satisfaits de cet accord. Thomas, gréviste de la faim depuis 19 jours, est parti à l'hôpital. Les trois autres grévistes sont en train de recommencer doucement à s'alimenter", a indiqué vendredi à un correspondant de l'AFP Sébastien Ascoet, délégué syndical CGT.

Interrogé par l'AFP, le service de presse de l'Agence régionale de santé (ARS) a confirmé qu'un accord comprenant la création de 30 postes avait été trouvé.

En début de semaine, trois autres grévistes de la faim avaient été hospitalisés au CHU de Rouen. Ils en sont sortis depuis.

L'hôpital dit du Rouvray, situé à Sotteville-lès-Rouen, dans la banlieue de Rouen, est le troisième hôpital psychiatrique de France en nombre de patients, selon l'ARS. Il a compté jusqu'à sept grévistes de la faim, selon l'intersyndicale.

Cet accord est l'aboutissement d’une session de négociations menée de jeudi à 14h30 à 21h00 puis de vendredi 10h00 jusqu'à la mi-journée.

Une toute première rencontre avait eu lieu mercredi mais elle s'était "très mal déroulée", selon la CFDT.

L'intersyndicale, qui dénonçait via un grève depuis le 22 mars une "surpopulation chronique" dans cet établissement, réclamait jeudi encore la création de 52 postes.

Mais outre la création de 30 postes, 21 en 2018 et 9 au premier semestre de 2019, a précisé la CGT, l'accord prévoit aussi, selon le syndicat, l'ouverture d'une unité pour adolescents "avec les moyens correspondants, c'est-à-dire des créations de postes", ainsi que celle d'une unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA), c'est-à-dire une unité qui prend en charge des personnes incarcérées nécessitant des soins psychiatriques en hospitalisation complète.

Le nombre de postes créés dans ces unités sera défini ultérieurement, a ajouté le syndicaliste.

- "Négociations exigeantes" -

Le protocole d'accord a été voté à l'unanimité lors d'une l'assemblée générale, avec 250 participants, selon la CGT. Sa signature définitive aura lieu la semaine prochaine, selon M. Ascoet.

"Aucun de ces moyens ne sera pris à d'autres hôpitaux de la région", a-t-il aussi précisé.

"Nous avons mené des négociations exigeantes dans un climat apaisé. Mme Gardel a fait preuve d'une réelle écoute de ce qu'est le travail au quotidien au Rouvray", a conclu le syndicaliste.

"Nous sommes surchargés de tâches administratives et les effectifs diminuent", avait dénoncé mercredi Barbara Gresil, infirmière depuis 27 ans au Rouvray, interrogée par l'AFP. "Conséquence, nous sommes de moins en moins disponibles pour nos patients. On devient maltraitants avec eux", avait-elle expliqué.

Selon la CGT plus de 120 personnes ont manifesté vendredi matin encore leur soutien à l'intersyndicale devant l'hôpital où se tenaient les discussions.

Le 24 mai, la direction avait estimé qu'il n'y avait "plus de suroccupation dans l'établissement à la suite d'un ensemble d'actions mises en place le 15 avril". La direction avait notamment annoncé l'embauche de cinq contractuels, un chiffre jugé "ridicule" par les syndicats.

Le nombre d'hospitalisations a augmenté de 8,4% entre 2014 et 2016, selon les données du dernier rapport d'activité de l'établissement. Entre 2014 et 2016, les effectifs en équivalent temps plein n'ont progressé que de 0,5%, passant de 1.941 à 1.951.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/06/2018

L'Assemblée générale fut également l'occasion de détailler les conditions de réalisation du résultat de l'exercice 2017...

Publié le 22/06/2018

Bluelinea a réalisé une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires (DPS), pour un montant de 1,5 million d'euros. Cette augmentation de capital…

Publié le 22/06/2018

Biocorp annonce le lancement d'une augmentation de capital par émission d'actions nouvelles, avec suppression du droit préférentiel de souscription. Le montant cible de l'opération est de 4,5…

Publié le 22/06/2018

Bluelinea annonce la réalisation d'une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription des actionnaires (DPS), pour un...

Publié le 22/06/2018

Nouvelle histoire en cinq épisodes.